07 septembre 2017

la sentence : un jour de réclusion

La sentence est tombée brutalement : au réveil, cette nuit, en allant travailler, j’ai tranché dans le vif du sujet et j’ai donné le verdict de mes délibérations. Ça n’a pas été simple et j’ai dû fermement batailler pour atteindre mon objectif. Finalement, c’est lors d’un vote à main levée que je me suis obtenu tout seul la majorité non seulement relative mais surtout, absolue. Aujourd’hui, je serais donc condamné à un jour de réclusion. À perpétuité. Jusqu’à ce que nuit s’ensuive. Parce que c’était la meilleure peine que je... [Lire la suite]

16 octobre 2015

le dictateur promulgue trois décrets à effet immédiat

Je m’auto-sacre dictateur jusqu’à ce que mort s’en suive et n’en déplaise aux esprits chagrins, à partir d’aujourd’hui, je promulgue les trois premiers décrets que j’ai décidés de faire appliquer immédiatement et sans contestation sous peine de se voir déporter dans un pays aux mains d’extrémistes religieux ou politiques afin de faire voir ce qu’il en est, d’en chier, à tous ceux qui seront réfractaires à mes choix. À partir de ce vendredi 16 octobre 2015, il est désormais autorisé d’interdire tout ce qui ne me convient pas. À... [Lire la suite]
04 mai 2015

en voie de disparition

On parle toujours des animaux en voie de disparition, dans la forêt amazonienne, dans les endroits où on construit des parcs de loisirs, dans des jungles lointaines où la main de l’homme a choisi de mettre le pied… Justement, choisir de mettre le pied. Ce n’est pas la peine qu’on aille aussi loin pour parler d’espèces en voie disparition. Non, il suffit de regarder chez nous, en France et de se focaliser sur l’Aquitaine et enfin, de zoomer sur Bordeaux, pour ne parler que de cette ville dans laquelle je vis et dans laquelle je me... [Lire la suite]
24 octobre 2014

lueurs matutinales

Ce que j’aime le plus, au petit matin, c’est quand la ville dort mais plus moi. Quand la ville n’est plus polluée de rien. De si peu de véhicules à moteur… de si peu de piétons noctambules imbibés pour la plupart, fatigués pour tous… de si peu de singes hurleurs… de si peu de bruit et de fureur, de bruit et de mouvement, comme si tout avait été débranché. Sauf moi. Ou même si je l’avais été, moi-même, je serais le premier à être sorti de son état léthargique. Combien j’aimerais être et rester le seul, bien souvent. Combien cet état me... [Lire la suite]