Un dimanche, à 6 heures du matin, ai-je des frissons ? Oui mais pas pour les raisons que vous croyez. Je ne suis pas comme ça, moi. Si je suis sensible de la chair de poule, là, c’est uniquement parce qu’il fait un peu frais. Parce que je n’ai aucune autre raison valable pour frémir de la sorte. Il fait frais comme à chaque fois qu’on sort de son lit après une nuit quasi réparatrice (waow ! La grasse matinée que celle d’aujourd’hui ! 6 heures du mat’ !) et il fait frais car nous sommes en automne et jusqu’à preuve du contraire, pour l’instant, l’été indien vaut mieux que deux tu ne l’auras pas.

Mais j’aime ça, moi, les petits matins, les aubes et les aurores. J’aime voir le jour se lever mais uniquement s’il le fait après moi. De nous deux, j’ai tellement l’habitude d’être le premier debout que je ne supporte pas l’idée que les choses s’inversent. Oui, avec l’âge, on s’attache à ses petites routines… J’aime ça, le potron-minet. J’aime ça voir le noir de la nuit virer lentement au clair (les beaux jours) de la journée qui commence. Je regarde le ciel, les éventuels nuages et je me dis que tout va commencer bientôt. Tout va recommencer.  L’éternel retour des choses.

À un coucher de soleil, j’ai toujours préféré les levers du même astre. Je ne renie pas les qualités esthétiques et colorées des occidents mais je préfère, celles, plus objectives et plus douces des orients. Parce qu’ils sont, globalement, toujours une promesse de quelque chose d’un peu nouveau, malgré tout. Alors que les soirs sont toujours pareils. On y attache une notion de déclin. Que voulez-vous, je suis du matin. Je suis né vers 7 heures, en décembre, il y a bien longtemps de cela et je pense que ça m’a conduit à aimer ces horaires-là. Et qui plus est, j’aime le calme exclusif des matins.