Il y a quelques mois, j’avais estimé le nombre de lentilles vertes dans un paquet de 500 grammes et aujourd’hui, fier de mon coup d’alors, j’ai envie de remettre ça mais avec le riz. Et je vais même aller encore plus loin que pour les lentilles puisque là, je vais même les mesurer.

Partons donc du principe que dans un kilo de riz, on estime qu’il y a 42 600 grains, à condition qu’il n’y en ait aucun de cassé ou d’amputé, qu’ils soient donc tous complets, on peut donc déjà en déduire que le riz non cuit est plus léger que la lentille non cuite. Ce principe de base établi, on peut passer à la suite de mon raisonnement déraisonnable.

Partons ensuite du principe que nous avons choisi un kilo de riz long grain, variété la plus utilisée dans le monde (si j’en crois mes sources) et donc, comme la taille moyenne d’un grain de ce riz-là est entre 7 et 8 millimètres, les 42 600 grains du paquet que nous avons choisi, mis tous bout à bout, mesureraient 319 500 millimètres. 

Considérons que les 319 500 millimètres équivalent à  319.50 mètres. À partir de là, on peut se dire que c’est beaucoup de travail pour vérifier mon hypothèse que de se mettre à genoux et d’installer les 42 600 grains les uns à la suite des autres pour voir si ça fait vraiment la distance estimée. En plus, il faut admettre le fait qu’il n’y aura aucun coup de vent ni aucune personne malveillante qui viendrait marcher sur la ligne blanche continue que je serais en train de construire.

Avec beaucoup de dextérité et un escabeau à la hauteur de mes exigences, je pourrais aussi faire une ligne verticale de mes 42 600 grains de riz et alors, on arrivait à moins de cinq mètres du haut de la Tour Eiffel. Là encore, il faut espérer qu’il n’y ait aucun coup de vent ni aucun drone qui vienne casser ma colonne. Donc, ça voudrait dire qu’il me faudrait ouvrir un deuxième paquet de riz pour atteindre le sommet de la tour. Ou alors, il faudrait qu’il y ait 43 200 grains de riz dans mon paquet et non pas 42 600.

Mais là, on est vraiment dans la supposition la plus improbable. Rien ne garantit ça. Sauf un peu de chance. Mais je crois que ce n’est pas la bonne période pour moi, à ce niveau-là. Je verrai ça quand je serai en retraite. Si j’y arrive un jour. Parce que, au train où vont les choses…