15 novembre 2019

points d’hésitation

Ah non, vous m’avez mal compris, je n’ai pas écrit « point d’hésitation » ni « point d’hésitations » mais bel et bien « points d’hésitation » car je viens tout simplement de voter à ma majorité absolue (j’étais le seul votant et j’ai dit oui) la création d’un nouveau signe de ponctuation : les points d’hésitation. Parce que quand j’écris quelque chose, parfois, j’hésite entre le point d’exclamation et le point d’interrogation, d’une part et entre rien et rien quand je suis justement en train... [Lire la suite]

22 avril 2019

c'est la pleine saison des asperges

Peut-on dire que j’ai le syndrome d’asperges ? Oui, parce que quand c’est la pleine saison, comme en ce moment, j’en achète toutes les semaines et j’en cuisine des blanches et des vertes mais jamais en même temps. Une asperge. C’est toujours soit l’une, soit l’autre, des deux variétés. Deux asperges. Et pour demain, j’ai prévu de ne servir que des vertes. Trois asperges. D’abord en entrée et puis en plat. Quatre asperges. Parce que demain soir, j’ai un dîner, non pas de gala mais un dîner de clôture de travail. Cinq... [Lire la suite]
08 août 2017

effraction intellectuelle

Pendant que j’étais en week-end, il se pourrait bien que quelqu’un est entré dans mon blog et se soit permis d’écrire des billets à ma place. Pourtant, je n’avais rien dit à personne, sauf au patron et au président, puisqu’ils étaient concernés. Normalement, personne ne savait que je ne serai pas là pendant deux jours trente. Eh bien quoi, qu’est-ce qui vous choque ? C’est l’expression « deux jours trente » ? On dit bien trois heures trente ou quatre-vingt, pourquoi pas deux jours trente. Ça correspond à deux jours... [Lire la suite]
06 mai 2016

les gros bras

Aujourd’hui, je vais remplir une mission d’intérim pour quelques heures. Je vais jouer aux déménageurs. Enfin non, je vais jouer au déménageur. Pas besoin de pluriel quand je parle de moi. Je sais bien que j’ai des gros bras (mentalement) mais pas au point de me croire être deux ou trois personnes en une seule. Je vais donc jouer au déménageur. Au charroyeur. Au transbahuteur. Au camionneur. Au transporteur. Nous serons trois dans un Citroën Jumper et je vais me la péter mollement en faisant croire que je suis un fort à bras mais en... [Lire la suite]
15 avril 2016

le cruciverbiste éreinté

Alors, en un horizontal, espèce d’appesantissement physique, en 10 lettres. Bien sûr, comme je débute seulement la résolution de cette grille, je n’ai aucun indice et c’est quand même vachement difficile. De toute façon, c’est comme dans le reste de la vie, c’est le premier pas qui compte même s’il n’est jamais le plus facile à faire. Bon, espèce d’appesantissement physique… en dix lettres… déjà, on sait que c’est un mot au singulier, donc, je ne vais pas mettre de S à la fin. Et en un vertical ? En 10 vertical, ramollies, en 10... [Lire la suite]
16 mai 2015

ma reine Christine

Ça fait deux fois que je croise Christine dans le tram, en allant à ou en revenant de Mériadeck. Elle va penser que je le fais exprès, car deux fois, c’est déjà un début d’habitude. Christine, c’est une ancienne amie perdue de vue depuis près de dix ans. Elle avait collaboré à l’avant-dernier numéro de la Langue de Bœuf, avec son mari, Peter, allemand, encore et je ne sais pas pourquoi mais la vie a fait son travail de sape et nous ne nous sommes plus vus, plus fréquentés sans raison valable. Mercredi, je me demande si je n’ai pas été... [Lire la suite]