21 septembre 2018

dans une salle obscure

J’ai hésité avant de venir au cinéma car je me sentais un peu fatigué de cette réception d’hier midi qui a duré jusqu’à plus de 22 heures mais en même temps, j’avais des choses à livrer chez le patron en prévision de son retour de Biscarrosse, tout à l’heure. Alors, j’y suis allé. J’ai choisi un film que je n’avais pas spécialement envie de voir car de toute façon, je n’avais pas plus que ça envie d’en voir un. J’y suis venu pour m’obliger à m’asseoir et passer deux heures sans bouger. Et je vais juste en profiter pour écrire mon... [Lire la suite]

31 janvier 2016

sans un seul adjectif ?

Imaginons ce que serait notre vie sans un adjectif. Non, j’ai vraiment du mal. Parce que ça signifierait qu’on ne pourrait plus, entre autres, qualifier ce que nous souhaitons dire, ce dont nous voulons parler. Par exemple. Le film d’Étienne Chatiliez, La vie est un fleuve, sans adjectif, c’est nettement moins vendeur. Ça peut faire partie d’un poème mais ça n’a aucune portée visant à faire penser que c’est un film qui peut faire sourire. Parce que la vie est un fleuve, ça reste dans une neutralité qui n’aurait pas fait venir autant... [Lire la suite]
18 octobre 2015

et Juliette

Un samedi à peine un peu plus inhabituel que ceux que je fréquente, d’ordinaire. C’est ce que j’ai vécu, principalement dans l’après-midi. En temps normal, comme je débauche avant le déjeuner et que ma semaine de travail est enfin terminée, je me fais la grosse douche et le gros shampoing qui vont bien afin d’avoir le plaisir de me sentir vraiment en week-end. Ensuite, c’est souvent le repas du midi, la plupart du temps avec les restes d’un plat préparé pour un soir de la semaine qui vient de s’écouler. C’est pratique, je n’ai qu’à le... [Lire la suite]
30 novembre 2014

sur glace ?

Hier, dans le tram du retour, il y avait du monde et parmi ce monde, il y avait une jeune fille, d’une douzaine d’années (en fait, j’en sais rien, elle faisait déjà un peu plus que son âge mais avec un corps d’enfant) qui était, elle ne pouvait pas le cacher, une phrénoglottico-myocloniphile. Elle a eu beau vouloir faire en sorte que cela ne se remarque pas mais moi, malgré mon bouquin, j’avais l’œil et même l’oreille. Surtout l’oreille. Son truc, là, la myoclonie phrénoglottique, c’est un truc comme le mal de vivre, ça ne prévient... [Lire la suite]