Oui, pour commencer, j’ai décidé de passer une commande chez Picard surgelés. Et de me la faire livrer chez moi, dans cette rue qui n’existe pas vraiment et avec laquelle j’ai toutes les misères du monde pour qu’un transporteur la trouve et trouve mon immeuble. Mais ça ne fait rien, je vais quand même me faire déposer 300 kilos de gros glaçons pour me construire une espèce d’igloo… Igloo, igloo, igloo… Il est des nôtres, il a bu son verre comme les au-autres !…

Et les jours de chaleurs obèses, je m’en irai me reclure dans mon igloo, mon home sweet home, mon refuge et ma cabane au Canada. Et j’y serai forcément mieux, forcément bien. Reste à savoir, outre le fait que le livreur ne va peut-être pas trouver la rue facilement, reste à savoir s’il va accepter de monter ces 300 kilos de glaçons énormes jusque sur la terrasse. Après tout, hein, il est bien indiqué la chose suivante, sur le site de la marque : on vous livre au pied de votre congélateur.

Il ne me reste plus qu’à débrancher le mien et le porter jusque sur la terrasse et là, le mec, il ne pourra pas faire autrement que tout me déposer à côté. Et avec un peu de chance, s’il est sympa et serviable, il pourra même me le construire, mon igloo. J’espère seulement qu’il sera blanc mais pas transparent. Parce que l’igloo et les couleurs, ça ne se discute pas. Mais j’aurais quand même dû en parler quand j’ai passé ma commande. Suis-je sot, parfois ? Oui, je trouve aussi.