Pourtant, la journée avait bien commencé, si on ne compte pas le fait que je me suis levé à 3h pétantes, cette nuit, pour aller travailler, hei hi, hei ho, pour aller au boulot. Ça s’est bien passé, globalement, là-bas et je suis rentré à un peu plus de 10 heures chez moi. Là, je me suis dit que compte tenu de la chaleur qu’on nous avait prévue pour l’après-midi, ça ne serait pas idiot que j’aille faire quelques longueurs à la piscine Georges Tissot, à Bacalan, tout près du Pont d’Aquitaine.

Et ma foi, de veau, j’y suis allé. Avec mon bonnet, mes lunettes amphibies (pas toujours) et mon maillot une pièce. Et j’ai nagé. J’ai beaucoup brassé d’eau et j’ai souvent été sur le dos, comme un chien qui aurait aimé qu’on lui gratte le ventre sauf que moi, ce n’était pas pour ça mais pour crawler. Sur le ventre, j’ai plus de mal quand la piscine fait plus de douze mètres. Et pour ce qui sont des papillons, pour l’instant, jusqu’à preuve du contraire, on va oublier, d’accord ?

C’est ma troisième séance à la piscine depuis que je suis inscrit. On ne peut pas dire que je sois particulièrement assidu ni régulier mais bon. Je me souviens que la première fois, j’avais péniblement effectué douze longueurs en faisant plusieurs pauses. La deuxième, j’en ai fait quatorze en faisant que deux pauses. Et aujourd’hui, j’en ai fait 20 de façon consciente (peut-être en ai-je fait 22 mais je ne suis pas sûr de moi alors, on va dire que c’est cadeau) et ce, quasiment sans m’arrêter ou si peu.

C’est vrai ça, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. Tout ce qui est fait n’étant plus à faire, je me suis dit que le plus vite j’aurais terminé, le mieux ce serait et comme toute chose vient à point nommé à qui sait attendre… de fil en aiguille, je suis sorti de l’eau comme une naïade terriblement défraîchie et je suis allé me rincer avant de me changer et de rentrer chez moi, l’esprit apaisé et le corps un peu repu sans avoir mangé. Il était un peu plus de 11h30. Ça n’allait pas tarder, normalement.

Sauf que j’ai fait un crochet dans un magasin pour acheter une bouteille de vin, deux pains aux raisins et une baguette. Arrivé à la maison, je ne sais pas comment je m’y suis pris mais je me suis pris les pieds dedans : au lieu de lâcher le sac en plastique avec les affaires de piscine, j’ai lâché celui des courses et la bouteille s’est écrasée sur le carrelage en trempant la baguette et les deux pains aux raisins de vin rouge. Presque du mijet, quoi, mais par terre. Et j’ai tout nettoyé. Un peu agacé.