C’est vraiment très joli et très agréable, un mois de décembre qui commence sous le soleil alors que se tient à la COP21 au Bourget et que là-bas, le temps est annoncé plus gris comme pour valider le réchauffement climatique, d’un côté, une douceur inhabituelle, dans le sud et de l’autre, de la grisaille comme un baromètre de pollution, dans le nord. Les choses sont décidément bien faites. Si ça se trouve, il y a un bon dieu, derrière tout ça et on ne le sait même pas.

Du coup, ce mois de décembre 2015 qui commence aussi ensoleillé, ici, à Bordeaux, ça fait un bien fou après ce triste mois de novembre et moi, je dis que ça augure une bonne fin d’année. Une année vraiment pas terrible, presque annus horribili mais là, tout d’un coup, les capteurs d’optimistes remontent un peu ça serait bien que ça ne s’arrête pas dès le premier petit souci venu. Après tout, n’a-t-on pas un peu appris, le mois dernier, que parfois, mieux vaudrait relativiser ?

Et donc, cela veut-il dire que je vais moi-même apprécier les fêtes de fin d’année, pour une fois ? Euh, laissez-moi réfléchir avant de vous répondre franchement. D’abord, je vais vous dire que c’est une excellente question et je ne vous remercierai jamais assez de me l’avoir posée. Maintenant, je dois malheureusement vous dire qu’il ne faut pas pousser mémé dans les orties car je veux bien devenir gentil mais pas au point de dire que j’aime bien Noël. Non, quand même pas.

Alors, va-t-on me reprocher, dans mon entourage, celui, resserré, qui me connaît un peu voire bien, alors, ça veut donc dire que tu es décidément incurable et que tu ne changeras jamais d’avis ? Non, je ne changerai jamais d’avis. Pour Noël, en tout cas. Pour le reste, tout est négociable. Mais de toute façon, je n’interdis pas aux autres de fêter Noël avec indécence et de pourrir leurs enfants avec nombre de cadeaux aussitôt cassés voire oubliés dans un coin quand ils ne sont pas revendus.

Non, j’interdis juste qu’on me l’impose. Qu’on me le foute sous le nez en permanence à partir du 5 novembre et jusqu’au 15 janvier. Et n’allez pas me dire que je suis le roi des râleurs, ce n’est pas moi qui ai commencé. Et si vous voulez que je vous montre un râleur, un vrai, pour ceux qui l’achètent ou qui y sont abonnés, allez lire le courrier des lecteurs de Télé Loisirs numéro 1553. Page 7, dans l’a partie « vos coups de gueule », j’en vois qui critique alors que je ne vois même pas pourquoi.