07 février 2019

déjà, les pois chiches égouttent

J’ai déjà parlé de ce paradoxe du temps qui passe, bien trop lentement quand on s’ennuie, bien trop vite quand on est heureux et qu’on aimerait tellement arrêter les aiguilles de toutes les horloges même de celles qui sont digitales. Aujourd’hui, je l’ai encore ressenti très fort. À la fin du repas (frugal), le président et moi, nous parlions de sa soirée à l’opéra, hier, pour un Barbier de Séville que je n’ai pas souhaité voir et moi, d’une question que je m’étais posée en rentrant du boulot : quel était le président de... [Lire la suite]

27 septembre 2016

la rue fantôme

J’habite dans une rue fantôme. Et c’est peut-être pour ça que les précédents propriétaires ne sont pas restés plus de douze mois dans cet appartement vu qu’ils l’ont mis en vente au bout de neuf mois. Et quand on la voit, elle, à son âge et avec son air étriqué de vieille fille pourtant mariée, on sait que ces neuf mois n’ont pas pu équivaloir à une grossesse qui aurait pu lui faire changer d’avis. Non, si ça se trouve, comme elle ne rigole que lorsque la comète de Halley passe dans le ciel, autant vous dire que ça fait déjà belle... [Lire la suite]
16 février 2016

inspiration, expiration

Je suis devant mon écran, les mains presque posées à plat sur le clavier et je me demande de quoi je vais bien pouvoir parler, aujourd’hui. Il y a beaucoup de jours avec, quelques jours entre avec et sans et de rares jours sans. Aujourd’hui, c’est un jour sans. Un jour sans inspiration. Rien. Je n’ai rien qui me vient à l’esprit. D’ailleurs, ai-je seulement encore un esprit ? Vite, des sels pour que je m’en remette. Et que mon esprit revienne. Mon esprit de sels ! Il va bientôt être l’heure de déjeuner et je ne sais même... [Lire la suite]
26 août 2015

un sur trois

Nous étions trois, jusqu’au 21 août et là, j’ai réussi à éliminer les deux autres. Parce que déjà, quand nous étions deux, ça en faisait un de trop mais quand nous avons vu arriver le troisième, il y a peut-être deux mois de cela, j’avoue que je n’en pensais pas moins même si j’ai fait bonne figure en le saluant d’un large sourire comme si nous pouvions être de connivence. Parce que moi, je n’aime pas la concurrence : ni celle de la qualité, ni celle de la quantité, ni celle de l’affectif, ni celle de la référence et encore moins... [Lire la suite]