01 avril 2019

fish and chips

Quand je pense qu’on est le premier et que je ne pourrai même pas faire de poisson d’avril à mon travail, comme je ne l’ai pas fait pendant les quatorze ans que j’ai passés là-bas ! C’est vrai, ça, faire des poissons d’avril chez un poissonnier ou un mareyeur, c’est encore plus drôle, non ? Oui, c’est vrai, j’aurais dû en faire. J’aurais dû en accrocher des poissons morts au dos de mes premiers patrons, Nicole et son fils Freddy. Si ça se trouve, ils ne s’en seraient même pas rendus compte tant ils étaient obnubilés par... [Lire la suite]

22 novembre 2016

quand on pense que dans un mois, nous serons le 22 décembre

Quand on pense que dans un mois, nous serons le 22 décembre, ça donne un peu le tournis. Quand on parlait du tourbillon de la vie, dans la chanson du même nom, on n’était vraiment pas loin de ce que je ressens quand je pense que dans un mois, nous serons le 22 décembre… Parce que personne ne sait, personne ne peut dire ce qui se passera le 22 décembre, à trois jours de Noël. Et c’est tant mieux car si on savait… Si on avait su pour le 7 janvier et le 13 novembre 2015 et le 14 juillet de cette année, tout le monde serait resté... [Lire la suite]
09 novembre 2016

mal à mon Amérique

Ai-je simplement le droit de dire, d’écrire ça ? Oui, je le pense. J’ai mal à mon Amérique. J’ai mal à mon rêve américain. Toutes proportions gardées, j’ai la désagréable impression de me retrouver comme le matin du 22 avril 2002, chez nous en  France. J’ai mal à la tête, un peu comme si j’avais la gueule de bois. Vox populi, vox dei. Dont acte, alors. Oui, dont acte mais ça n’est pas de gaieté de cœur. Je reste persuadé qu’il ne va pas relever le niveau et que, contrairement à ce qu’il a voulu laisser croire, il ne fera... [Lire la suite]
09 août 2016

pas encore soixante

Hier, j’ai envoyé une carte électronique à Jean-Yves, mon grand-frère (dont je ne dirai pas le nom pour respecter son anonymat) afin qu’elle lui arrive ce matin et je sais qu’il l’a lue de bonne heure car j’ai reçu une notification comme quoi c’était le cas. Quand je l’ai écrite, hier, cette carte, j’ai failli lui dire que c’était la dernière ligne droite avant les soixante-ans. Mais non, ce ne sera que dans deux ans qu’il passera ce cap. D’ici là, il est encore dans la famille des quinquagénaires. En tout cas, ça me fait drôle de... [Lire la suite]