Commencé à 8h30, hier matin, le déménagement a pris fin à 22h pétantes, hier soir. Avec 34° à l’ombre et plus de 44° sur la terrasse en plein soleil, vers 17h30, heureusement que ce n’est pas moi qui les ai charriés, tous les cartons et tous les gros meubles. Mais j’ai fait ma part, en portant nombre de colis pas trop lourds, des objets, des sacs… car quand j’ai vu que ça allait prendre plus de temps que prévu, je ne suis pas resté les bras ballants. Mais bon sang, que ce fut long. Long comme un jour sans pain. Et je suis resté seul pendant un bon moment, pendant qu’ils faisaient le deuxième tour, à l’ancien appartement et là, j’ai ouvert des cartons, je les ai déballés, j’ai rangé un peu n’importe comment histoire de dégager au plus vite.

Comme nous avions bloqué la fenêtre avec tout ce qui a été mis devant, dans le bureau, je ne pouvais pas aérer et à force de transpirer, je suis allé faire plusieurs pauses sur la terrasse, où on crevait de chaleur écrasante mais quand j’y retournais, dans la pièce du fond, j’avais alors l’impression qu’il y faisait un peu frais. Pendant quelques dizaines de secondes. J’ai beaucoup bu, beaucoup d’eau, autant que j’ai pu le faire. Autant que mon ventre pouvait l’accepter, une soif difficile à étancher. Mais les choses ont fini par se faire, lentement mais sûrement. Avec très, très peu d’incidents : un verre abîmé du cadre d’une lithographie. Un bout de bois de mon fauteuil de PC, que nous recollerons. Et trois marques noires sur un mur et plafond blancs. On va dire que c’est tout à faire acceptable.  

Ils devaient être cinq, ils n’étaient que trois. Dont un qui a passé son temps avec moi, avec nous, à tout réceptionner de l’ascenseur. Un petit jeune, petit gabarit, qui s’est donné comme je n’aurais pas pu le soupçonner. Déménageur, ce n’est vraiment pas un métier de feignant. D’ailleurs, je me demande s’il y a des cégétistes, dans cette corporation-là… Non, pas de mauvais esprit, pas pendant un deuil national. Respectons tout un chacun et aimons-nous les uns, les autres. Sauf deux catégories : les moucherons et les moustiques. Forcément, sur la terrasse, les moustiques, ça va, ça vient, ça se prépare à piquer. Quant aux moucherons, j’ai dû en ramener de l’ancien appartement, ce n’est pas possible autrement.