Je suis très admiratif de celles et ceux qui ont perdu quelqu’un de cher, pendant les attentats, ceux de vendredi dernier ou d’autres, plus anciens, admiratif devant la force de leur caractère pour supporter cette douleur pourtant inacceptable. Je suis admiratif devant leur capacité à ne pas être en colère voire à accorder leur pardon afin de relever la tête plus vite et aller de l’avant. Car de toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire, dans ces cas-là.

Je suis d’autant plus admiratif que je ne sais pas si j’aurais cette force-là, ce courage-là, cette volonté-là s’il m’arrivait un jour la même chose. Je pense que pour moi, militant contre la peine de mort dès mon adolescence, je serais capable de penser à retourner ma veste juste contre les terroristes comme ceux qui viennent de nous attaquer encore une fois et qui ont cherché à faire plier l’humanité aux pieds de la barbarie la plus lâche.  

J’ai donc une proposition à faire pour ne pas tomber dans la loi du Talion. Pour ne pas être aussi con qu’eux. Je suggère un châtiment à la hauteur de leur incommensurable bêtise : les obliger à travailler dans les élevages de porc et les obliger à s’en occuper, à nettoyer le lisier. Pour les plus récalcitrants d’entre eux, les enfermer dans des porcheries, sans arme, sans moyen de défense avec des mâles en rut. Car s’il leur est interdit de manger du porc, ça ne leur est pas interdit de se faire bouffer les couilles par un cochon en colère, non ?