Hier, j’ai vécu un dimanche à la campagne. Chez Paul et Fanny. Normalement, j’aurais dû écrire chez Fanny et Paul, afin de mettre Fanny en premier (je la connaissais avant son mari et la galanterie, ce n’est pas grossier, à ce que je sache) mais je trouve qu’à l’oreille, ça sonne mieux de mettre le « et » entre Paul et Fanny que dans l’autre sens. Enfin tout ça, je dis ça, je dis rien, c’est juste parce que j’aime que les choses soient claires, nettes et précises. Tout comme mettre les points sur la gueule des « i » et les horloges biologiques à l’heure d’hiver.

Fanny, je la connais vaguement depuis qu’elle est intervenue chez le patron, à Talence et à Biscarrosse pour lui permettre de vendre plus rapidement ses maisons qui étaient souvent dans leur jus. Elle fait donc du home staging, comme à la télé mais en vrai et sans caméra. Juste avec de la bonne humeur et de la sympathie. Ou juste avec de la sympathie et de la bonne humeur, ça sonne mieux, là encore. Et donc, j’ai eu l’occasion de la rencontrer et c’est le genre de personnes, plutôt rares, qui nous donnent l’impression qu’on les connaît depuis toujours.

Attention, ça ne veut pas dire que c’est une fille facile, non. C’est une nana facile au premier et aux abords suivants. Toujours contente, toujours positive, toujours enthousiaste. Avec elle, il n’y a jamais de problème mais que des solutions et bien souvent, celles qui justement, il fallait trouver. Elle fait son métier par amour et non pas par intérêt. C’est une passionnée et une femme de bon goût. Elle a un défaut, elle est plus grande que tout le monde et on est obligé de se souvenir qu’on est fragile des cervicales, quand on la regarde. D’en bas. Une femme que je ne pourrai jamais prendre de haut.

Son mari, Paul, je l’ai connu lors de notre soirée de crémaillère, le 2 septembre dernier. Après un moment d’adaptation (c’est toujours difficile pour moi d’entrer en contact avec quelqu’un que je ne connais pas surtout si c’est un conjoint ou un membre de la famille…), ensuite, avec lui aussi, tout a été facile. Je suis même allé jusqu’à le prendre par le cou, en arrivant derrière lui, à un moment de la soirée, pour lui faire un bisou dans le cou en lui disant : « Toi, je t’adore ! » Alors que je ne l’avais encore jamais vu, trois heures avant. Bon, je l’ai simplement pris pour ma cousine car j’avais trop bu…

Il l’a bien pris. J’aime les gens qui ont de l’humour. Du coup, ça nous a créé un lien qui restera. Évidemment, nous avons fait rire tout le monde, surtout moi. Mais ça aussi, c’est chouette, quand ça arrive, des petites gaffes, comme ça. Et hier, donc, nous sommes allés déjeuner chez eux, à la campagne. Avec sa mère à lui, France, une femme charmante. Nous avons passé un excellent moment tous les six, tous ensemble. Je leur ai fait un SMS pour les remercier et leur dire que je les adorais. Je suis comme ça, moi. Pas un garçon facile mais quand j’aime, j’aime et je le dis.