28 juillet 2018

et si le petit Chaperon rouge et le loup avaient des trous de mémoire ?

Le petit Chaperon rouge venait de partir pour rendre visite à sa mère-grand, dans une maison pour gens atteints d’une maladie qu’on n’osait pas vraiment citer de peur d’être contaminé rien qu’en disant son nom, le plus simple étant de l’oublier systématiquement, son nom. Ce qui n’était pratique que pour les malades eux-mêmes mais pour les autres, l’oublier, c’était un peu dangereux car il ne fallait pas, en plus, oublier d’aller rendre visite à ses proches, quand on en avait qui étaient atteints et qui n’avaient pas pu rester... [Lire la suite]

29 mai 2018

combien de gorgées ?

Si je comprends bien, Stéphane, vous en êtes à une étape cruciale de votre vie. Oui, docteur, j’envisage de quitter mon travail à la fin de l’année, enfin, pas tout à fait, plutôt au tout début de l’année prochaine. Après, pour l’instant, ce n’est qu’un projet, rien n’est encore annoncé et donc, forcément, négocié. Je vais attendre encore deux ou trois mois pour en parler mais de toute façon, je ne pourrai plus continuer comme ça, ces horaires nocturnes ne me conviennent plus. Ce n’est plus de mon âge. Je préfère laisser ma place à... [Lire la suite]
23 mai 2018

aimer et s'enfuir vite

C’est un peu ça, le problème. Non, pardon, c’est un peu ça, mon problème. Dans ma vie, je n’ai fait que ça. Aimer et m’enfuir vite. Ou peu s’en faut. Car, si je suis capable d’aimer à la puissance 100 voire 1000, je ne sais pas cultiver ça au point d’en vivre longtemps. Hormis deux ou trois exceptions, évidentes. Mais pour le reste, pour le quotidien, dès que je tombe dans un cycle routinier, j’ai envie d’autre chose. Je ne suis jamais content de ce que j’ai ou de ce que je fais. Et pourtant, le confort apparent du train-train... [Lire la suite]
07 décembre 2017

ni pour, ni contre mais zut, crotte, quoi

Je n’ai rien contre lui-même si je n’avais rien pour non plus. Je dis juste que trop, c’est trop. Je suis effaré de cette démesure qui n’a pas cessé de toute la journée d’hier. Les chaînes de télé et de radio monopolisées exclusivement autour de l’événement.  Programme unique pour tout le monde. Et pourquoi pas jusqu’à la fin de la semaine ? Le prochain match de foot retransmis à la télé pourrait n’être joué que sur une pelouse à l’effigie du rockeur mort. La messe télévisée de dimanche pourrait lui être consacrée. Tous les... [Lire la suite]
12 mai 2017

seize jours fériés consécutifs

Demain, je serai en congés pour deux semaines. Ça va me faire seize jours fériés consécutifs. Parce que qui dit congés, ne dit pas forcément vacances et c’est justement ce qui m’attend. Je ne pars pas. Je ne pars pas en voyage. Je vais aller chercher mes parents pour que nous allions ensemble à Nantes, pour un week-end et j’irai passer une journée à Toulouse. Après, si nous décidons d’aller passer trois ou quatre nuits à Biscarrosse, ça sera un petit dépaysement mais ça ne sera pas ce que j’appelle des vacances, où on va découvrir un... [Lire la suite]
28 avril 2017

j’avoue que j’ai (un peu) peur

Tout comme il existe des plafonds de verre qui n’arrivent pas à sauter sans qu’on s’explique vraiment pourquoi, je ne sais pas réellement justifier ce sentiment de crainte qui m’habite un peu plus fort de jour en jour depuis dimanche. Oui, parce que dimanche soir, une fois le moment d’euphorie passé, je suis retombé dans le réel. Dans la crudité de la vérité du quotidien. J’ai eu du nez quand j’ai dit que je m’étais abstenu d’ouvrir une bouteille de Prosecco pour arroser une certaine victoire car il ne fallait évidemment pas brûler la... [Lire la suite]

13 mars 2017

si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien

Écrire dans le vide, écrire pour rien. C’est ça. Si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien. Tout ça. Tout ce que j’avais envie de dire, aujourd’hui, je l’aurai dit pour des prunes. Comme si j’avais parlé à un violon et pissé contre un mur. Aucune oreille ne m’aura entendu. N’aura entendu mon cri. Pas un cri désespéré, non, juste un cri d’existence après une espèce de sieste qui s’est légèrement éternisée. Pas un cri qui fait peur, à la Munch, non, juste un cri dans le vide, un cri pour rien. Un écrit comme un chuchotement. À peine... [Lire la suite]
01 décembre 2016

mes meilleurs collègues

Il y en a, quand on pense à eux, ça fait du bien et je ne parle pas forcément de son conjoint, de sa meilleure amie ou de son meilleur ami ou de certains membres de sa famille, non, je parle aussi de celles et ceux qui sont parfois, souvent moins proches mais présents quand même. Et la plupart du temps (ou de temps en temps), à leur corps et à leur esprit défendant. J’en veux pour preuve certain(e)s collègues de travail. En tout cas, en ce qui me concerne. Et là, j’ai envie de parler d’eux, à mots couverts et à discrétion. Il y en a,... [Lire la suite]
27 avril 2016

poser un jour de travail

On ne sait pas trop de quel pays elle vient, Ann Beyron, mais une chose est certaine, elle semble plutôt bien dans sa peau. Il faut dire qu’elle passe plus de la moitié de sa vie à ne rien faire d’autre que voyager autour du monde, prendre du bon temps dans les salles de sport, se détendre des journées entières sur une plage, se faire des cinémas, aller au restaurant avec ses copines et faire du shopping, ensuite et elle a une femme de ménage qui lui évite toutes les corvées quotidiennes. Elle doit avoir un secret, peut-être ne... [Lire la suite]
21 novembre 2015

dans le collimateur de ces gros gentils ?

Avertissement :tous les gros mots comme « con » ont été remplacés par « gentil », au singulier comme au pluriel, dans ce billet. Et si c’était encore un coup de ces sales gros gentils de terroristes ? C’est ce que j’ai rapidement pensé tout à l’heure, vers midi (il était 11h59) alors que je venais de me connecter et que la connexion Internet a été brutalement coupée chez moi. Je venais de prendre ma douche du samedi,  j’avais lancé ma lessive hebdomadaire et je voulais un peu voir, lire et pourquoi... [Lire la suite]