28 mars 2019

mon grand frisé intérieur

L’autre soir, quand on m’a mis à la porte de la réception pour laquelle j’ai accompagné le président, je n’ai rien dit mais je n’en ai pas pensé moins. Je suis parti la tête haute même si j’ai énormément haussé les épaules. Oui, parce que je suis comme ça, moi. Baraqué comme un flan, peut-être mais capable des pires représailles mentalement. La notion même de courage n’a aucune limite pour moi, dans ma tête et c’est déjà beaucoup et ça compense largement le fait que je n’en ai aucun dans la vraie vie. On s’arrange comme on peut avec... [Lire la suite]

23 décembre 2016

ne pas voir Naples et mourir quand même

On respire un grand coup ou un grand bol et on ferme les yeux et on se dit que tout ira bien. Comme on n’a pas le choix, il faudra bien que tout aille. Sans préciser ni bien, ni mal, il faudra que tout aille, un point c’est tout. Un poing levé, c’est tout. Parce qu’on ne se laissera pas abattre comme ça. Certains sont tombés au champ d’horreur mais les autres, nous autres, bien plus nombreux, pas surnuméraires, non, juste nombreux. Et nous garderons la tête haute. Même si nous avons le cœur bien bas. Et l’autre, là, le terroriste, il... [Lire la suite]
09 décembre 2016

deux ailes ?

Hier, j’ai beaucoup hésité à écrire guiboles avec deux « L » ou guibolles avec un seul « L ». C’est carrément étonnant comme parfois, on peut hésiter tant et tant sur une orthographe, sur une acception ou sur un accord… Là, en l’occurrence, c’était sur le nombre d’ « L ». En temps normal, quand j’ai besoin de fuir une situation, j’ai deux solutions : soit je fais l’autruche, soit je prends mes jambes à mon cou. Et dans ce dernier cas, je ne mets qu’un seul « L » à guiboles. Alors que... [Lire la suite]
03 novembre 2015

ma plus mauvaise amie

Je n’ai pas envie et pourtant, je n’ai pas le choix, je dois bien faire avec. Il y a des jours où on a envie de rien. Le ciel est triste, la vie est grise, un seul être vous manque et tout est dépeuplé. On s’est levé avec l’envie de ne surtout pas le faire mais on l’a fait quand même. Et la seule chose qu’on puisse dire pour tenter de s’en sortir la tête haute, sans aucune fierté, pourtant, c’est « pas aujourd’hui, j’ai la migraine » en espérant que le monde entier vous fiche la paix. Une paix durable. Avec des faux airs... [Lire la suite]