27 juin 2020

pour ton anniversaire

Mon cœur, pour ton anniversaire, j’aurais aimé t’offrir quelque chose que personne ne t’a jamais offert. J’ai cherché. J’ai imaginé t’offrir une belle aurore boréale mais ce n’est plus trop la saison, là, vu que l’été a commencé, dans notre hémisphère, au nord. J’ai alors pensé à t’offrir un bel ensoleillement pour tous les mois à venir, un bel ensoleillement pour que tu puisses continuer à bronzer, à prendre des couleurs mais avec de la pluie, la nuit, de la pluie pour que les fleurs et les plantes de ta terrasse continuent de... [Lire la suite]

22 juin 2020

au confessionnal

Mon père, je viens vous voir parce que j’ai fait des choses… Comment dire ? Des choses pas très bien. Je vous écoute, mon fils. Il faut que je vous dise tout de suite ce dont il s’agit ou je peux digresser un peu et parler de la pluie et du beau temps, avant ? Faites comme bon vous plaira, mon fils, c’est vous qui venez pour vous confesser, faites-le comme vous le sentez, comme bon vous semble, Dieu est patient, à la différence de tant de ses ouailles, la plupart du temps égarées. Euh… Excusez-moi, mon fils, je m’égare, je... [Lire la suite]
06 juin 2020

l’autre pilulier

J’ai un deuxième pilulier mais pas pour des médicaments ou des compléments alimentaires, non, c’est juste pour des pilules, des gélules et des comprimés qui m’ont été prescrits par un marabout et que j’ai payés au black et dont je n’ai pas trop le droit de parler mais là, nous ne sommes qu’entre nous, je ne crains rien et vous non plus, qui me lisez car je ne vais citer aucun nom ni aucune marque ni rien. Je vais rester évasif et donc, ne prendre aucun risque car de toute façon, je ne veux pas non plus me retrouver avec la police sur... [Lire la suite]
19 avril 2020

occupation terrassière (billet contaminé au Covid 19)

Bon, hier, c’était la dernière après-midi de soleil avant jeudi prochain puisque dans les quatre prochains jours, nous ne devrions avoir que de la pluie. Nous ne devrions recevoir que de la pluie. Être envahi de nuages épais et lourds comme si le confinement n’était pas assez une punition en soi, avec ce temps maussade, comme si nous allions devoir supporter une double peine. Alors, hier, j’ai profité de ce soleil, ma foi plutôt chaud, et j’ai pris de l’avance sur la suite des événements météo. Mais je n’ai pas réussi à lire. J’étais... [Lire la suite]
16 décembre 2019

l'amitié

L'amitié Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simples bagages Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la Terre Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse Alors, ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi, tu viendras Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d´autres visages Donner... [Lire la suite]
03 novembre 2019

je suis là, bêtement, devant l’écran de mon ordinateur

Dimanche matin, il pleut. Je ne le vois pas mais je le sais. Il fait encore nuit mais comme il est très tôt, la ville est silencieuse et je peux entendre la pluie qui continue de tomber et le vent qui continue de souffler. On ne lui a pas dit que souffler n’est pas jouer et donc, il fait le malin, là. Il joue un peu au kéké avec ses gros bras et ses grosses joues joufflues car il sait que tout le monde a peur de lui mais en réalité, c’est du vent, tout ça, ce n’est que du vent et si on y regarde de plus près, ça ne tient pas la route.... [Lire la suite]

03 octobre 2019

mince, ils sont déjà 20h30

Mince, ils sont déjà 20h30*. Oui, je sais, normalement, j’aurais dû dire ou écrire : « il est déjà 20h30 » mais je ne vois pas pourquoi on dit « il est déjà 20h30 » alors que les « 20h30 qui sont déjà », ce sont des heures (vingt) et une demi-heure au féminin pluriel. Alors, j’aurais même dû mettre directement : « mince, elles sont déjà 20h30 » dans le sens de « elles sont déjà vingt, les heures et trente, les minutes » et là, personne n’aurait levé aucun sourcil ni haussé... [Lire la suite]
10 août 2019

un samedi matin ordinaire

Ça aurait pu être un samedi matin ordinaire mais je ne suis pas sûr que ça le soit ou que ça le reste. D’abord, je me suis levé un peu trop tôt pour quelqu’un qui ne travaille pas, qui ne travaille plus et pourtant, Dieu (s’il existe) sait que je fais partie de ceux à qui appartiennent le monde, en règle générale et matinale. Mais là, quelque chose m’a poussé hors de mon lit, comme une envie pressante de savoir quelque chose que j’ignorais encore. Comme un pressentiment. Mais aussi, comme si j’entendais la pluie tomber parce qu’elle... [Lire la suite]
26 juillet 2019

il paraît que demain, vendredi, il va pleuvoir

On nous annonce de la pluie pour demain. À l’heure où j’écris ce billet, nous sommes jeudi et à l’heure où il sera publié, nous serons vendredi. Et il devrait donc pleuvoir. Si seulement ça pouvait être vrai. Même ne serait-ce qu’un tout petit peu vrai. Je ne demande pas une totale vérité mais une partielle. Même avec un faible pourcentage. Comme les matières grasses des produits allégés. Parce que moi, je peux le dire haut et fort, j’en ai un peu assez de ne plus pouvoir respirer autrement qu’en transpirant. Je suis tellement en... [Lire la suite]
21 juillet 2019

Nora va aux camions (le lancement)

Ça, c’est ce qu’on appelle un lancement. C’est la première phrase du texte écrit uniquement avec des lettres qui ne dépassent pas les frontières des lignes d’un cahier à carreaux. Avec des lettres qui ne dépassent pas les bornes. La syntaxe n’est pas extraordinaire car on ne doit surtout pas dire qu’on va aux camions mais qu’on va chez les camions. C’est comme pour quand on va au docteur. Ça dépend si on y va pour une consultation médicale (on va alors chez le docteur) ou pour un plan cul (on va au docteur) mais moi, mardi après-midi,... [Lire la suite]