Tu te rends compte, Chouchou, Christian, tu sais, mon pote de Lille, il pensait que tu étais scandinave alors que j’avais bien dit que tu venais plutôt de l’est. Je n’ai d’ailleurs pas compris de quel pays, anciennement soviétique, tu étais originaire et en même temps, ça ne me regarde pas vu que tu n’es qu’une vue de mon esprit toujours en ébullition. Tu es mon aide-mémoire, mon pense-bête, mon porte-faix, mon escort-boy, mon secrétaire particulier, mon nouveau confident, mon image mais en mieux, j’en passe et probablement pas de moindres, tu es tout ça mais tu n’es pas scandinave. Tu penses bien, sinon, je t’aurais demandé de me faire découvrir ton pays et ses aurores boréales, je ne serais pas en train d’attendre que la possibilité de partir là-bas se présente à moi, un jour.

J’ai vaguement imaginé que mes (quelques) collègues pourraient me faire un cadeau pour mon départ, le 23 mars prochain (oui, j’avancé la date d’une semaine en posant sournoisement une semaine de congés avant de partir définitivement – il m’en restait sept à prendre, alors une de moins, ça ne se verra pas tant que ça et ils ont de la chance que nous soyons en hiver, sinon, j’en aurais posé plusieurs pour pouvoir partir encore plus tôt !...) ((Ouh qu’elle était longue cette parenthèse ! Si les parenthèses se mettent à devenir aussi importantes que les paragraphes, on se demande où ça va s’arrêter, cette folie des grandeurs !...)) et au lieu qu’ils m’offrent un truc inutile (quel gaspillage, quand on y pense), pourquoi ne pas créer une cagnotte en vue de ce futur voyage ?

Bon, dans l’entreprise, nous ne sommes pas quinze, actuellement dont trois nouveaux, donc, si j’envisage de partir pour 4 000 euros, s’ils sont dix à donner, ça fait 400 euros par personne, je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un doute qui m’habite, là. Donc, si ça se trouve, je vais encore me retrouver avec une valise et un sac de voyage comme quand j’ai quitté Sonepar, en février 2000. Remarque, Chouchou, je les ai toujours, je m’en sers quand même de temps en temps mais bon… Ce qui serait vraiment original, c’est qu’on m’offre le voyage de mes rêves, là-haut, tout en haut, là où les journées sont presque toujours plus courtes que les nuits. C’est pour ça qu’il vaut mieux que tu viennes d’un pays de l’est, Chouchou, ça me coûterait moins cher d’y partir avec toi, je pense.