26 février 2018

je n’y comprends rien, c’est vrai que je suis mort ?

Je suis mort. Ça signifie donc que c’est faux puisque j’énonce l’information au présent. Ou alors, ce n’est qu’une vue de l’esprit comme pour un auteur qui écrit un roman dans lequel, un de ses personnages dit qu’il est mort. Là, c’est un effet de style. Écrire à la première personne du singulier. Un choix délibéré. Certainement pour mettre le lecteur en condition. Mais si on sort de l’aspect littéraire de la chose, si je dis : je suis mort. C’est donc une contre-vérité. Mais si, avant, j’ai pris le soin de préciser que je ne... [Lire la suite]

15 janvier 2018

vivre avec son temps présent

Ce matin, j’ai vécu un moment à la fois extraordinaire et banal. Banal parce que ce moment-là était quasiment le même pour tous les autres, pour tous ceux que j’ai croisés. Que ce soit sur le chemin pour aller à la station de tram ou dans ce dernier ou encore, dans les rues, autour de la place des Quinconces. Il était à peine huit heures quand je suis sorti de chez moi. Le jour, cette grosse feignasse, était encore au lit et se tapait comme une grasse matinée, ce qui est inadmissible, un lundi matin. Le dimanche, passe encore mais le... [Lire la suite]
23 octobre 2017

à n'importe quel prix

J’ai un peu réfléchi à ce que j’ai dit à propos de quoi j’allais réfléchir, avant-hier, au sujet des prix littéraires drôles et marginaux, histoire de ne pas tomber dans le piège de la consommation des Goncourt et autres marronniers. Et j’en suis venu à la conclusion suivante : c’est très difficile d’imaginer des prix encore plus originaux et encore plus amusants que ceux qui existent déjà et pourtant, et pourtant… Et pourtant, j’ai eu quelques idées que je voudrais brièvement exposer ici avant qu’elles ne partent en fuyant vers... [Lire la suite]
17 juin 2017

est-ce que « avant », ça compte quand même ?

Je ne sais pas ce qui m’a pris mais ce midi, avant de déjeuner, pendant que je faisais réchauffer les restes du plat de mardi soir dernier, j’ai pris le roman que je suis en train de lire et je suis allé me poser délicatement sur un transat de la terrasse, non, dans un transat, sur la terrasse. J’étais bien, j’avais la tête à l’ombre (et donc, j’avais la tête ailleurs, aussi) et le reste du corps au soleil. Ou plus exactement : sous le soleil. Pas à côté. Pas n’importe où. Et ce qui devait arriver arriva. Et ce qui devait... [Lire la suite]
02 janvier 2016

et s'il n'était pas une fois

On va partir de ce principe. Que pour une fois, s’il n’était pas une fois, y aurait-il alors eu des princesses au bois dormant qui pourraient se faire réveiller d’un simple et chaste baiser (à peine sur leurs lèvres fermées) par un prince charmant. Quand j’étais petit, j’aimais les contes mais ça n’était pas ce que je préférais. Je n’ai pas de souvenir d’histoire que me racontaient mes parents. J’ai des souvenirs de livres pour enfants que je lisais dans mon lit. Et en particulier, un soir, je lisais un roman adapté à mon âge, bien... [Lire la suite]
07 septembre 2015

zéro virgule soixante-quatorze kilomètre carré

Debout depuis un moment, quand j’ai discrètement ouvert un store électrique du séjour, j’ai vu qu’il faisait encore un peu nuit alors que moi, j’avais encore  un peu sommeil mais que je l’avais perdu et donc, il valait mieux me lever pour ne pas perdre mon temps à le chercher dans le lit, toutes lumières éteintes. Et là, je me suis fait un café dosette, une fois n’est pas coutume et j’ai bouquiné, j’ai terminé le roman que j’avais en cours, une trentaine de pages et découvrir un dénouement auquel je ne m’attendais pas et en... [Lire la suite]
31 octobre 2014

baston du matin, chagrin

Il y a des matins où ça commence plutôt mieux que d’autres mais comme il se pourrait qu’on n’ait pas droit au bien-être intégral (attention, je n’ai pas parlé de bonheur mais juste de bien-être), très rapidement, les événements, la vie, notre environnement nous rappelle à l’ordre et remet les choses en place : un peu de soucis, du stress et de la tension difficile à maîtriser ou à contourner. Impossible de faire comme si de rien n’était. On a marché dedans et ça reste collé au mental. Il faut faire avec. La journée ne sera pas... [Lire la suite]