01 juillet 2019

solitude

Je marche sans arrêt Dans cette énorme ville Où gronde le murmure Immense de la mer, Où l’on perçoit à peine Le signe d’une étoile, Le galop d’un cheval Dans la rue, le matin, L’agile des oiseaux Sur les arbres de neige, Le cri vert des bateaux Dans les vagues de marbre. Je marche sans arrêt Perclus de solitude, Dans ces déserts mortels Tout luisants de regards. J’entends autour de moi Des plaintes étouffées, Des soupirs de bonheur Fragiles roses mortes. Heureusement ma lampe, Phare de mes automnes Brille là-bas au loin Dans le fond... [Lire la suite]

03 janvier 2019

sologamie

Je viens tout juste d’apprendre qu’on pouvait être sologame. Je connaissais la monogamie et la polygamie (cette dernière étant interdire en France et dans la plupart des pays occidentaux mais pas que) mais la sologamie, non, vraiment, pour moi, c’est une véritable découverte. Comme son nom l’indique, la sologamie, c’est le fait de vivre avec soi-même. Attention, ça n’a rien à voir avec le célibat. La sologamie, c’est un choix assumé alors que le célibat, si parfois oui, la plupart du temps, non. Et ça n’a rien à voir non plus avec la... [Lire la suite]
07 décembre 2018

la couronne de fleurs blanches avec des piments rouges

Elle m’a demandé ce qu’étaient devenues les fleurs. Lesquelles ? Lui ai-je aussitôt répliqué. Celles de mon enterrement, pardi ! Oh, mais ça fait vachement longtemps que tu n’as pas dit « pardi ! » mais non, je ne sais pas te répondre, je ne sais pas ce que sont devenues les fleurs. Je ne me souviens même pas en avoir vu, ici. En tout cas, pas depuis un bon moment. Je n’ai pas rêvé, pourtant, m’a-t-elle alors dit, sur un ton limite exaspéré. Ne t’en fais pas, des fleurs, ça se retrouve facilement. On va aller... [Lire la suite]
03 juin 2018

clin d’œil à Stéphane Mallarmé

À travers la transparence des mots, le vocabulaire D’apparition en apparition soupire en brise marine Je reçois le don du poème, les mots surnuméraires Des vers en placet futile sonnent sonnent la mâtine   Dans une tristesse d’été mon pauvre esprit fait aumône Qui me sait las de l’amer repos où ma paresse offense Quelconque est cette solitude d’une après-midi de faune Je me languis, pitre châtié, guignon ; la désespérance   Cette marchande d’herbes aromatiques aux senteurs De fleurs fanées que seul l’éventail... [Lire la suite]
05 juillet 2017

pas d'abonné au numéro que vous avez demandé

Il n’y a pas d’abonné au numéro de que vous avez demandé. Non, je suis absent. Pour un temps indéterminé. Et donc, c’est inutile de m’appeler ou de m’envoyer un SMS, je ne suis pas sûr que j’y répondrai. Je suis planqué chez moi et je ne veux voir personne. Je ne suis pas forcément d’humeur et je n’ai besoin de rien. Après, vous pouvez toujours tenter de m’envoyer un courrier et on verra bien ce qui arrivera. Mais je doute que… Parce que n’habite plus à l’adresse indiquée non plus. Non, je n’ai pas encore retiré mon nom de la boîte... [Lire la suite]
15 janvier 2017

télégramme du lendemain

Pas trop le courage d’écrire. Stop. Où en suis-je ? Ou vais-je ? Ou cours-je ? Ou courge ? Qui suis-je ? Pourquoi ce mal de tête ? Pourquoi ne pas dormir toute la journée ? Parce que. Parce que je n’ai qu’à pas avoir une vie sociale aussi intense. Question de choix. Je n’ai qu’à dire que je ne veux plus voir personne. Ni recevoir personne. Et comme ça, en bon ermite, je n’aurai plus de contrainte et je n’aurai plus aucune raison de me plaindre. Sauf s’une éventuelle solitude. Que j’aurai décidé... [Lire la suite]

07 mars 2015

clin d’œil

CLIN D’ŒIL (à Stéphane Mallarmé)   À travers la transparence des mots, le vocabulaire D’apparition en apparition soupire en brise marine Je reçois le don du poème, les mots surnuméraires Des vers en placet futile sonnent sonnent la mâtine   Dans une tristesse d’été mon pauvre esprit fait aumône Qui me sait las de l’amer repos où ma paresse offense Quelconque est cette solitude d’une après-midi de faune Je me languis, pitre châtié, guignon ; la désespérance   Cette marchande d’herbes aromatiques aux... [Lire la suite]
20 décembre 2014

la vie commune

Une journée banale. Ordinaire. Voire insignifiante. C’est la journée de ce samedi, que je viens de passer. Je dis « que je viens de passer » car à un peu plus de 17h, je considère que la journée est quasiment terminée. Et c’est comme dans les tarifs de parkings publics : toute journée commencée est considérée comme achevée (et non pas due, c’est la seule différence.) Et ce temps qui passe sans que rien d’autre ne se passe me laisse indifférent. Si ce n’est que j’ai remarqué qu’il ne s’est rien passé et que l’instant... [Lire la suite]
21 octobre 2014

AIDS

Le séducteur quitte à l’appel du soir Un corps qui s’abandonne, une sorte de vie, Un goût de miel, une seconde victoire Sur le temps, sur la mort : jour enseveli.   En jouant le jeu de la fin d’une liaison De deux solitudes : amour, conclusion, rien ; Une poignée de cendres fait capitulation, Décrocher la lune fut au-dessus de tes moyens.   Il ne te reste que la musique du temps À travers bois, entre le zéro et l’infini ; Le fond du problème, c’est vivre au présent (sombre comme la tombe où... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 14:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 juillet 2014

sans laisser d'adresse ?

L’adresse à laquelle j’ai habité et qui m’a le plus plu, que je trouvais la plus belle et sans doute, la plus en harmonie avec mon moi profond c’était quand j’habitais à Saint-Prix, dans le Val d’Oise. Je me souviens parfaitement de cette révélation quand j’avais vu le nom sur la plaque de la rue. De la ruelle. Oui, je veux habiter là, m’étais-je écrié en sourdine dans ma tête mais pas trop fort pour ne pas que tout le monde l’entende car ça ne regardait que moi, finalement. Et je n’étais jamais peu fier de donner mon adresse à qui me... [Lire la suite]