24 mai 2020

je ne peux pas, j’ai piscine

En ces temps de déconfinement, il est normal de recevoir des invitations car ceux qui vous invitent sont en manque et je crois que je dire, en toute modestie, que je suis le roi de l’alibi et de l’excuse réunis car je n’aime pas froisser mes amis ou mes relations moins proches. Il n’y a guère que ceux que je n’aime pas qui m’indiffèrent mais en général, ceux-là ne m’invitent jamais ou alors, c’est une erreur. Enfin bref, là, par exemple, si vous m’invitez, je vous dis que non, je ne peux pas, j’ai piscine. Là, par exemple, des... [Lire la suite]

12 mai 2020

difficile de faire une photo officielle (billet déconfiné)

me serait très difficile de me faire faire une photo officielle pour mettre dans toutes les mairies, tous les bâtiments administratifs, dans tous les foyers de tout mon peuple, opposants compris (surtout chez les opposants, d’ailleurs) et dans tous les lieux publics : piscines, parcs, jardins, forêts, montagnes, plages et tout et tout. Parce que tout bon dictateur qui se respecte se doit d’avoir une bonne communication pour conserver une image omniprésente et permettre à ses sujets de le révérer comme il se doit. Mais aussi,... [Lire la suite]
22 août 2019

je suis encore absent

Mais t’es pas là, mais t’es où, pas là, pas là… Oui, je ne suis pas là, une nouvelle fois. Je suis encore absent. Mais mon absence ne brille pas par sa présence. En réalité (et même si ça me fait un peu – beaucoup – mal de le constater, quand je ne suis pas là, personne ne s’en rend compte – donc, quand je suis là, ça doit être un peu pareil – je dois faire partie des meubles, on me voit peut-être mais on ne me regarde plus – on m’entend mais on ne m’écoute plus) ((ça, c’est de la parenthèse !)) Mais t’es pas là, mais t’es... [Lire la suite]
05 août 2019

nous sommes sur le pont, en attendant de davigner

Nous sommes sur le pont, moi et mon égo, en attendant qu’on nous autorise à davigner. Je suis rentré hier soir, de Biscarrosse et là, je retrouve mes habitudes de bordelais, sans piscine au pied de la terrasse quand je suis dans le séjour et sans chiens pour me permettre de retrouver mes treize ans, comme à chaque fois que je joue avec eux. Je retrouve les corvées inhérentes à mes us et coutumes quotidiens dont les courses du lundi matin. Et tout à l’heure, je retrouverai mon fauteuil relax sur la terrasse pour un moment de... [Lire la suite]
24 juillet 2019

le trépied

Comme je fais toujours trop vite, évidemment, ce qui devait arriver, arriva et je n’ai pas pu faire la troisième photo de la série que j’aurais pu intituler « triptyque » si je n’avais été totalement surpris par cette nouvelle vague de canicule. Hier, nous étions encore à Biscarrosse, enfermés dans la maison avec interdiction d’aller se baigner dans la piscine pour cause de risques d’insolation majeurs (avec un S car ce sont les risques qui sont majeurs, pas l’insolation, quoique…) et avec pas plus de réseau la veille que le... [Lire la suite]
10 juillet 2019

ça m’a fait du bien de repartir encore deux jours

Ça m’a fait (beaucoup) de bien de repartir (encore une fois) deux jours. D’abord, parce que personne ne s’en est rendu compte si ce ne sont le patron, Claude et les deux chiens qui eux, m’ont vu puisque je suis retourné les voir à Biscarrosse, dans leurs quartiers d’été. Et pendant ces « un peu moins de » deux jours, j’ai cuisiné, mangé avec mes amis, joué avec les chiens, caressé les mêmes chiens, dormi au premier étage, dans une chambre qui donne sur la piscine et sur le golf et la forêt, bien au calme et j’ai même fait la... [Lire la suite]

21 mai 2019

un grand pas pour l’Humanité

Samedi matin, j’ai fait l’ouverture de la piscine Tissot, à Bacalan. Je préfère y aller juste au début de l’horaire car c’est le seul moment où  on peut nager à peu près tranquillement sans être gêné par les autres et inversement. J’avais un seul objectif : faire cinq cent mètres et utiliser les dernières entrées qu’il me reste avant la fin du mois, c’est-à-dire trois. Maintenant, il ne m’en reste plus que deux. Et comme je serai sur la région parisienne, de lundi à mercredi prochains, il faut savoir que je viendrai... [Lire la suite]
07 avril 2019

j’peux pas, j’ai pas piscine

Aujourd’hui, je ne peux pas, je n’ai pas piscine. Mais j’ai autre chose alors tant pis, ça sera sans moi. Parce qu’il faut bien que je puisse faire tout ce que j’ai à faire maintenant que j’ai du temps libre devant moi. Mais je me demande si c’est bien utile que je continue de courir comme je le fais parce que là, franchement, courir, d’accord, mais après quoi ? Ça, c’est une autre paire de manches. Ou une autre paire de collants. Donc, ce matin, j’ai décidé que j’allais commencer à freiner un peu. À ralentir ma course contre le... [Lire la suite]
04 avril 2019

j'peux pas, j'ai piscine

Aujourd’hui, je ne vais pas pouvoir écrire, j’ai piscine avec ma mère. Oui, parce qu’il faut qu’elle essaie les nouvelles palmes qu’on lui a prêtées avant d’en acheter une paire à elle. Alors, je vais l’accompagner car comme elle marche avec une canne, dans la rue, je me dis que je la lui tiendrai, la canne, dans l’eau et les acteurs du Grand bain n’ont qu’à bien se tenir, je vais faire un numéro de claquettes avec une canne à la main comme dans les grandes comédies musicales américaines mais moi, comme je suis meilleur que tout le... [Lire la suite]
12 septembre 2018

dans l'eau de la claire fontaine

Dans l’eau de la claire fontaine, elle se baignait toute nue… Non, d’abord, ce n’est pas dans une claire fontaine que ma mère se baigne depuis qu’on est à Biscarrosse mais dans la piscine de la maison du patron. Et en plus, elle met toujours un maillot une pièce, maman, pour aller à l’eau. Je ne l’imagine pas du tout se baigner toute nue. C’est évidemment très beau, la poésie mais il faut savoir garder la tête sur les épaules et ne pas dire n’importe quoi dès qu’on parle de ma mère. Une saute de vent soudaine, jeta ses habits dans... [Lire la suite]