Probablement pas de caviar à l’occasion des fêtes de fin d’année pour moi. Plus que probablement pas, même, certainement pas. En gros, je serai donc privé de caviar. Même pas une petite cuiller, une toute petite cuillérée de rien du tout ? Non, zéro caviar, monsieur.

Bon. Eh bien ce n’est pas grave. Il y a d’autres choses très agréables à manger en cette saison pour ne pas se sentir brimé. On va éviter le homard, il est hors de prix et en plus, ce n’est pas sa meilleure saison. On pourra envisager de prendre du saumon fumé et de le partager avec le patron, surtout si la bande est importante, on en voit de plus de 2 kilos, actuellement. Pour ce qui est du foie gras, j’en ai toujours d’avance à la maison… en cas de besoin. En cas d’improvisation…

En revanche, je n’ai jamais de truffe. Au mieux, il m’est arrivé d’avoir de l’huile parfumée à la truffe dans mes placards mais jamais de la truffe. Je ne sais pas pourquoi mais je crois que j’aurais un peu peur de ne pas savoir la cuisiner. Et ce n’est pas parce qu’on peut juste la râper pour en faire des copeaux qu’on peut appeler ça de la préparation culinaire. Non, de toute façon, moi, je suis très champignons et principalement les cèpes et ceux de Paris. J’ai des goûts simples.  

De toute façon, le réveillon du 24, chez moi, il aura lieu à 20h15 au lieu de 20h, notre heure de dîner habituelle et peut-être que, si je suis en forme, peut-être atteindrai-je les 22h sans piquer du nez sur le canapé ou dans un fauteuil. Quant à celui du 31, au pire, si je m’endors avant la fin de l’année en cours et avant le début de celle qui la suit immédiatement, au pire, je mettrai mon réveil car j’ai un rendez-vous téléphonique à minuit pile avec ma mère. Pour les bons vœux. Et tout, et tout.

Et il n’y aura pas de sapin, chez moi. Comme je l’expliquais l’autre jour, avant-hier, en vérité, je vous le dis, je ne suis pas trop pour fêter Noël. Et en écrivant ces derniers mots, je me trouve un peu gentil car je suis carrément contre. Mais on ne va pas polémiquer là-dessus encore une fois, c’est une période pendant laquelle tout le monde devrait être tout amour. Moi, compris. Moi, le premier. Alors, oui, je vais être gentil et ne faire aucun commentaire sur ces sapins dont certains iront se dessécher sur les trottoirs, en janvier.

En revanche, il y aura quand même du champagne. Pas de caviar mais du champagne. Ça me fait penser à ce double album de Jacques Higelin, à la fin des années 70 (1979, pour être très précis, je viens de vérifier sur Internet), Champagne pour les uns, le premier et Caviar pour les autres, le second. Je les avais adorés, surtout le premier. C’est tout une partie de ma jeunesse, ça. Encore une partie de moi qui a foutu le camp. Ça commence à bien faire, je trouve.

En tout cas, cette année, c’est sûr, pas de caviar pour moi à l’occasion des fêtes de fin d’année. J’en ai acheté une petite boîte pour l’offrir au patron, comme tous les ans, mais pas pour moi. Je n’y ai plus droit. Question de santé. Mon médecin m’a interdit les œufs.