Il y a quatre saisons et ce n’est malheureusement pas divisible par trois. À quoi ça me servirait ? À rien. C’est juste que je préfère les chiffres et les nombres impairs alors quatre saisons, comment voulez-vous que ça me satisfasse ? Je suis un éternel frustré dès qu’on tombe sur un résultat pair. Autant vous dire que même le fait d’être en couple ne me comble pas puisque l’idéal, pour moi, eût été que je sois seul ou que nous puissions être trois. On ne se refait pas et on ne refait pas ceux qui nous entourent non plus, hein ?

Bon, alors, de ces quatre saisons qui ne font rien que me contrarier, pour commencer, il y a l’hiver. Pour moi, c’est bel et bien la première de toutes puisque c’est elle qui débute l’année. En tant qu’enfant de presqu’hiver moi-même, je dois avouer que j’aime bien cette saison qui permet de cocooner et de se reclure chez soi à partir d’une certaine heure. Mais je ne suis pas contre le printemps pour autant. Non, la sève qui monte, les oiseaux qui naissent, les bourgeons qui ont des boutons d’acné juvénile, les jours qui deviennent beaux, tout ça sait bien me séduire aussi. Des deux, hiver et printemps, je n’ai pas de préférence.

Sur l’été, je suis plus partagé. Car si j’aime les siestes sur la terrasse ou lire sur mon fauteuil relax, si j’aime prendre mes repas dehors et voir toutes mes fleurs au mieux de leurs formes et de leurs couleurs, j’aime nettement moins les grandes chaleurs, canicules et plus j’avance, plus tu… Je redoute d’ailleurs ces épisodes assez insupportables dès que le mercure commence à dépasser les 25/27 degrés. Tout ça à cause du réchauffement climatique. Si je suis que je suis contre, ça peut aider à faire baisser les températures ?

Enfin, l’automne. Cette saison dont on dit qu’elle est la plus belle de par ses couleurs chatoyantes ; ses chutes de feuilles mortes qu’on ramasse à la pelle comme celle que deux amoureux se roulent ; ses cimetières éclaboussés de couleurs de tous ces chrysanthèmes déposés à date fixe, une fois l’an ; ces animaux qui se préparent à dormir pour de longs mois… Oui, l’automne est vraiment une belle saison ou mieux, une arrière-saison, un peu comme l’âge de la retraite qui arrive, quand on est encore un peu frais et dispos.

Il me reste à en inventer une cinquième, de saison : l’été indien ? Hmmm, non, c’est déjà pris et bien repris : On ira où tu voudras quand tu voudras et on s’aimera encore… Babadabada… En même temps, on a beau dire que c’est vu et revu, chanté et rechanté, l’été indien, ça sonne vachement bien. Finalement, je crois que je vais quand même le garder même si 5 saisons ça m’en fait une de trop par rapport à mon objectif de fin de semaine. Tant pis, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a même si c’est peu.