07 mars 2019

et, avec lui, une lueur d’espoir

Le soleil est revenu après une nuit non seulement bien noire mais des bourrasques de pluie et des vents diluviens. Heureusement, au plus fort de ce qu’on pourrait appeler une tempête, j’étais au boulot, vers 4h et j’entendais le roulement des grosses averses sur le toit du bâtiment et je me suis dit : « Tiens, il pleut et pas qu’un peu ! » et ce n’était pas utile que j’aille mettre le nez dehors pour m’en assurer, je savais très bien ce que je disais, ce que j’affirmais. Oui, je peux être très affirmatif même en... [Lire la suite]

14 janvier 2018

janvier

La tempête a cessé. L'éther vif et limpide A jeté sur le fleuve un tapis d'argent clair, Où l'ardent patineur au jarret intrépide Glisse, un reflet de flamme à son soulier de fer. La promeneuse, loin de son boudoir tépide,  Bravant sous les peaux d'ours les morsures de l'air, Au son des grelots d'or de son cheval rapide, À nos yeux éblouis passe comme un éclair. Et puis, pendant les nuits froidement idéales, Quand, au ciel, des milliers d'aurores boréales Battent de l'aile ainsi que d'étranges oiseaux, Dans les salons ambrés,... [Lire la suite]
03 janvier 2018

des vraies poules mouillées, ces poissons

C’est incroyable mais vrai. Il y a longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je suis comme si j’étais en vitrine, en train d’attendre le client. Je suis au boulot et je n’ai rien à faire. Et quand je dis que je n’ai rien à faire, je persiste et je signe : je n’ai rien à faire du tout. Il est 9h30 et j’ai terminé tout mon travail. La nuit a été si peu importante que ça s’en ressent jusqu’à mon niveau. Presque pas de bons de livraison, presque pas de stocks, pas beaucoup de mouvements de stocks donc, pas d’écart à résoudre et une... [Lire la suite]
05 février 2017

dans la tourmente (stormy weather)

Non, il n’y a pas que François Fillon et sa Pénélope de femme qui sont dans la tourmente. Il n’y a pas que la famille Le Pen, non plus. Il y a moi, aussi, qui suis en train d’essuyer les foudres divines sous forme d’une tempête qu’on appelle Marcel. Marcel ! Tu parles d’un nom pour une tempête alors que ça fait plus penser à un débardeur de fort des halles. Marcel, Marcel n’est pas ce qu’on appelle un intellectuel, comme le chantait Boby Lapointe. Tout ça, c’est du vent. Il n’y a rien, c’est creux dehors et c’est vide dedans. Ou... [Lire la suite]
15 novembre 2016

un jour qui n'inspire pas grand-chose

J’arrive parfaitement à expirer, docteur mais aujourd’hui, j’ai un vrai problème d’inspiration. Je peux aspirer mais je ne peux pas inspirer. Je ne m’inspire pas et rien ne m’inspire. C’est un jour qui a commencé dans la douleur et j’espère juste qu’il ne finira pas dans le même chaos. Déjà, je suis tombé du lit. À mon corps défendant. Et s’il n’avait tenu qu’à moi, alors qu’il n’était que 3h15 de la nuit (déjà 3h15 ?) et que c’était grosse lune dans un ciel noir brillant… je me serais recouché avec cette belle image dans la... [Lire la suite]
13 novembre 2016

et pendant ce temps-là, il y en a qui patinent dans le poste

C’est amusant, il y a longtemps que je ne l’ai ni entendue, ni dite, cette expression. Dans le poste. C’est ce qu’on disait quand j’étais plus jeune et qu’un téléviseur était un poste de télévision. Aujourd’hui, on parle d’écran plat. Ça fait moins magique même si on peut se demander comment ils font pour entrer dedans, tous ces gens qu’on voit à l’intérieur, justement. Un dimanche calme. Comme après une tempête mais ça n’est pas le bon mot. Hier, ce fut un peu chargé mais ça n’a pas été désagréable du tout. Une petite, une toute... [Lire la suite]

08 mai 2016

encore 48 heures

Je les ai attendus, ces huit à dix jours de vacances. Depuis septembre, lors de mon retour un peu prématuré des Sables pour raison de tempête, je n’avais pas pris un seul jour de congé et j’avoue que plus de six mois sans repos autre que ceux des week-ends, ça fait long. Long comme autant de jours sans pain. Long comme un amour espéré qui n’arrive jamais. Long comme un début d’éternité au purgatoire. Mais heureusement, ces « petites » vacances ont fini par arriver et m’ont permis de faire la coupure dont j’avais plus que... [Lire la suite]
30 janvier 2015

en voie de disparition

Ce matin, je suis parti de chez moi, de très bonne heure, il faisait encore nuit froide et humide et j’étais quasiment le seul à marcher dans les rues, sauf quand j’ai croisé un groupe de jeunes avinés en manque de faire du bruit, sans doute car ils n’ont pas tardé à shooter dans les poubelles vides pour les renverser. Et pendant ce trajet de moins de dix minutes jusqu’au garage de la rue Ducru, j’ai eu l’occasion de croiser quelques cadavres. Et j’ai alors réalisé, subitement, qu’une espèce était en voie de disparition et je ne le... [Lire la suite]
28 avril 2014

Tom à la ferme

C’est incroyable toutes ces tempêtes que nous subissons ces jours derniers et même ce mini tsunami, hier en retournant voir comment allait Tom à la ferme, si son stage se passait bien et s’il s’en sortait. Ce mini tsunami quand, en ne regardant pas où j’ai mis les pieds, j’ai marché dans une flaque d’eau d’une profondeur insondable et de ce fait, je me suis mouillé toute la chaussure mais pas que : le bas du pantalon et la chaussette. Une façon de rester humide pour ne pas oublier, à chaque éclaircie que c’est bien une dépression... [Lire la suite]
27 décembre 2013

avec cent

On essaie de ne pas s’en faire et de faire avec. Ne pas s’en faire, comme chantait Prosper, yop la boum, en des temps dont les moins de vingt ans se moquent éperdument. Pardon, dont les moins de vingt ans se foutent gavé. Trop pas. Oui, on va dire ça, on va essayer de ne pas s’en faire et de prendre la vie comme elle vient, comme le chantait ma philosophe préférée dans les années 60 (oui, oui, ma philosophe préférée… comprenne qui pourra) et du coup, pour me donner un peu de courage avant de m’installer en mode échouage sur le canapé,... [Lire la suite]