12 septembre 2018

dans l'eau de la claire fontaine

Dans l’eau de la claire fontaine, elle se baignait toute nue… Non, d’abord, ce n’est pas dans une claire fontaine que ma mère se baigne depuis qu’on est à Biscarrosse mais dans la piscine de la maison du patron. Et en plus, elle met toujours un maillot une pièce, maman, pour aller à l’eau. Je ne l’imagine pas du tout se baigner toute nue. C’est évidemment très beau, la poésie mais il faut savoir garder la tête sur les épaules et ne pas dire n’importe quoi dès qu’on parle de ma mère. Une saute de vent soudaine, jeta ses habits dans... [Lire la suite]

04 juin 2018

ce n’est pas qu’une question de Stéphane

Absolument pas. Ce n’est pas du tout une question de Stéphane, une question de prénom. Ce n’est pas parce que je m’appelle Stéphane, que j’aime tous les autres Stéphane, surtout, les célèbres. Bon, je reconnais qu’il y en a certains pour qui j’ai un vrai sentiment d’attachement, de respect et d’admiration mais ils ne sont pas légion. J’aime beaucoup l’écriture de Stéphane De Groodt, j’aime la personnalité ambigüe de Stéphane Bern, j’aime bien et j’aimais beaucoup Stéphane Audran, qui avait une putain de classe. En revanche, je suis... [Lire la suite]
23 octobre 2017

à n'importe quel prix

J’ai un peu réfléchi à ce que j’ai dit à propos de quoi j’allais réfléchir, avant-hier, au sujet des prix littéraires drôles et marginaux, histoire de ne pas tomber dans le piège de la consommation des Goncourt et autres marronniers. Et j’en suis venu à la conclusion suivante : c’est très difficile d’imaginer des prix encore plus originaux et encore plus amusants que ceux qui existent déjà et pourtant, et pourtant… Et pourtant, j’ai eu quelques idées que je voudrais brièvement exposer ici avant qu’elles ne partent en fuyant vers... [Lire la suite]
04 septembre 2017

l'heure de la sorti-ie

Pour beaucoup d’enfants et d’adolescents, aujourd’hui, c’est le jour R. Le jour de la rentrée. Il fait gris, il pleut, il automne et ça tombe pile poil pour coller avec le sentiment que les vacances sont bel et bien finies. Pour ma part, c’est ma dernière semaine avant quinze jours de congés mérités comme jamais. Il n’empêche que moi, le jour de la rentrée des classes, j’aimais bien ça quand j’étais scolarisé. Que ce fut en primaire, au collège ou au lycée. Pourquoi j’aimais ça le premier jour d’école ? Parce que j’adorais... [Lire la suite]
01 août 2017

la complainte de Rutebeuf

Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte Ce sont amis que vent me porte Et il ventait devant ma porte Les emporta   Avec le temps qu'arbre défeuille Quand il ne reste en branche feuille Qui n'aille à terre Avec pauvreté qui m'atterre Qui de partout me fait la guerre Au temps d'hiver Ne convient pas que vous raconte Comment je me suis mis à honte En quelle manière   Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus... [Lire la suite]
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09 avril 2017

quand il est mort, le poète

Quand il est mort, le poète, il y aura quarante ans dans deux jours, je me suis senti triste, comme dans la chanson car ce poète-là, c’est lui qui m’a donné le goût des vers et je l’avais même choisi pour mon oral de rattrapage au bac français puisque je m’étais ramassé à l’écrit (3/20 à la grande déconvenue de ma prof de français qui n’a pas compris pourquoi j’avais fait un tel hors-sujet : ne parler que de mon antimilitarisme sur un commentaire de texte qui parlait de la mort) et c’est sa pomme, au poète, qui m’a sauvé... [Lire la suite]

03 avril 2017

celle qui aime où elle habite

Peut-être que d’abord, il y a eu Bardot. À la grande époque. La Bardot. Celle qui a été connu par la planète entière. Universellement. Un mythe, une beauté typique de ces années 60. Plantureuse tout en ayant la taille fine. Blonde et blonde et blonde. Actrice, chanteuse et grand défendeur des droits de tous les animaux. On oubliera certains dérapages de ces vingt dernières années pour ne garder que l’aura de la gloire qu’elle a connue car on a été fier d’elle. Après, dans un ordre qui pourrait plus être apparenté à du désordre, il y... [Lire la suite]
17 février 2017

Philippe a une araignée dans le slip

Que ceux qui se sont inquiétés pour moi (et je peux vous avouer qu’ils ne sont pas légion) soient soulagés car je n’avais pas de migraine, hier même si j’ai publié un poème, hier. Il ne faudrait pas croire qu’un madrigal équivaut systématiquement à une céphalée. Parfois, je peux avoir envie de prendre quelques vers comme ça, juste pour le plaisir. Et quand j’ai découvert ce texte de Rimbaud, je suis tombé sous le charme tout en me demandant si ce n’était pas un faux. Mais non, même s’il n’est pas typique de l’écriture rimbaldienne, il... [Lire la suite]
02 février 2017

la poésie comme cache-misère

Hier, j’ai présenté un poème à la place d’écrire un billet. Car parfois, quand vraiment ça n’est pas possible, quand je sais, quand j’ai compris que je ne pourrai rien écrire, il me reste la poésie. Et j’ai le choix entre vous faire lire celui composé par quelqu’un d’autre (connu ou non) ou un que j’ai moi-même écrit, puisque je m’y suis remis (surtout en fin d’année dernière, d’ailleurs) mais hier, je n’avais pas la tête à même reprendre une de mes créations, je n’avais la caboche qu’à ses vieilles douleurs, qu’à sa migraine,... [Lire la suite]
25 novembre 2016

mes deuxièmes émois de lecteur

Ensuite, est arrivé l’âge où j’ai pu débloquer les quelques cent francs (et quelques centimes) de mon livret d’épargne et je peux vous dire qu’en 1976 ou 1977, cent francs, ça permettait d’en acheter par mal, des bouquins, en collections de poche. Et c’est ce que j’ai commencé à faire : vider mon capital pour me cultiver. Pour prendre mon pied avec des œuvres littéraires mais attention, comme je ne voulais rien faire comme tout le monde, je me suis d’abord axé sur la poésie et le théâtre, deux arts dont j’aurais aimé être partie... [Lire la suite]