10 janvier 2017

des menus de circonstances

Peu après ma naissance, pour mon baptême, je me souviens très bien de ce qu’il y avait à manger. Du lait pour moi, évidemment. Et pour la famille, mes parents, mon parrain et ma marraine, mon grand-frère, mes grands-parents et probablement que c’est tout, je n’en ai pas beaucoup de souvenirs, il y avait une jolie table avec les plats suivants : des feuilles d’endives avec un tartare de noix de St Jacques à la truffe blanche ; des quenelles nature à la sauce béchamel ; de la lotte aux salsifis et des meringues avec de la... [Lire la suite]

28 août 2016

disparu, tu as disparu, au coin de ta rue

Finalement, on ne sait toujours rien au bout de deux jours. Là, ça commence à devenir plus qu’inquiétant. Je vais à la police. Oui, 57 ans. Cheveux blancs. Gris très clairs. Blancs, oui, c’est plus comme ça. Pas très grand. C’est d’ailleurs un de ses problèmes. Pardon… Non, on ne sait pas comment il était habillé. Avec le temps qu’il faisait vendredi, ça ne m’étonnerait pas qu’il soit en bermuda et en tee-shirt mais on ne sait pas de quelle couleur. En tout cas, pas vert. Il ne porte jamais de vert. Ni blanc, c’est trop salissant. ... [Lire la suite]
17 septembre 2015

voyelles (hommage à Arthur)

A noir comme un magicien sur scène qui fait des tours sidérants que le public aime sans comprendre avec un mot qui comprend le plus de A : abracadabrantisera. E blanc comme l’écume des vagues les jours de tempête à Merlevenez en Bretagne là où le nom des habitants est celui de la langue française qui comprend le plus de E : merlevenezienne. I rouge comme les anarchistes qui n’aiment pas la discipline, et qu’on peut caractériser avec un mot rare mais qui comprend le plus de I : indisciplinabilité. O bleu (on échappe... [Lire la suite]