08 novembre 2019

j’ai cherché partout

Depuis hier, j’ai cherché partout, dans tous les coins, pour tenter de savoir où tu pouvais te nicher. Où tu pouvais te cacher. Où tu pouvais te planquer. J’ai parcouru toute la ville sous des pluies incessantes et j’ai pris l’eau de haut en bas et de bas en haut sans oublier la sueur qui, contre l’eau des déluges faisait un choc thermique et me rendait encore plus fou, encore plus désespéré, encore plus impatient de te retrouver, enfin. Je n’aurais jamais pensé que cela puisse être aussi difficile de rattraper. Je te croyais là... [Lire la suite]

03 novembre 2019

je suis là, bêtement, devant l’écran de mon ordinateur

Dimanche matin, il pleut. Je ne le vois pas mais je le sais. Il fait encore nuit mais comme il est très tôt, la ville est silencieuse et je peux entendre la pluie qui continue de tomber et le vent qui continue de souffler. On ne lui a pas dit que souffler n’est pas jouer et donc, il fait le malin, là. Il joue un peu au kéké avec ses gros bras et ses grosses joues joufflues car il sait que tout le monde a peur de lui mais en réalité, c’est du vent, tout ça, ce n’est que du vent et si on y regarde de plus près, ça ne tient pas la route.... [Lire la suite]
04 octobre 2019

je suis comme Pénélope, j’attends mon tour

Oui, d’accord, je peux être une réincarnation de Pénélope mais je ne suis pas sûr que cette pauvre femme (un peu) délaissée ne soit vraiment celle à qui je ressemble, les jours de permanence du président. Parce que le président a des permanences, assez régulièrement et moi, normalement, ça ne me dérange pas (je peux même dire que je m’en fous un peu, beaucoup, passionnément…) mais là, cette fois, hier, je n’ai pas fait comme d’habitude, je n’ai pas couru dans les rues de la ville toute l’après-midi, non, je suis sagement resté enfermé... [Lire la suite]
06 septembre 2019

on peut se convaincre qu’il fait jour

On peut se convaincre qu’il fait jour, on peut se dire qu’il fait jour et on peut jouer à s’il faisait jour. On dirait qu’il ferait jour et que ça serait le ciel bleu et le soleil qui seraient au-dessus de nous et que ça serait vachement bien. Mais non, en réalité, il fait encore nuit et bel et bien nuit, même. Je sais que je ne me trompe pas car j’écris ce billet à tâtons. Je n’ai pas allumé la lampe de la coiffeuse qui me sert de bureau (quel comble d’avoir une coiffeuse comme bureau pour quelqu’un comme moi qui ne se coiffe jamais... [Lire la suite]
23 août 2019

Biscarrossais d’un jour, pas Biscarrossais toujours

J’aime un peu aller à Biscarrosse quand je vais chez le patron (celui qui m’oblige à faire cuire des homards pour son propre compte – je suis son homme de main mais parfois, celui d’hier, aussi…) mais j’aime plus être chez moi, à Bordeaux même si chez moi, je suis nettement plus amené à courir partout comme un chien fou. À courir partout et tout le temps. Comme si on me sortait d’une cage, chaque matin de chaque jour. Et quand je dis que j’aime un peu aller à Biscarrosse, c’est juste que même si je m’y sens bien, parfois, la ville me... [Lire la suite]
01 juillet 2019

solitude

Je marche sans arrêt Dans cette énorme ville Où gronde le murmure Immense de la mer, Où l’on perçoit à peine Le signe d’une étoile, Le galop d’un cheval Dans la rue, le matin, L’agile des oiseaux Sur les arbres de neige, Le cri vert des bateaux Dans les vagues de marbre. Je marche sans arrêt Perclus de solitude, Dans ces déserts mortels Tout luisants de regards. J’entends autour de moi Des plaintes étouffées, Des soupirs de bonheur Fragiles roses mortes. Heureusement ma lampe, Phare de mes automnes Brille là-bas au loin Dans le fond... [Lire la suite]

14 avril 2018

ce n'est pas trop tard ?

Excusez-moi, il n’y a plus beaucoup de monde, est-ce que je n’arrive pas trop tard, par hasard ? Parce que d’habitude, je fréquente cet endroit de bonne heure, soit le matin, soit en début d’après-midi soit, au pire du pire, au moment du goûter, entre 15 et 18h, en gros. Oui, parce que ça m’est difficile d’être plus précis, à ce sujet-là. Enfin bref, là, aujourd’hui, avec la semaine que je viens de passer, où j’ai plus vécu la nuit que le jour, où j’ai plus dormi le jour que la nuit, je me suis retrouvé un peu déboussolé, comme... [Lire la suite]
20 octobre 2017

crevé

Pardon si je redifle souvent mais avec la crève que je be trimballe… non, pas que je be trimballe, celle que je be trimballe, oui, voilà, je de peux pas faire autrement. Zrrinnfff. Oui, je sais, je redifle beaucoup, je viens justebent de vous le dire au début de ce billet. Don, pas de ce billet, j’ai dit, de ce billet. Oh la la, déjà que j’ai du bal à parler dorbalement si en plus vous de faites aucun deffort, je de sais pas cobbent on va s’entendre. Vraibent. Zrrriiinnnnfff. Oui, en plus, je redifle fort et ce d’est pas la peine de... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 16:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 septembre 2017

quelque chose de bien

Même dans les pires journées, il y a forcément toujours quelque chose de bien qui arrive. Qui doit arriver, peut-être. Parce que pour ce qui est de ce mardi de reprise, je me demande si c’est déjà arrivé. Et si ça doit arriver, je me demande bien vers quelle heure, à peu près. Oui, parce que j’aimerais autant ne pas être en train de faire la sieste quand ça va arriver. Et j’aimerais aussi être là. Parce que je dois aller en ville et si ça doit arriver quand je ne suis pas là, à quoi bon, hein ? Ou alors, si c’est déjà arrivé, je... [Lire la suite]
10 mai 2016

hé, ho, à gauche !

Ça y est, tu es calmé, Stéphane ? Non. Je continue de faire mon boudin. Je continue de ronchonner. Je continue de renâcler. De rouspéter. De ruminer. De pester. Et de me plaindre dès que quelque chose ne me convient pas et Dieu sait, s’il existe, si des raisons de me plaindre, j’en ai à revendre. Aujourd’hui, je n’ai pas trouvé la ville plus sale que d’habitude, légèrement pas propre mais pas pire que ces derniers jours. Non. Ce qui m’a énervé, c’est mon retour au boulot alors que j’en étais parti depuis le 29 avril. Dix jours... [Lire la suite]