09 mars 2018

ChouKali

Tout à l’heure, je vais aider le patron pour aller chercher les chiens. Seul, il pourrait les tenir tous les deux en laisse mais c’est plus agréable quand on est deux. D’autant que la petite Kali, ce véritable mâle manqué, elle tire, elle tire, elle tire et pas que l’aiguille, ma fille, non, elle tire comme si elle était attirée par un aimant. Et moi, derrière, je cavale. Et ça fait sourire les badauds et les passants qui passent, quand ils voient un mec avec des cheveux blancs se faire mener par le bout du nez pas un petit bout de... [Lire la suite]

06 mars 2018

tiens, il pleut !

Tiens, il pleut ! Il faut dire qu’il y avait longtemps. Au moins deux jours. Et là, ça me semble être de l’eau de grosse pluie, genre giboulée. Oui, parce que sur la terrasse, les traces ne sont pas les mêmes que quand il s’agit d’une bruine ou d’une simple ondée. Non, là, ça ressemble à  une bonne pluie de derrière les fagots, une bonne pluie des familles. Je me répète, mais ça m’a tout l’air d’être une giboulée. Comme au mois de mars. Pardon ? Nous sommes au mois de mars ? Ah oui ? Déjà ? Enfin non, je... [Lire la suite]
23 février 2018

du haut de mes douze ans chétifs

C’était en 1972. L’année scolaire qui allait de septembre 1971 à juin 1972. J’avais douze ans et j’entrais au lycée Denfert-Rochereau, section collège, à St Maixent, dans les Deux-Sèvres. Une nouvelle année dans un nouvel établissement avec des nouveaux professeurs et peut-être des nouveaux camarades mais ça, ce n’était pas gagné d’avance. Ça ne me dérangeait pas outre mesure car j’avais déjà commencé à écrire des histoires dans lesquelles j’avais vraiment des amis même parmi certains profs ou pions. J’étais comme ça, moi, je... [Lire la suite]
20 janvier 2018

double vie et triple sec

Finalement, aujourd’hui, c’est comme si j’avais vécu au moins deux vies pour ne pas dire trois. Je sais, ça ne sert à rien de dire « au moins » si ensuite, j’écris « deux pour ne pas dire trois » mais c’est un effet de style, donc, totalement volontaire de ma part. Je suis encore parfaitement conscient de toutes mes paroles, actes et pensées. Et rien qu’avec cette mise au point, j’aurais déjà rempli quasiment un paragraphe. Je suis le roi du remplissage. Mais pas que. Pas que du remplissage. Le roi tout court,... [Lire la suite]
07 janvier 2018

qui a débranché la prise ?

Bon, c’est un dimanche sans voiture, à Bordeaux. Ça ne changera pas ma vie parce que je n’ai pas prévu d’aller en ville, cet après-midi. J’ai choisi de me la couler douce (avec les pluies de ces derniers jours, j’aurais pu me la couler douche, aussi) et je pense que j’ai bien mérité cette journée de repos car j’ai vécu une semaine tellement calme qu’elle m’a encore plus crevé que si ça avait été le tourbillon habituel. Alors, je me fais porter pâle et je reste le plus possible en position allongée depuis que je suis revenu du marché... [Lire la suite]
21 décembre 2017

pédaler dans le vide ou dans la semoule

C’est malin. J’ai voulu partir à la Poste pour mettre un courrier un peu urgent, que je voulais voir arriver chez son destinataire avant Noël et comme je suis pas mal crevé de cette longue matinée stressante, je me suis dit que tiens, si je prenais mon vélo histoire de m’aérer un peu, d’une part et d’aller plus vite, d’autre part. Comme ça, la sieste sera plus proche de moi si je vais plus vite là-bas. Sauf que là, ça me semble difficile d’imaginer trouver le sommeil du juste même juste pour vingt ou trente minutes. Parce que je crois... [Lire la suite]

16 décembre 2017

adoption

Je suis presque prêt. Je suis changé, vêtu de vêtements pas encore portés parce que là, c’est enfin le week-end pour moi. Et parce que tout à l’heure, je vais faire une rencontre importante. Sans doute importante. Je vais rencontrer Sherpa. Un Lhassa Apso. D’un an et demi, je crois. Encore un gamin, quoi. Je vais faire sa connaissance et le ramener en voiture. Le sortir de là où il est « enfermé » depuis un certain temps. Et ensuite, pour lui, ça sera sans doute un monde meilleur. Je l’espère. Oui, je vais à la SPA de... [Lire la suite]
03 décembre 2017

après la crème renversée, le gâteau débordé

Quand j’ai ouvert la porte du four, j’ai demandé comment ça allait, au gâteau qui était en train de cuire : « Je suis débordé » m’a-t-il répondu, comme ça, l’air de rien. Non, pas vraiment l’air de rien puisque ce qu’il venait de me dire, ce n’était jamais que la vérité la plus nue. Car en effet, il était plus que débordé, il était débordant. Il débordait de partout. De chaque côté du moule à cake. « Forcément, je devais être un gâteau à la rhubarbe, tous ceux que vous avez fait jusqu’à maintenant, c’était dans des... [Lire la suite]
02 décembre 2017

un chausseur sachant chausser

Quelle étonnante mais plaisante aventure que celle d’hier après-midi, alors que j’ai retrouvé le patron et Claude en ville. Ils devaient se rendre rue Voltaire pour voir des chaussons et je me suis dit que je pouvais venir les saluer en faisant comme si je les croisais par hasard dans la rue. Tiens, vous ici, quel heureux hasard ! Justement, j’avais un livre pour toi, patron et je vais vous rendre la lampe de poche de Claude, je n’ai pas réussi à l’ouvrir pour changer les piles. J’ai peur qu’elle ne se casse. Hélas, je me demande... [Lire la suite]
19 novembre 2017

je ne suis pas d’humeur à ce qu’on me prenne pour Paul Sneijder

C’est peut-être parce que je vais plutôt bien, ces deux ou trois derniers jours que je ne fais que râler. Que rien ne me va. Comme si j’avais besoin quelque chose n’aille pas bien pour compenser le fait que je n’aie pas de problème majeur. Si ce n’est pas malheureux, ça… Je peste contre le jury de Danse avec les Stars qui sur-notent Camille Lacour mais sous-notent Tatiana Silva (c’est ça, son nom ?) Je me fous de savoir que Johnny Hallyday est hospitalisé et qu’il va sortir bientôt. Je ronchonne déjà à cause de toutes ces... [Lire la suite]