Aujourd’hui, je fais une épreuve digne des courses contre la montre. Je parle au présent car la journée n’est pas finie même s’il est tard pour écrire dans mon blog (ils sont 17h30 très précisément, à cet instant clair, net et précis.)

De 3 à 3,5, ce fut le lever, la préparation et la route pour le boulot. De 3,5 à 7, ce fut du travail sans lever la tête, alouette et là, j’ai pu prendre trois minutes pour me faire une boisson chaude, aller faire pipi (à moins que ça n’ait été l’inverse, je ne m’en souviens plus très bien) et j’ai respiré un grand coup. De 7 à 8, j’ai travaillé sur les écarts de stocks et ensuite, j’ai fait une nouvelle pause. Tout aussi méritée que la première.

De 8 à 10, j’ai continué de travaillé tout en buvant une seconde boisson chaude et en allant faire pipi une deuxième fois (peu importe l’ordre, à vrai dire puisque je le sais bien que tout le monde s’en fout…) et de 10 à 11, j’ai ralenti le rythme car il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Enfin, de 11 à 11,5, j’ai classé, rangé et préparé ma sortie. Mes adieux jusqu’au lendemain. Des adieux tous les jours renouvelés, cinq fois par semaine.

De 11,5 à presque 12, trajet du retour et diverses petites choses m’ont occupé. De 12 à 13, déjeuner, discussion et vaisselle. De 13 à 13,5, douche et préparation avant un départ à vélo pour le centre-ville où je suis allé faire deux ou trois choses prévues. De 14 à 14,5 : bibliothèque ; de 14,5 à 15,5 : un peu de secrétariat chez le patron et de 15,5 à 16,5, retour vers chez moi en passant par Homebox où je suis allé chercher un disque dur avec les photos de Sicile en 2011.

De 16,5 à presque 17,5 : cuisine (repas du soir, salade pour demain midi, sandwich pour demain matin et dessert pour le soir) et maintenant, c’est blog et après, peut-être après, peut-être aurai-je le droit de m’allonger un moment. J’allumerai la télé et tant mieux si je m’endors devant. Après, ce sera probablement un peu plus calme mais on n’est jamais sûr de rien.  

Là, il est 18 tout pile et je viens de faire un quart d’heure sur le canapé en fermant les yeux pendant que certains se marient dans la télé devant d’autres couples qui les notent. De quoi s’endormir. C’est ce qui m’est arrivé. Je l’avoue. Je le confesse. Alors, je me suis vite remis debout et j’ai vite repris là où j’en étais resté. Quand je vous le dis…

Quand je vous le dis qu’il y a des jours où ce n’est pas une vie. On court après les aiguilles de la montre du midi. Et là, je rêve d’appuyer sur le bouton pause et de tout arrêter le temps de reprendre mon souffle. Ni plus, ni moins.