Puisqu’il est désormais quasiment acquis que je ne partirai jamais en pré-retraite et que j’ai donc encore bien les cinq à six ans qui me séparent du troisième âge, celui dans lequel on a du temps pour soi, j’ai décidé que j’allais changer d’autre chose à défaut de changer de vie. Peut-être que c’est plus raisonnable et surtout plus facile à réaliser que de partir avant d’avoir atteint l’âge légal et d’avoir respecté ce que les syndicats ont validé sans tenir compte de mon avis. Qui ne doit pas leur importer beaucoup, ce que je peux comprendre, ils ont leurs propres chats à fouetter. Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés, c’est certainement une de leurs devises que nous ne partageons pas. Que nous ne partagerons jamais. C’est déjà  bien trop tard pour moi. Maintenant, vu ce qui me reste encore à faire, on va dire que c’est bon, j’ai déjà donné.

Je disais donc que j’allais changer des choses dans ma vie à défaut de changer de vie. Et la première des deux, même si je l’ai déjà évoquée dans un précédent billet de ce mois d’octobre, c’est à propos d’un éventuel futur déménagement. Dans ma tête, tout est facile. Je sais ce que je veux et je sais spécialement ce que je ne veux pas ou ce que je ne veux plus. Je ne veux plus être sur une ligne de tram, je l’ai déjà dit. Je ne veux plus avoir une école d’hôtesses d’accueil dans l’immeuble. Je ne veux plus de voisins avec une fenêtre sur cour en angle avec la leur. Je ne veux plus de chambre sur la rue. Je ne veux plus de rue bruyante principalement fréquentée par des jeunes alcooliques qui semblent ne jamais dépasser le stade animal de l’être humain. Je ne veux plus de nuisances. Tout en restant dans l’hyper-centre. Et tout ça, j’aimerais que ça se passe avant la fin 2016. Pour pouvoir voter tranquille aux prochaines présidentielles.

Et la deuxième chose que je vais probablement changer dans ma vie, avant l’été 2016, c’est presque indubitablement ma voiture. Pourtant et malgré le fait que je l’aime beaucoup, ma petite Modus gris Cassiopée qui a le régulateur de vitesse et le Kit Parrot pour écouter de la musique (chose que je ne fais quasiment jamais vu que je mets surtout la radio, quand je conduis) ou téléphoner (chose que je ne fais quasiment jamais non plus car ça use trop vite la batterie de mon téléphone de me mettre en Bluetooth.) Et je l’aime aussi beaucoup pour son confort, sa bonne tenue et l’espace intérieur qui me va comme un gant dans une boîte du même nom. Non, je voudrais la revendre avant qu’elle ne décote trop. Parce qu’elle a déjà un peu plus de trois ans et presque 15 000 kilomètres. Alors, si je ne veux pas perdre dessus, elle ne me verra jamais en retraite, finalement, celle-ci. Eh non.