Ooups, je me relâche, ça n’est pas normal et ça n’est pas très bon signe. Cela veut sans doute dire que je dois vieillir sans trop m’en rendre compte ou alors, une espèce de lassitude car je n’ai pas l’âme particulièrement faite pour lutter contre les moulins à vent, ni après. Je pense que je ne suis pas de taille contre la connerie alors que pourtant, au fond de moi, il y a des dents qui sont prêtes à mordre, des yeux révolver prêts à tirer mentalement dans le tas et des malédictions à envoyer à qui de droit à revendre et même mieux, à céder.

Oui, je dis ça parce que j’ai constaté qu’hier, j’ai oublié de parler des gilets jaunes et des casseurs réunis alors que je m’étais promis de ne rien lâcher, comme ils le disent, eux et autant ils seront restés longtemps à manifester et à tout saccager sur leur passage, autant je les aurais critiqués et même encore après comme je peux critiquer les fondamentalistes islamistes même longtemps après qu’ils aient commis les attentats que l’on sait. Je parle de ceux qui ont le plus secoué la France, quand il y en a eu plusieurs la même année.

En même temps, on peut très bien reconnaître un oubli et le réparer, ce que je vais faire aujourd’hui, puisque le sujet principal de mon billet sera le même : les gilets jaunes et casseurs réunis. Surtout à la veille d’un nouvel épisode de violence attendue. Que vont-ils encore casser, demain, à Bordeaux ? Mon agence bancaire ou celle de Claude ? Trop tard. L’espèce de local qui servait à la gendarmerie pour recruter, avec vitrine, accueil et bureaux ? Trop tard, c’est déjà fait. Et comme ce n’est pas encore réparé, inutile d’en ajouter une couche.

C’est pénible cette chronique des manifestations et de saccages réunis annoncés, cette révolution à date fixe, répétée inlassablement. J’ai faille écrire cette révolution à la petite semaine mais non, parce qu’il n’y a rien de petit dans tout ça, si ce n’est la faculté de penser de ceux qui s’obstinent. Quoiqu’il en soit, mon oublié d’hier serait-il un peu comme une annonce pour un éventuel retour au calme ? Non, je ne crois pas un seul instant à ce que je viens d’écrire. Je ne suis pas dupe. La violence est installée dans le pays et il va nous falloir faire avec, désormais.

Rien ne la justifie, pourtant cette sauvagerie. Et rien ne m’énerve plus, en ce moment, dans les médias ou autour de moi, quand j’entends dire : « Je suis contre la violence mais là, bon, en même temps, leurs revendications sont justes, on ne peut pas ne pas être d’accord avec eux. » Eh bien non, rien, rien de rien, rien ne justifie aucune violence, quelle qu’elle soit. Même les éventuelles causes les plus nobles qui soient. Alors maintenant, ça serait vraiment bien que tout le monde prenne conscience de ça et arrête de jouer avec le feu.