19 mars 2016

dont dix

Onze ans dans cette entreprise étrange et pénétrante, comme les odeurs qu’elle dégage. Oui, parce que quand on bosse chez un mareyeur, même dans les bureaux, on sent le poisson. Mais pas que. On sent le poisson mort. Et ça, il y a des matins où c’est plus difficile que d’autres. Mais contre mauvaise fortune, bon cœur, on s’accroche et on n’oublie pas de mettre une fleur à son fusil sinon, ce sont ses jambes à son cou qu’on risque de prendre. Et voilà, j’y vais chaque matin, du mardi au samedi, jours fériés compris, sauf quand c’est le... [Lire la suite]