11 novembre 2015

Bordeaux, chapelle ardente

Encore une fois, ce matin, encore une fois, ce fut un sentiment de désastre quand je suis parti au garage par mon chemin habituel, celui que prennent nombre de jeunes noctambules sur-alcoolisés, livrés à eux-mêmes, en totale et incompréhensible liberté. Rien qu’entre chez moi et le cours Pasteur, au bout de la rue des Ayres, j’ai dénombré onze cadavres. Onze bouteilles vidées de toute leur substance. Onze bouteilles essorées. Onze bouteilles abandonnées à leur triste sort mais, étonnement, onze bouteilles comme indemnes. Pas du tout... [Lire la suite]

05 novembre 2015

quand je pars travailler, ça me rend triste

Quand je pars travailler, vers 4h20, chaque matin, ça me rend plutôt triste. Un peu triste parce que d’abord, dès que j’arrive dans le hall de l’immeuble, sur le perron, un jour sur deux, les poubelles vidées depuis la veille au soir tard, sont exactement mises devant la grille. Alors, ça va que je suis valide et que j’ai rarement les deux mains occupées à cette heure aussi matinale mais franchement, une personne avec un peu plus de difficultés pour se déplacer, comment fait-elle pour sortir de chez elle ? C’est comme l’autre... [Lire la suite]