09 novembre 2015

la routine, quoi

4h10. Le réveil sonne, j’ouvre un œil, je me réveille et je me lève, tu ne te réveilles pas car je fais très attention à ne pas te bousculer et à ne pas faire de bruit et c’est une nouvelle journée qui  commence. La routine, quoi. 4h12. Je remonte le drap sur tes épaules nues car j’ai peur que tu attrapes froid, on ne sait jamais, il a beau ne pas faire froid, nous dormons la fenêtre entrouverte et au petit matin, c’est souvent là que ça peut faire le plus mal. 4h13. Ma main caresse ta nuque et la naissance de tes cheveux.... [Lire la suite]

20 février 2015

tram de nuit

Ce matin, aucun lapin n'a tué de chasseur. Mais moi, j'ai tué mon sommeil en me levant à 4h20 comme tous les matins. Et je me suis préparé et je suis descendu dans la rue pour attendre mon tram quelques minutes. Celui de 4h50. En temps normal. Sauf que là, ce matin, il bruinassait, un temps pas vraiment normal, tout à fait supportable ni totalement insupportable. Mais j'aurais alors préféré rester sous la couette et prendre un peu plus de temps pour petit-déjeuner mais je n'avais pas assez fait, j'ai pris un en-cas avec moi pour le... [Lire la suite]
30 janvier 2015

en voie de disparition

Ce matin, je suis parti de chez moi, de très bonne heure, il faisait encore nuit froide et humide et j’étais quasiment le seul à marcher dans les rues, sauf quand j’ai croisé un groupe de jeunes avinés en manque de faire du bruit, sans doute car ils n’ont pas tardé à shooter dans les poubelles vides pour les renverser. Et pendant ce trajet de moins de dix minutes jusqu’au garage de la rue Ducru, j’ai eu l’occasion de croiser quelques cadavres. Et j’ai alors réalisé, subitement, qu’une espèce était en voie de disparition et je ne le... [Lire la suite]
04 mars 2014

encore paumé du petit matin

Je me lève et je me bouscule parce que sinon, je me connais, je crois me connaître, je vais aller me mettre, m’asseoir, me vautrer sur le canapé, histoire de donner le change et je vais laisser filer le temps, tire, tire l’aiguille, ma fille et alors, contre mauvaise fortune, j’aurai bon cœur quoiqu’il arrive. Je vais préparer le café, noir et je vais regarder par la fenêtre. Il fait nuit, noire. Encore nuit. La rue est sèche. Il fait nuit d’un noir encre de seiche. Pas même sympathique. Je vais faire avec. Je vais sortir la salade... [Lire la suite]