14 juin 2019

juste un moment tranquille

Après plus d’une heure quarante au téléphone avec elle, j’étais heureux et satisfait. Outre le plaisir de l’avoir retrouvée, enfin, j’ai eu le sentiment du devoir accompli, c’était assez étrange. C’est vrai, parler de devoir alors qu’il était question de retrouvailles après plus de vingt ans, c’est un peu antinomique (mais pas anti-Monique) mais c’est un mot qui m’est venu à l’esprit. Parce que, elle, elle est un peu l’incarnation du devoir, de la droiture et de l’exigence. Et pourtant, cette fois, nous nous sommes (enfin) parlé à... [Lire la suite]

02 juin 2019

on n'a pas tous les jours vingt ans

Ça, c’est sûr, on n’a pas tous les jours vingt ans, surtout dans la gueule. J’ai en fait l’expérience pendant les deux jours passés sur Paris et Sainte-Geneviève des Bois, en début de semaine dernière. Oui, parce que, au cas où personne ne le saurait encore (ce qui témoignerait d’un manque d’intérêt pour ma petite personne qui me ferait beaucoup de peine !), je suis allé à Paris et à Saint-Geneviève des Bois, du lundi à mercredi dernier. La semaine dernière, donc. Et j’y ai revu des ex-collègues-amis-potes que je n’avais pas vus... [Lire la suite]
07 août 2018

se tromper d’un jour en vingt ans, ce n’est vraiment pas grand-chose, si ?

Je le reconnais, je me suis trompé d’un jour en vingt ans. Dans l’absolu, ce n’est pas grand-chose mais je le vis mal. Parce que tout d’un coup, je me rends compte que ma mémoire est poreuse. En plus d’être faillible. Et que ça doit venir du fait que j’ai justement pris ces vingt ans dans la figure. Et même si je sais que quand on aime, on a toujours vingt ans, là, je ne suis pas sûr d’être dans le tout amour. Par rapport à cette erreur de date. D’un jour. Je pensais vraiment bien faire, Chouchou et là, tu vois, je me dis que... [Lire la suite]
01 janvier 2016

l'an nouveau

Que dites-vous ? C’est l’an nouveau qui déjà frappe au carreau Je ne veux pas le voir j’ai fait un nœud à ma mémoire et ne me souviens que d’hier car je préfère l’an d’avant l’an d’avant que je sois vieille j’avais vingt ans j’avais le temps et toute la vie à venir par des chemins frais et lents Aux fenêtres il faudrait mettre des barreaux un verrou sous la porte Je vous en prie ne laissez pas entrer ici l’an nouveau car s’il entre, il faut que j’en sorte   Brigitte Richter
Posté par sibal33 à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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20 octobre 2015

trente-cinq ans après

Je me souviens très bien de ce rendez-vous imaginaire que j’ai évoqué dans le billet d’hier. Je me souviens très bien que j’avais à peine un peu plus de vingt ans. J’étais dans mes illusions les plus intenses, je pensais que Paris m’attendait à bras ouverts mais il ne m’a pas pris dedans. Pas comme dans la chanson. Et j’avais imaginé que je serai le grand écrivain de la fin du siècle dernier. Et si le siècle dernier a bien connu une fin digne de ce nom, il n’en fut pas de même pour moi car personne ne sait qui je suis. Et pour le plus... [Lire la suite]
26 octobre 2014

je vous parle d'un temps

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Il y a quelques temps, j’ai mené la vie de bohème. Et tout a commencé par ce que j’ai vu à travers la lucarne d’une chambre de bonne, d’une chambre d’artistes sous les toits alors qu’il neigeait sur moi. Les froids vifs de l’hiver en plein automne. Ces voisins d’en face, ils avaient l’air de rire de leurs malheurs si tant est que les malheurs les enveloppaient alors que leur amitié semblait plutôt les protéger de tout. L’insouciance des jeunes… Où est donc... [Lire la suite]
20 mai 2014

tu feras vingt pompes en plus

Et tu seras un homme, Stéphane. Oui, tu as bien entendu, tu feras vingt pompes en plus et je pense que tu seras pardonné. N’est pas Jérôme Kerviel qui veut. Pour moi, ça n’a pas marché. Et trois. Et quatre. On m’a reproché un abus social de billet énigmatique. Et cinq. Pfou pfou. Et six. Comme si j’étais un trafiquant de faux billets. Alors que non, je cherche juste à m’amuser et, éventuellement à distraire les autres. Tu penses à ce que tu fais, Stéphane ? Euh, oui, coach. Tu en es à combien, là ? Euh, neuf ?... [Lire la suite]
30 septembre 2013

encore quatre-vingt-dix

Ou à peu près. Quatre-vingt-onze, pour être totalement précis. Parce que comme toute journée commencée est considérée comme terminée. Tout comme on peut considérer que toute année commencée est terminée. Et que toute vie commencée est terminée aussi. N’est-ce pas le principe même de la naissance qui n’est jamais que le (long) chemin vers la mort ? J’insiste sur les parenthèses qui étreignent le « long », maintenant aux mains des guillemets parce que pour certains, ça peut être carrément l’inverse. Comme pour la petite... [Lire la suite]