07 juin 2021

effeuiller la marguerite

Un véritable bonheur que de rester sur le nuage de Suzanna Andler, mercredi dernier au cinéma (voir billet de samedi, le 5) car je me suis précipité pour acheter le bouquin de la pièce de théâtre de Marguerite duras. J’avais vraiment une envie irrépressible de retrouver ce texte que j’ai tant apprécié pendant la projection du film. D’ailleurs, ça m’a fait penser à deux autres films que je qualifierais de chef-d’œuvre : Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret, que j’ai vu à sa sortie en 2020 et Plaire, aimer... [Lire la suite]

21 janvier 2021

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch

Non, vous ne rêvez pas, le mot qui est en titre de ce billet n’est pas n’importe quoi. Il signifie même quelque chose de très, très, très précis. Alors, je ne sais pas si je vais vous le dire avant la fin de ce texte, juste histoire de vous faire marcher et de vous faire chercher. Parce que ça m’amuse de vous imaginer en train de taper les 58 lettres sans vous tromper car je dois reconnaître que c’est quand même un peu spécial. Bon, c’est vrai que rien ne vous empêche de faire un copier-coller de mon blog sur un moteur de recherche... [Lire la suite]
02 novembre 2020

concéder mon calamar

Décidément, on a les lecteurs et trices qu’on mérite. Je suis quelqu’un qui se veut exigeant sur la langue française, sur l’orthographe, sur la rhétorique et j’en passe, et pas des moindres et j’ai la chance d’avoir un public tout aussi pointilleux voire intransigeant. Je ne compte plus les erreurs de frappe que je n’ai pas vues alors que j’étais en train de clavarder mon texte pour le publier. Je ne compte plus les lettres oubliées et les lettres en trop. À croire que mon lectorat et mon lectorate surveille avant tout les éventuelles... [Lire la suite]
13 septembre 2020

c'est qui, ce gros con ?

Ah, Stéphane, tu ne peux pas savoir comme ça me fait plaisir qu’on se retrouve autour d’un verre pour parler, tous les deux. Il n’y a pas de quoi, Jean-Michel mais en même temps, on peut dire que tu as insisté, si je ne m’abuse ? Oui, un peu, c’est vrai mais tu as été tellement méchant dans les portraits que tu as faits de moi, dans ton blog que pour une fois, je voulais qu’on puisse se parler d’homme à homme, sans arrière-pensée. Parce que tu lis mon blog, toi ? Oui, je le lis. Bon, c’est vrai qu’il y a beaucoup à lire... [Lire la suite]
08 mars 2020

rien

Exceptionnellement, il n’y aura aucun billet aujourd’hui vu que je n’ai rien à dire. Il n’y a rien qui me vient à l’esprit et comme je sais que je peux ne pas être bon du tout dans ces cas-là, je ne vais pas m’obstiner ni m’acharner sur l’idée même de publier un texte comme si c’était vital pour moi. Car cela ne l’est pas du tout, bien au contraire. Je vis très bien sans rien à publier. Non, pardon, je rectifie : je vis bien sans rien à publier. Non, ça ne va encore pas : je vis sans rien publier. Mouais, on va dire que... [Lire la suite]
29 septembre 2019

il n’y a pas cinquante solutions

Il n’y a pas autant de solutions que de nuances de gris. Ouais, je sais, de nuances de Grey. Mais j’ai choisi de parler 100% français, ce matin. Absolutely french in the text. En français dans le texte, pour ceux qui n’auraient pas compris. Je disais donc qu’il n’y avait pas cinquante solutions. Au mieux, il y en a plus d’une et moins de trois. En gros, il n’en reste que deux. Environ. À peu près, si vous préférez. Parce que soit j’écris ce billet en me disant que j’aurais l’esprit et ma conscience tranquilles pour ne pas dire... [Lire la suite]

27 juillet 2019

la disparition et les revenentes

Bon, comme prévu, il a plu et dans « il a plu », il n’y a pas un seul « e », c’est déjà un bon début si on me demande d’écrire un texte sans la voyelle la plus utilisée dans la langue française. Mais ce n’est pas ce qu’on attend de moi avec le jeu « cap-pas cap » (encore une fois, pas une seule lettre « e »), n’est-ce pas « mon cher Philippe » (et là, pas une seule fois la lettre « a ») ? Parce que moi, si on me demande d’écrire une histoire en éliminant une ou plusieurs... [Lire la suite]
19 juillet 2019

oui, ai-je gardé l’accent ?

Oui, je suis toujours sur le défi qu’on m’a lancé, en pleine réflexion. Je profite de ces quelques jours de vacances pour jeter les bases d’un texte qui essaiera d’être à la hauteur de ce qu’on attend de moi. Entre deux préparations culinaires, des courses à gauche, des courses à droite, du rangement, des idées de menu et autres questionnements touchant à l’intendance en général et en particulier, je cherche et je trouve des mots qui n’ont pas de lettre qui dépassent. Qui dépassent de la ligne. Le suspense est total et la tension à... [Lire la suite]
17 juillet 2019

droit de dilatation

Monsieur, pour faire suite, une nouvelle fois à votre mise en demeure et à votre défi, lancé à toute allure, j’ai déjà validé le fait que j’allais relever celui-ci mais même si je ne compte pas me défiler, juste par pure précaution, j’aurais aimé avoir quelques petites lignes supplémentaires pour un éventuel droit de rétractation. En effet, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas revenir sur ma parole donnée dans les huit, dix voire quatorze jours après mon acceptation du 16 juillet dernier, c’est-à-dire, hier. C’est tellement... [Lire la suite]
26 juin 2019

je n’arrive toujours pas à comprendre

Alors que je suis capable d’écrire rédibitoir… rhédibhit… raidi… rédhibitto… rédhibitoire du premier coup, sans jamais hésiter, je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir su que le mot « impair » pouvait s’accorder en genre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au féminin. Mais le pire, c’est qu’à force d’y penser et d’y repenser, j’ai même réalisé, ce matin, que ça s’accordait également en nombre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au pluriel et donc, a fortiori, au féminin pluriel. Par exemple, si je joue aux boules... [Lire la suite]