02 septembre 2019

des bouloches et des peluches

J’ai un gros défaut. Je n’en ai qu’un seul, de défaut mais il est gros. Il est plus gros que le chapeau de Mireille mais plus petit que mon ego. C’est tantôt facile à vivre, tantôt un peu pénible. À la longue, on s’y fait. Mais ça peut s’avérer fatigant, parfois. Parce que je m’épuise. Mon défaut m’épuise en moins de temps qu’il ne faut pour m’en rendre compte. Quel est-il ? Mon seul défaut : c’est que je cours tout le temps et comme je cours tout le temps, je fais tout trop vite, je suis toujours dans la précipitation... [Lire la suite]

22 août 2019

je suis encore absent

Mais t’es pas là, mais t’es où, pas là, pas là… Oui, je ne suis pas là, une nouvelle fois. Je suis encore absent. Mais mon absence ne brille pas par sa présence. En réalité (et même si ça me fait un peu – beaucoup – mal de le constater, quand je ne suis pas là, personne ne s’en rend compte – donc, quand je suis là, ça doit être un peu pareil – je dois faire partie des meubles, on me voit peut-être mais on ne me regarde plus – on m’entend mais on ne m’écoute plus) ((ça, c’est de la parenthèse !)) Mais t’es pas là, mais t’es... [Lire la suite]
08 avril 2019

en léger différé

J’ai écrit ce billet hier, à Bordeaux, juste après le précédent, qui était celui du jour-même jusqu’à aujourd’hui ou c’est celui du lendemain mais aussi celui de la veille. C’est juste pour vérifier que la fonction « léger différé » de mon blog fonctionne. Parce qu’il y a longtemps que je ne l’avais pas utilisée. J’écris à un moment T, je programme la publication à un jour M et les lecteurs le découvrent dans un temps H et ainsi, tout le monde est (plus ou moins) satisfait et moi, ça m’a libéré d’un stress inutile quand je... [Lire la suite]
28 janvier 2019

complètement piqué

S’il y a une chose que je n’aime pas mais vraiment pas du tout, ce sont les piqûres. D’ailleurs, je me demande ce que j’aime le moins entre le mouvement des gilets jaunes et des casseurs réunis et les piqûres. Peut-être que pour cette dernière, on peut parler de phobie car c’est totalement irrationnel, je le reconnais alors que pour les premiers, c’est complètement sous contrôle, ma détestation. Entre les deux, mon cœur ne balance pas. Et jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne pas avoir d’insomnies à cause des premiers alors que... [Lire la suite]
13 janvier 2019

sous la bruine

Aucune trace de rien, ce matin, dans la petite rue du patron. Les émeutiers s’étaient regroupés de l’autre côté de la cathédrale, hier. Et donc, pour une fois, la première depuis des semaines, aucun pavé n’a été retiré dans sa rue. Et il n’a pas eu peur que les gilets jaunes et casseurs réunis forcent son portail, soit involontairement dans un mouvement de panique, soit volontairement histoire de pénétrer chez les autres, comme ça s’est fait à Paris ou ailleurs. Avec Claude, ils ont vécu un samedi, avec comme seule nuisance sonore,... [Lire la suite]
06 septembre 2018

la course contre le monstre

Oui. On peut le dire. On n’a qu’à le dire. On n’a qu’à dire que ma journée est quasiment terminée. Il est 15h45, je ne prends plus personne au téléphone, je ne reçois plus personne, je ne vais plus rendre visite à personne, je n’ai plus aucune course à faire, je ne veux plus avoir de contact avec quiconque qui ne serait pas moi ou Chouchou. Il me reste un chouïa de préparation à terminer pour le repas de ce soir et la salade de demain midi à composer et ensuite, ce sera « la concierge est dans l’escalier » et « il n’y a... [Lire la suite]

29 mai 2018

combien de gorgées ?

Si je comprends bien, Stéphane, vous en êtes à une étape cruciale de votre vie. Oui, docteur, j’envisage de quitter mon travail à la fin de l’année, enfin, pas tout à fait, plutôt au tout début de l’année prochaine. Après, pour l’instant, ce n’est qu’un projet, rien n’est encore annoncé et donc, forcément, négocié. Je vais attendre encore deux ou trois mois pour en parler mais de toute façon, je ne pourrai plus continuer comme ça, ces horaires nocturnes ne me conviennent plus. Ce n’est plus de mon âge. Je préfère laisser ma place à... [Lire la suite]
25 mars 2018

je l'avais bien dit

Je l’avais bien dit qu’il ne fallait pas changer d’heure. Non seulement, j’ai très mal dormi mais en plus, je me suis réveillé très tôt, dans la nuit, comme si c’était un jour de travail alors que justement non. Et en plus, je n’ai pas réussi à dormir plus longtemps que 6h30, heure locale, c’est-à-dire 5h30, heure d’hiver. Je me suis donc levé fatigué. Heureusement, je n’avais pas grand-chose à faire ce matin, si ce n’étaient mes courses pour jusqu’à jeudi et ensuite, la promenade dominicale des chiens avec le patron. Avant un... [Lire la suite]
21 décembre 2017

pédaler dans le vide ou dans la semoule

C’est malin. J’ai voulu partir à la Poste pour mettre un courrier un peu urgent, que je voulais voir arriver chez son destinataire avant Noël et comme je suis pas mal crevé de cette longue matinée stressante, je me suis dit que tiens, si je prenais mon vélo histoire de m’aérer un peu, d’une part et d’aller plus vite, d’autre part. Comme ça, la sieste sera plus proche de moi si je vais plus vite là-bas. Sauf que là, ça me semble difficile d’imaginer trouver le sommeil du juste même juste pour vingt ou trente minutes. Parce que je crois... [Lire la suite]
10 novembre 2017

le petit doigt de l'autre main

C’est vraiment compliqué de se curer le nez ou l’oreille quand on a petit doigt (ce gros rapporteur) douloureusement raide et déformé d’arthrose. À chaque fois que je fais une tentative, j’ai mal alors, j’arrête juste après avoir essayé de commencer. Et je ronge mon frein, ce qui est toujours mieux que se ronger les ongles. Ou plutôt, les petites peaux, autour, ce qui est mon cas, hélas ! Et quand je ronge mon frein, je refoule et quand je refoule, j’accumule du stress négatif et après, on se demande pourquoi je suis à cran,... [Lire la suite]