17 mars 2020

un mot sur trois

Dans le cadre du confinement général annoncé hier soir par Emmanuel Macron, je suis au regret de vous informer que pour le troisième paragraphe, il n’y aura qu’un mot sur trois afin de bien respecter la distance entre eux et pour que l’épidémie de ce satané coronavirus ne s’aggrave pas plus qu’elle ne l’est déjà. Conscient de la gêne occasionnée, j’ai fait le maximum pour que la compréhension de ce magnifique texte soit la moins pénalisée possible et je compte sur l’exceptionnelle intelligence de mon lectorat (et de ma lectorate) pour... [Lire la suite]

11 décembre 2019

forfait dépassé

Non pas que j’y mette quelque mauvaise volonté que ce soit mais je dois annoncer une chose à Mymy que j’aurais préféré ne pas avoir à lui annoncer mais comme il ne faut pas faire l’autruche, plus à nos âges (nous avons le même malgré le fait que je reste plus jeune qu’elle) mais à force de me souhaiter des happy birthdays et des joyeux non-anniversaires depuis quelques jours, je suis au dramatique regret de lui dire que son forfait est déjà épuisé. Elle n’a plus le droit de me souhaiter quoique ce soit d’autre que bonne année, à... [Lire la suite]
05 décembre 2019

encore une petite goutte ?

Madame Mymy, j’ai le regret de vous faire part de votre erreur de diagnostic. En effet, mon légiste m’a confirmé que je n’avais pas de crise de goutte mais probablement un problème de nerf coincé ou de muscle froissé. Il faut dire que certains de mes muscles sont plutôt susceptibles et il en faut peu pour qu’ils se froissent, qu’ils prennent la mouche et me le fassent payer. M’en fous. Parce que quand c’est comme ça, je ne vais plus à la salle de sport et là, en l’occurrence, je n’irai pas avant le début de l’année prochaine, sauf... [Lire la suite]
23 août 2018

et si tu n'existais pas

Et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ?... Peut-être tout simplement parce que si tu n’existais pas, j’aurais peut-être fait la connaissance de quelqu’un d’autre avec qui j’aurais pu aussi vivre une très belle histoire. Va savoir. Après tout, peut-être que si tu existais ailleurs que dans ma vie, ça n’aurait pas changé le monde. En plus, tu existais avant qu’on se rencontre et tu continueras d’exister après qu’on se perde de vue. En tout cas, si tu n’avais pas existé dans ma vie, j’aurais vécu autrement.... [Lire la suite]
11 avril 2018

mettre un peu d'os dans son vain

Contre toute attente, alors que la nuit du mardi au mercredi est historiquement une nuit calme, dans mon boulot, elle fut plus dure, plus longue et plus pénible que la première, celle de la reprise après une semaine de vacances. Sans doute parce que, hier encore, j’avais vingt ans (ou presque) et j’étais dans cette euphorie due à l’insouciance de tout jeune âge. Mais depuis hier, j’ai divisé par trois mon capital fraîcheur et là, je me sens un peu, beaucoup, passionnément décrépi. Alors, ce matin, en revenant du boulot, pour une fois,... [Lire la suite]
04 avril 2018

c'est comme ça et pas autrement

En gros, je n’ai pas le choix, si j’ai bien compris. C’est comme ça et pas autrement. C’est dommage. C’est vrai, ça, il aurait pu y avoir concertation et alors, les choses auraient pu se passer différemment mais là, non, manifestement, ce n’était pas le propos. Ni le but. Alors, contre mauvaise fortune, bon cœur, je n’ai plus qu’à incliner mais pas trop pour ne pas prendre le risque de tomber la tête la première dans une espèce de fosse ténébreuse. Tous les trous ne sont pas accueillants. Et qu’on n’aille pas imaginer que j’ai... [Lire la suite]
15 octobre 2015

l'épidémiologiste

Je pense que j’ai raté une vocation. Enfin, pas vraiment raté. Elle m’est apparue sur le tard donc, je ne peux pas avoir de regret. Il n’empêche qu’aujourd’hui, à un peu plus de mon demi-siècle, je me dis que j’aurais pu être un très bon épidémiologiste. Très bon, que dis-je ? Un excellent épidémiologiste. Et que si j’aurais pu l’être à mon âge actuel, j’ai conscience que je n’aurais pas pu l’être en ayant vingt ans de moins. Car si jeunesse savait… Et moi, je ne savais pas. J’étais comme tous les autres. Aujourd’hui, je sais.... [Lire la suite]
02 mars 2015

vide-grenier

Il est 6h du matin, un lundi. Un lundi où je ne travaille pas comme tous les lundis à de rares exceptions saisonnières près. Je suis déjà debout, sur le pied de guerre (quelle vilaine expression !) et il me reste deux heures trente avant que je ne descende prendre le tram pour la gare St Jean et partir comme si je partais en vacances sauf que je ne pars pas en vacances, pas au sens où je l’entends d’habitude : aller découvrir des lieux que je ne connais pas, des villes, des pays… Non, là, je vais en terre connue, en terrain... [Lire la suite]