02 février 2017

la poésie comme cache-misère

Hier, j’ai présenté un poème à la place d’écrire un billet. Car parfois, quand vraiment ça n’est pas possible, quand je sais, quand j’ai compris que je ne pourrai rien écrire, il me reste la poésie. Et j’ai le choix entre vous faire lire celui composé par quelqu’un d’autre (connu ou non) ou un que j’ai moi-même écrit, puisque je m’y suis remis (surtout en fin d’année dernière, d’ailleurs) mais hier, je n’avais pas la tête à même reprendre une de mes créations, je n’avais la caboche qu’à ses vieilles douleurs, qu’à sa migraine,... [Lire la suite]

25 novembre 2016

mes deuxièmes émois de lecteur

Ensuite, est arrivé l’âge où j’ai pu débloquer les quelques cent francs (et quelques centimes) de mon livret d’épargne et je peux vous dire qu’en 1976 ou 1977, cent francs, ça permettait d’en acheter par mal, des bouquins, en collections de poche. Et c’est ce que j’ai commencé à faire : vider mon capital pour me cultiver. Pour prendre mon pied avec des œuvres littéraires mais attention, comme je ne voulais rien faire comme tout le monde, je me suis d’abord axé sur la poésie et le théâtre, deux arts dont j’aurais aimé être partie... [Lire la suite]
05 novembre 2016

est-ce que ça a un rapport avec la choucroute ?

Pour un peu, j’aurais été dispensé de publier un billet dans mon blog, aujourd’hui car en voulant l’ouvrir, à plusieurs reprises, j’ai eu des messages d’erreur me signalant que le site n’était pas disponible. Alors, comme ce n’est pas ma journée, je me suis dit que tant qu’à faire, autant hausser les épaules et baisser les bras (en même temps, ça n’est pas toujours chose aisée) une fois pour toutes et aller m’allonger sur le canapé et fermer les yeux jusqu’à ce que… non pas que mort s’ensuive mais jusqu’à ce que… jusqu’à ce que…... [Lire la suite]
04 novembre 2016

pendant ce temps, dans le cabinet de consultation

Je pense que je n’ai pas tout compris. Soit je me suis fait avoir dans les grandes largeurs, soit je n’ai pas tout compris. J’espère seulement (et surtout) que c’est moi qui n’ai pas tout compris. Je m’explique : hier, je suis allé consulter un spécialiste pour les maladies liées à la poésie parce que j’avais un début de poétite (voir billet d’avant d’hier) et j’en ai fait un compte rendu que je trouve parfaitement résumé (voir billet d’hier.) Sauf que, sur le moment, je n’ai pas fait plus attention que ça mais quand même,... [Lire la suite]
24 octobre 2016

soldes monstres, tout doit disparaître

Soldes monstres avant liquidation, tout doit disparaître… Soldes monstres sur tout un lot de muscles ayant moyennement servi, environ 20 ans sur près de 58. Beaucoup sont en bon état, quelques-uns en très bon état, d’autres ont nettement plus servi et mériteraient un contrôle technique mais dans l’ensemble, ils peuvent tous servir et même plutôt bien servir. Bien sûr, ils ne sont malgré tout pas de la première jeunesse et ne seront jamais comme des muscles tout neufs. Tricheurs et amateurs de produits dopants s’abstenir. Soldes... [Lire la suite]
10 avril 2016

on n'est pas sérieux quand on a cinquante-sept ans

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin - A des parfums de vigne et des parfums de bière... Est-on plus sérieux quand on en a dix de plus ? J’aimerais revenir à cette époque, bénie et maudite d’entre toutes, où je menais... [Lire la suite]

03 janvier 2016

boulevard St Michel

Est-ce que j’étais fan de toi ? On ne peut pas dire ça mais je t’aimais bien car tu sortais du lot. À une époque où j’étais adolescent, tu as fait partie de ceux qui m’ont ouvert un horizon même si je t’ai considéré comme un peu moins important que d’autres à qui je t’ai comparé. On a beaucoup parlé de toi, depuis quelques années, principalement parce que tu étais malade. Et la chronique de ta mort annoncée m’a un peu sidéré. On dit que c’est la vie. Tu devais partir en septembre, tu es parti en tout début d’année. Peut-être... [Lire la suite]
07 septembre 2015

zéro virgule soixante-quatorze kilomètre carré

Debout depuis un moment, quand j’ai discrètement ouvert un store électrique du séjour, j’ai vu qu’il faisait encore un peu nuit alors que moi, j’avais encore  un peu sommeil mais que je l’avais perdu et donc, il valait mieux me lever pour ne pas perdre mon temps à le chercher dans le lit, toutes lumières éteintes. Et là, je me suis fait un café dosette, une fois n’est pas coutume et j’ai bouquiné, j’ai terminé le roman que j’avais en cours, une trentaine de pages et découvrir un dénouement auquel je ne m’attendais pas et en... [Lire la suite]
30 mai 2015

il n'existe pas de poème sur la douleur

J’ai cherché s’il existait des poèmes sur la douleur autre que celle, plus psychologique d’un deuil, de la rupture amoureuse ou du mal de vivre, qui ne prévient jamais mais qui arrive, toujours l’air de rien mais non, personne n’a jamais écrit de poème post-opératoire. Personne n’a jamais versifié sur le pansement qui cache une cicatrice en cours de formation. Personne n’a jamais chanté le fait de ne savoir dans quelle position se mettre pour avoir moins mal à défaut de ne plus avoir mal du tout car quand on croit que la douleur... [Lire la suite]
23 janvier 2015

la soirée d'un faune

Déjà, je n’ai jamais vraiment ça, « l’après-midi d’un faune », de Nijinski, c’est une pièce de ballet qu’on a peut-être trop vu et revu sans qu’elle soit jamais vraiment modernisée. Déjà, le poème de l’autre Stéphane, là, le Mallarmé, j’ai toujours eu du mal avec alors que j’aime globalement bien cet auteur même s’il est très souvent hermétique mais non, en fait, c’est le sujet même qui me dérange, qui ne me parle pas et qui m’ennuie. Et hier soir, même si on a craint justement de le re-re-revoir, cet Après-midi d’un Faune,... [Lire la suite]