06 septembre 2019

on peut se convaincre qu’il fait jour

On peut se convaincre qu’il fait jour, on peut se dire qu’il fait jour et on peut jouer à s’il faisait jour. On dirait qu’il ferait jour et que ça serait le ciel bleu et le soleil qui seraient au-dessus de nous et que ça serait vachement bien. Mais non, en réalité, il fait encore nuit et bel et bien nuit, même. Je sais que je ne me trompe pas car j’écris ce billet à tâtons. Je n’ai pas allumé la lampe de la coiffeuse qui me sert de bureau (quel comble d’avoir une coiffeuse comme bureau pour quelqu’un comme moi qui ne se coiffe jamais... [Lire la suite]

23 août 2019

Biscarrossais d’un jour, pas Biscarrossais toujours

J’aime un peu aller à Biscarrosse quand je vais chez le patron (celui qui m’oblige à faire cuire des homards pour son propre compte – je suis son homme de main mais parfois, celui d’hier, aussi…) mais j’aime plus être chez moi, à Bordeaux même si chez moi, je suis nettement plus amené à courir partout comme un chien fou. À courir partout et tout le temps. Comme si on me sortait d’une cage, chaque matin de chaque jour. Et quand je dis que j’aime un peu aller à Biscarrosse, c’est juste que même si je m’y sens bien, parfois, la ville me... [Lire la suite]
01 juillet 2019

solitude

Je marche sans arrêt Dans cette énorme ville Où gronde le murmure Immense de la mer, Où l’on perçoit à peine Le signe d’une étoile, Le galop d’un cheval Dans la rue, le matin, L’agile des oiseaux Sur les arbres de neige, Le cri vert des bateaux Dans les vagues de marbre. Je marche sans arrêt Perclus de solitude, Dans ces déserts mortels Tout luisants de regards. J’entends autour de moi Des plaintes étouffées, Des soupirs de bonheur Fragiles roses mortes. Heureusement ma lampe, Phare de mes automnes Brille là-bas au loin Dans le fond... [Lire la suite]
14 avril 2018

ce n'est pas trop tard ?

Excusez-moi, il n’y a plus beaucoup de monde, est-ce que je n’arrive pas trop tard, par hasard ? Parce que d’habitude, je fréquente cet endroit de bonne heure, soit le matin, soit en début d’après-midi soit, au pire du pire, au moment du goûter, entre 15 et 18h, en gros. Oui, parce que ça m’est difficile d’être plus précis, à ce sujet-là. Enfin bref, là, aujourd’hui, avec la semaine que je viens de passer, où j’ai plus vécu la nuit que le jour, où j’ai plus dormi le jour que la nuit, je me suis retrouvé un peu déboussolé, comme... [Lire la suite]
20 octobre 2017

crevé

Pardon si je redifle souvent mais avec la crève que je be trimballe… non, pas que je be trimballe, celle que je be trimballe, oui, voilà, je de peux pas faire autrement. Zrrinnfff. Oui, je sais, je redifle beaucoup, je viens justebent de vous le dire au début de ce billet. Don, pas de ce billet, j’ai dit, de ce billet. Oh la la, déjà que j’ai du bal à parler dorbalement si en plus vous de faites aucun deffort, je de sais pas cobbent on va s’entendre. Vraibent. Zrrriiinnnnfff. Oui, en plus, je redifle fort et ce d’est pas la peine de... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 16:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 septembre 2017

quelque chose de bien

Même dans les pires journées, il y a forcément toujours quelque chose de bien qui arrive. Qui doit arriver, peut-être. Parce que pour ce qui est de ce mardi de reprise, je me demande si c’est déjà arrivé. Et si ça doit arriver, je me demande bien vers quelle heure, à peu près. Oui, parce que j’aimerais autant ne pas être en train de faire la sieste quand ça va arriver. Et j’aimerais aussi être là. Parce que je dois aller en ville et si ça doit arriver quand je ne suis pas là, à quoi bon, hein ? Ou alors, si c’est déjà arrivé, je... [Lire la suite]

10 mai 2016

hé, ho, à gauche !

Ça y est, tu es calmé, Stéphane ? Non. Je continue de faire mon boudin. Je continue de ronchonner. Je continue de renâcler. De rouspéter. De ruminer. De pester. Et de me plaindre dès que quelque chose ne me convient pas et Dieu sait, s’il existe, si des raisons de me plaindre, j’en ai à revendre. Aujourd’hui, je n’ai pas trouvé la ville plus sale que d’habitude, légèrement pas propre mais pas pire que ces derniers jours. Non. Ce qui m’a énervé, c’est mon retour au boulot alors que j’en étais parti depuis le 29 avril. Dix jours... [Lire la suite]
29 novembre 2015

balayer devant sa porte

Je n’ai pas compris pourquoi il y avait autant d’incompréhension voire de stupeur dans ses yeux. Et j’ai choisi de lui tourner le dos et de continuer mon chemin. Quelques minutes avant, j’étais en train de maugréer contre des jeunes adolescents qui n’avaient pas la conscience qu’ils étaient des pollueurs sans gêne en me disant que si personne ne leur expliquait, ils risquaient de ne jamais changer. Parce que manger n’importe quoi, c’est leur problème mais jeter les emballages de leurs sandwiches dans la rue, non, ça, ça n’est pas... [Lire la suite]
19 septembre 2015

le partage de la culture

Peut-être parce qu’on l’oublie facilement quand on l’a connu mais qu’on vit en ville, peut-être parce qu’on ne l’a jamais connu, pour ceux qui n’ont jamais eu cette chance de savoir ce que c’était, mais je peux vous dire que le partage de la culture, des fruits de la culture, c’est quelque chose qui me plaît et qui m’a même ému, hier matin, alors que nous étions chez mes parents, dernière étape avant le retour définitif à Bordeaux après ces vacances légèrement écourtées pour cause de temps mitigé et d’envie de revenir chez soir... [Lire la suite]
26 juin 2015

le dictateur n'aime pas la chaleur

Ce n’est peut-être pas quelque chose que j’imposerai en priorité mais ça fera quand même partie des choses que j’aurai décidées, quand je serai dictateur : j’interdirai définitivement toute canicule. Du moins, autour de moi. Les autres, je m’en moque. Après tout, quand on est dictateur, on se soucie assez peu, pour ne pas dire pas du tout, du bien être des autres. Alors moi, donc, entre autres, j’interdirai les coups de chaleur météorologiques.   Ils seront interdits partout où je me trouverai et partout où celles et ceux... [Lire la suite]