20 janvier 2019

tourner en rond

« Tout le pouvoir aux ronds-points » ai-je pu lire, ce matin, en promenant les chiens avec le patron, sur un mur près du Fort du Hâ et du palais de justice, à Bordeaux. Le centre-ville est envahi de graffiti de cette sorte, certains, très abscons, d’autres plutôt cons et quelques rares, carrément des appels à la violence, aux incendies et autres actes plus que répréhensibles. Ça me fait tout bizarre de voir cette forme d’expression s’imposer partout avec ces sous-entendus agressifs et ça démontre aussi qu’on ne pourra pas... [Lire la suite]

18 janvier 2019

ooups, je me relâche, ça n’est pas normal ni très bon signe

Ooups, je me relâche, ça n’est pas normal et ça n’est pas très bon signe. Cela veut sans doute dire que je dois vieillir sans trop m’en rendre compte ou alors, une espèce de lassitude car je n’ai pas l’âme particulièrement faite pour lutter contre les moulins à vent, ni après. Je pense que je ne suis pas de taille contre la connerie alors que pourtant, au fond de moi, il y a des dents qui sont prêtes à mordre, des yeux révolver prêts à tirer mentalement dans le tas et des malédictions à envoyer à qui de droit à revendre et même mieux,... [Lire la suite]
11 janvier 2019

dernier jour de pseudo calme avant une nouvelle tempête ?

Sommes-nous le dernier jour de pseudo calme avant une nouvelle tempête, celle de demain, samedi ? Hélas, je crains que la réponse ne soit oui et il ne faut pas croire que parce que les gilets jaunes et casseurs réunis vont se déplacer à Bourges, parce que ça serait le centre de la France (mouais, ce ne serait pas plutôt parce que c’est la ville des bourgeois, comme son nom l’indique ?) qu’on va être tranquilles, peinards, chez nous, ne serait-ce qu’à Bordeaux, tiens, pour ne prendre que la ville qui a le triste record du plus... [Lire la suite]
05 janvier 2019

triste et sidéré

Encore une fois, je suis surpris, non, sidéré. Encore une fois, je suis désabusé, non, triste. Encore une fois, je suis fatigué, non, très en colère. Je rentre du centre-ville car j’ai débauché très tôt, ce matin (à 6h15) et j’ai voulu profiter du beau temps froid et sec et du fait que l’on pouvait s’y rendre normalement car cet après-midi, ça sera encore mission impossible. Ou alors, à mes risques et périls. Et je ne suis ni courageux, ni téméraire surtout face à la connerie. En plus, comme j’ai un peu peur que ce soit contagieux,... [Lire la suite]
18 novembre 2018

le jaune, ça ne va pas à tout le monde

Pour moi, aucune revendication, même juste et légitime ne peut justifier le recours à la violence. Je suis sidéré de voir la tournure prise par certains bloqueurs, certains empêcheurs de tourner en rond dans notre point. Et je suis estomaqué de voir que moins de 300 000 personnes puissent avoir autant envie d’emmerder le monde. Et au sujet de ces porteurs d’immondes gilets jaunes, j’aimerais bien connaître la proportion de celles et ceux qui se sont abstenus lors de la dernière présidentielle. Parce qu’ils s’en sont vantés, pour... [Lire la suite]
14 août 2018

l'escalade de la violence

Évidemment, comme il fallait s’y attendre, pas de pigeon sur les toits autour de la terrasse, depuis que j’ai mon fusil à eau. Un peu comme s’ils étaient comme moi, ces désagréables volatiles, la peur du gendarme. Une espèce de sixième sens. Mais tout viendra à point nommé à qui saura attendre et moi, je suis capable d’une patience que personne ne peut imaginer. Et en plus, comme ça m’amuse, cette idée d’arroser les oiseaux jusqu’à dix mètres de distance, je n’attends plus qu’une chose, c’est de pouvoir m’en servir. J’imagine leur... [Lire la suite]

27 février 2018

la plaidoirie

Maître Soixante-Dix, c’est à vous. Merci madame le juge. Mesdames, messieurs les jurés, merci de bien vouloir prendre en considération la vie exemplaire que mon client, devant vous, Stéphane G., créateur et auteur du blog C’est Écrit et même s’il dérape parfois dans des attaques contre des gens publics, il ne le fait jamais contre des gens qui ne sont pas médiatisés. Même s’il peut avoir un sens de l’humour qui en choque ou en interdit plus d’un, surtout ceux-là même qui… Non, vraiment, en aucun cas, mon client, ce petit homme aux... [Lire la suite]
26 octobre 2017

il faut que je me justifie ?

« Il faut dire qu’à part ton blog et je ne sais quoi d’autre, il n’y a pas grand-chose qui compte. » J’avoue que je l’ai mal pris mais je vais faire contre mauvaise fortune, bon cœur et aller de l’avant comme si de rien n’était. Mais je n’aime vraiment pas du tout cette façon de dire des méchancetés totalement gratuites. Et moi, question vacheries, j’en connais un rayon. Il n’y a pas plus salopard que moi quand il s’agit d’en mettre plein la gueule à quelqu’un, par écrit, attention, pas en vrai. Je ne suis pas téméraire,... [Lire la suite]
26 mars 2016

un petit nid d'amour hivernal comme une gourmandise culpabilisante

Bon, ma lessive est faite, la machine s’est arrêtée il y a sans doute un bon moment mais je n’ai pas fait attention qu’elle avait terminé son travail car, je dois l’avouer, j’ai craqué, après déjeuner, je me suis mis sur le canapé devant la télé, allongé de tout mon long et je me suis endormi, d’abord à petits coups d’ensommeillement en pointillés (que je n’ai pas découpés selon) puis lourdement et quand j’ai émergé, Julie Andrieu était en train de parler d’andouillettes AAAAA et je me suis fait violence pour me lever et sortir de ma... [Lire la suite]
31 janvier 2016

sans un seul adjectif ?

Imaginons ce que serait notre vie sans un adjectif. Non, j’ai vraiment du mal. Parce que ça signifierait qu’on ne pourrait plus, entre autres, qualifier ce que nous souhaitons dire, ce dont nous voulons parler. Par exemple. Le film d’Étienne Chatiliez, La vie est un fleuve, sans adjectif, c’est nettement moins vendeur. Ça peut faire partie d’un poème mais ça n’a aucune portée visant à faire penser que c’est un film qui peut faire sourire. Parce que la vie est un fleuve, ça reste dans une neutralité qui n’aurait pas fait venir autant... [Lire la suite]