26 juin 2019

je n’arrive toujours pas à comprendre

Alors que je suis capable d’écrire rédibitoir… rhédibhit… raidi… rédhibitto… rédhibitoire du premier coup, sans jamais hésiter, je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir su que le mot « impair » pouvait s’accorder en genre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au féminin. Mais le pire, c’est qu’à force d’y penser et d’y repenser, j’ai même réalisé, ce matin, que ça s’accordait également en nombre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au pluriel et donc, a fortiori, au féminin pluriel. Par exemple, si je joue aux boules... [Lire la suite]

03 octobre 2017

à la différence d'hier

À la différence d’hier, hormis tout le travail que j’ai abattu de sang presque froid, ce matin, au boulot, cet après-midi, je pense que je vais d’abord me reposer avant de me mettre à certaines corvées qui m’attendent. Elles n’ont qu’à s’armer de patience. D’un peu de patience. Voire de beaucoup de patience. Parce que je ne suis pas vraiment d’humeur badine. Ou alors, éventuellement, à sortir celle de mon placard à punition et à m’en servir contre ceux qui me casseraient un peu trop les pieds. Ou les oreilles. Il y a des jours, comme... [Lire la suite]
17 mai 2017

Kiloutou ?

Ce matin, ça a commencé par une première punition. Dans le but d’organiser le déménagement du bureau de la barrière de Pessac. Et je peux vous dire que si j’avais su, je serais resté dans mon coin. Ça a commencé par tenter d’appeler Kiloutou et, bien sûr, je suis tombé sur un robot qui m’a proposé plusieurs choix : si vous voulez le service clients, tapez 1, si vous voulez un autre service clients, tapez 2, si vous préférez un troisième service clients, tapez 3 et ainsi de suite. Je n’ai tapé personne même si j’aurais pu prendre... [Lire la suite]
11 août 2016

gruiforme

Finalement, on n’est jamais sûr de rien. On ne peut compter sur personne, tout compte fait. J’aurais dû et j’aurais pu m’en douter mais parfois, j’ai encore un peu de naïveté en moi, une naïveté résiduelle. Et je pense que c’est bien d’en avoir quelques miettes au fond de moi sinon, si j’étais complètement incrédule, systématiquement sceptique ou totalement pétri de certitudes (voire les trois à la fois), la vie n’aurait plus aucun charme. Au moins là, j’ai encore quelques surprises, des petits moments de plaisir, des moments... [Lire la suite]
03 juillet 2015

météo à la carte

Dans la famille météo, je demande la douceur ensoleillée d’un climat tempéré en plein été... Pioche ! Pourtant, j’avais bien dit que j’étais contre la canicule. Et je n’ai pas fait que le dire puisque j’ai aussi voté contre. Mais encore une fois, je constate qu’on n’a pas pris ma voix en considération. Que mon avis importe si peu que la prochaine fois, je m’abstiendrai. Ou alors, je vais vraiment devenir dictateur et tous ceux qui ne m’auront pas cru avant, seront vite cuits par ma colère et mes sentences punitives. Dans la... [Lire la suite]
24 mai 2015

pied au beurre noir

Ça m’apprendra à vouloir faire le malin avec le nom des orteils. Souvenez-vous, dans mon billet du 18 mai dernier, celui qui s’intitulait « sur le bout des doigts » Oui, parce que je suis comme ça, moi, je fais le kéké et ensuite, je suis tout surpris parce que je viens de me prendre un pied dans le tapis. Alors qu’il aurait tellement mieux valu que je me contente de prendre mon pied sur le tapis, ce qui aurait été nettement plus agréable. Surtout si ça avait été un tapis en peau de bête. Je ne peux pas dire que ça fait... [Lire la suite]

03 avril 2015

à, de

Il en est des prépositions comme bon nombre d'autres astuces grammaticales de la langue française. Il semble bien que les deux suivantes : "à" et "de" soient toujours utilisées à plus ou moins bon escient. Alors, aujourd'hui, nous allons faire dans le culturel et donner une leçon qui, je l'espère, sera ferme et définitive. Quand la préposition a une fonction possessive, il est d'usage de se servir de "de" et non pas de "à" ou non pas d'"à". Moyen mnémotechnique pour se le mettre en mémoire : "de de et pas... [Lire la suite]
20 novembre 2014

tourner la page

Peut-être même que ce qui m’a le plus fasciné, dans le concert de mardi soir, à l’Auditorium de Bordeaux (voir billet du 19 novembre), c’est sans doute la présence du petit tourneur de pages. D’abord, j’ai vu arriver les deux virtuoses et dans leurs pas, le petit mec habillé de noir, avec une allure d’étudiant voire de lycéen en costume. D’une sobriété efficace. Il a attendu que le pianiste s’installe pour s’asseoir à son tour. On l’apercevait plus qu’on  ne le voyait, derrière la corpulence du musicien russe à la bedaine un peu... [Lire la suite]
14 août 2014

les pieds dans l'eau

Il pleut, il fait beau, il pleut, il bruine. Il bruine et il grise mine, dehors. Il bruinasse et tantôt, il fait beau et tantôt il fait moche. L’eau bruine comme si elle se croyait utile pour rafraîchir les estivants sous un soleil accablant qui a préféré prendre la fuite. La fuite d’eau. Il bruine et il est mort le soleil que tous les nuages du monde pleurent. Ils sont tous là en cortège funèbre comme au temps des chrysanthèmes. Il bruine à tombeaux ouverts. Et il va bientôt falloir remiser voire revendre tous nos bermudas et nos... [Lire la suite]
18 novembre 2013

reproches

- Alors ?  Tu me le dis ou pas ? - Euh... - J'attends... - Ben oui... - Ben oui, qui ? - Monsieur... - Pardon ? - Oui, monsieur... - Allez, je t'écoute, il est temps, je n'ai pas que ça à faire, moi ! - Oui... - Oui, quoi ? - Oui, c'est vrai, monsieur... - C'est vrai, quoi ? - C'est vrai que je suis allé travailler aujourd'hui... - Non mais tu te rends compte de ce que tu as fait, sale petit garnement ? - ... - Tu me dis que tu es de repos, que tu vas te détendre et voilà que je te prends à rentrer du bureau ! -... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 04:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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