10 mars 2018

leur truc en plumes

On n’a pas pu récupérer Kali en temps et en heure, hier. Seul Chouka était prêt. Le toiletteur avait appelé pour dire qu’il aurait au moins trois quarts d’heure de retard pour ne pas dire quarante-cinq minutes et bon, ça n’était pas si grave que ça, avec le patron, nous en avons profité pour faire deux ou trois courses qu’on repoussait toujours. Comme ça, les stylos sont rechargés et le courrier en recommandé, posté. Après, nous avons pris le chemin de la rue Fondaudège en passant par les allées de Tourny et là, alors qu’un SDF nous... [Lire la suite]

16 juillet 2016

je suis Nice but it is not very nice

Cruelle ironie du sort, Nice, en anglais, ça signifie « agréable », « bien », « gentil »… autant de mots positifs qui semblent bien faibles, deux jours après le drame. On a beau dire, ce n’est pas la première fois que nous subissons une telle volonté de tuer des innocents mais on ne s’y fait pas. L’émotion est toujours la même. Encore et toujours. Et on sait que ça recommencera et on sait qu’on aura encore la boule au fond de la gorge. Et on sait qu’on entendra que la vie continue et qu’on va prendre des... [Lire la suite]
10 mars 2016

orgasme traminal

Tout à l’heure, je rentrais de courses en petite forme mais grosse migraine (encore et toujours, depuis lundi) et j’ai vécu deux choses qui méritent d’être signalées, dans le tramway. Alors qu’il faisait un temps superbe. Un temps à mettre tout ce qu’on veut dehors. Et d’ailleurs, c’est ce que je vais faire juste après la publication de ce billet histoire de m’aérer un peu le cervelet car ça me fera sans doute du bien, du soleil et de la fraîcheur. Comme si je me mettais un pochon de glace sur les tempes tout en restant sous un... [Lire la suite]
23 janvier 2016

aveuglément

Un coup de cœur pour trois pièces mais pas pour le reste. Un peu dommage de laisser 155 mètres carrés partir comme ça, d’un revers de manche mais il faut savoir raison garder, c’est bien beau de vivre dans un séjour magnifique après être passé par une entrée splendide et d’avoir une cuisine très agréable et presque assez grande pour y bien travailler mais pour le reste, les chambres, le bureau et tout ce qui est là-bas, derrière, non, pour moi, c’est impossible de me projeter. Déjà, rien que le lieu, cours Victor Hugo, quand je pense... [Lire la suite]
20 janvier 2016

tout doit disparaître

Sous-chapitre 1 : ici l’onde Il pleut depuis des années, sans discontinuation et quand je pense qu’on ne cesse de nous culpabiliser à propos de l’eau courante, denrée de plus en plus rare et précieuse. Alors qu’il pleut, il mouille, c’est tous les jours la fête à la grenouille et pique-nique douille, c’est nous les andouilles. Poules mouillés, va, allons donc picorer notre pain (jadis sec) sur un mur et laissons sécher. Si tant est que le soleil un jour revienne.   Sous-chapitre 2 : du pied gauche Hier, je suis allé... [Lire la suite]
16 janvier 2016

visite écourtée

Allez, il va falloir prendre son manteau, son bonnet et son écharpe et atteler les chiens de traîneaux et prendre la route pour aller visiter cet appartement maison, sur les quais, aux Chartrons. Nous devons y être pour 14 heures et vu le froid qu’il fait, nous partons comme si nous allions faire une randonnée au Groenland. Avec un peu de chance, nous croiserons peut-être un ou deux ours polaires. Ou, à défaut, une ou deux grosses personnes qui portent des polaires.   En tout cas, cet appartement que nous allons voir, hormis le... [Lire la suite]

30 août 2015

galantine de porc

Il était une fois un tramway nommé Bordeaux. Dans ce tramway, des moments où il est bondé et d’autres où il n’y a personne, ou presque. Les moments calmes, c’est toujours entre 5h30 et 6h le matin, le moment des paumés du petit jour. Et ceux, plus denses, l’après-midi, avec les paumés du plein jour. Avec les lycéens qui ne sont pas au lycée parce que ce sont les vacances. Avec les chômeurs qui ne travaillent pas comme leur nom l’indique. Avec les mères au foyer, parfois si désespérément mères de famille. Avec les gens qui s’ennuient... [Lire la suite]
02 juin 2015

le tour de la table

Je peux comprendre comment les chiens d’appartement en sont réduits à faire cent fois par jour le tour de la table, histoire de s’occuper pour ne pas en être réduit à devenir indissociable du premier tapis venu tant ils se confondent avec. Pour moi, plus qu’une question de tapis, ce serait plutôt un problème de canapé. Le premier canapé venu qui me tend les bras, je suis capable de tomber dans ses bras même s’il n’a pas d’accoudoir. Je suis un mec facile, il faut que je m’y fasse. Que je me fasse à cette idée. Je n’y peux plus rien,... [Lire la suite]
12 mai 2015

beaucoup de bruit pour rien

Pourquoi faut-il donc toujours que les emmerdeurs qui nous emmerdent avec l’ersatz de musique qu’ils écoutent sur leur téléphone portable n’écoutent que de la merde ? Oui, je sais, ça fait trois fois le mot merde dans un seul paragraphe (quatre, maintenant) et pour ne pas rester sur un chiffre pair, je vais le redire, merde, voilà, c’est fait. Avec un peu de chance, ça me portera cinq fois plus bonheur d’avoir marché cinq fois dedans.  Vous l’avez constaté, je suis énervé. Oui. Très énervé. Parce que tout à l’heure, en... [Lire la suite]
14 avril 2015

le lundi au soleil

Hier matin : je me lève mais je ne t'ai pas bousculé. Tu ne t'es pas réveillé et je suis allé prendre mon petit déjeuner, tout seul, comme d'habitude. Ce n'est pas un reproche, c'est parce que j'aime bien ça, prendre mon petit déjeuner tout seul. Comme ça. Sans contraintes. Ce n'est pas le moment où je me sens ni le plus loquace ni le plus apte à être à l'écoute des autres. Et en plus, souvent, je vois flou parce que je sors de mon sommeil, normal, puisque je me réveille. Ensuite, j'ai regardé ma montre, il était huit heures et quart... [Lire la suite]