enfin l’automne
Enfin l’automne, du moins, en théorie. Enfin, on peut espérer que ces canicules estivales auront pris la poudre d’escampette juste avant l’arrivée de ce nouvel automne. Enfin, les jours raccourcissent tellement qu’on s’en rend merveilleusement compte. Désolé pour les gens qui sont seuls et qui n’aiment pas se retrouver enfermés chez eux quand il commence à faire nuit avant une heure décente mais là, mon confort personnel va passer le bien-être des autres. Et cette arrivée d’un automne nouveau, alors que nous en parlions avec Teresa, chez le patron, je disais que ça me ravissait et elle, non. Mais moi, je lui ai dit que ce qui était dommage avec l’automne naissant, annonciateur d’un hiver proche est également l’augure d’un printemps suivant et d’un nouvel été qu’on annonce déjà au moins aussi pénible que celui de cette année.
Donc, au vu de cette crainte, moi, ce matin, je dis que chouette, peut-être, c’est l’automne de 2026 mais vivement celui de 2027. Parce que, en plus, comme on aura peut-être connu une révolution de la bêtise et de la méchanceté entre temps, on peut espérer que quelques mois après la présidentielle, les choses se seront éventuellement un peu calmées. Oui, en effet, n’oublions pas que nous risquons d’avoir un choix impossible, le 2 mai prochain, entre prrrrrt et spllltch (maintenant, je pense que vous êtes habitué(e)s aux odeurs que j’émets quand on parle de celle et celui à qui je pense), je crains que la dernière partie du printemps et l’été qui va s’ensuivre, ce soit double peine entre les canicules/sécheresse et l’une des deux extrêmes au pouvoir. Et qu’on ne va pas avoir chaud que dans nos corps mais dans nos esprits, aussi. On aura chaud partout.
En attendant, je peux vous annoncer officiellement que je compte bien en profiter, de ce nouvel automne et que je suis ravi de penser que bientôt, je sortirai les foulards légers pour me protéger des premiers frais matinaux. Et ensuite, ce sera peut-être les premiers pulls pour mettre par-dessus un tee-shirt. Et les gros blousons molletonnés. Et le bonnet. Et les gants. Oui, parfois, un bonnet, ça peut paraître élégant alors que les gants sont rarement beau nez. Mais bon, quoi qu’il en soit et tant pis si je me répète mais c’est l’automne et moi, ça me fait presque jouir. Et même deux fois puisque ça me réjouit. Mon seul problème, c’est que très rapidement on va commencer à nous bassiner avec Noël… En attendant, je me sens bien, là, ce matin. Je suis content et moi, quand je suis content, je ne pète pas. Autant vous dire que ça sent donc très bon, autour de moi, là.
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