16 août 2019

ma modestie dût-elle en souffrir

Un de mes problèmes, depuis toujours (même si ça a tendance à s’arranger un peu), c’est que je manque de confiance en moi. Et donc, comme en parallèle, je me sens un peu au-dessus de la moyenne, je dois gérer ce paradoxe et ce n’est pas si facile que ça. Je pense que je suis un peu au-dessus de la moyenne car, dans mes vies professionnelles, je suis toujours passé pour l’intellectuel de service. En effet, j’étais souvent le seul à lire, à aller au cinéma, au théâtre, à l’opéra, dans les musées… Bref, comme j’étais célibataire... [Lire la suite]

07 février 2019

déjà, les pois chiches égouttent

J’ai déjà parlé de ce paradoxe du temps qui passe, bien trop lentement quand on s’ennuie, bien trop vite quand on est heureux et qu’on aimerait tellement arrêter les aiguilles de toutes les horloges même de celles qui sont digitales. Aujourd’hui, je l’ai encore ressenti très fort. À la fin du repas (frugal), le président et moi, nous parlions de sa soirée à l’opéra, hier, pour un Barbier de Séville que je n’ai pas souhaité voir et moi, d’une question que je m’étais posée en rentrant du boulot : quel était le président de... [Lire la suite]
07 avril 2018

mort un jour de grand soleil

Le printemps a ses paradoxes. C’est sans doute le jour le plus beau depuis le début de l’année qu’on apprend la mort d’un poète. Il faudra bien qu’on fasse avec. Pour beaucoup de gens, il était méconnu mais moi, je le suivais, de plus ou moins près, de plus ou moins loin et j’ai toujours gardé une tendresse, un intérêt pour lui. Jacques Higelin, je l’ai connu quand j’étais ado, dans la période où je me suis émancipé, que je fréquentais des gens qui avaient des goûts différents des miens, plus rebelles et donc moins conformistes et... [Lire la suite]
26 février 2018

je n’y comprends rien, c’est vrai que je suis mort ?

Je suis mort. Ça signifie donc que c’est faux puisque j’énonce l’information au présent. Ou alors, ce n’est qu’une vue de l’esprit comme pour un auteur qui écrit un roman dans lequel, un de ses personnages dit qu’il est mort. Là, c’est un effet de style. Écrire à la première personne du singulier. Un choix délibéré. Certainement pour mettre le lecteur en condition. Mais si on sort de l’aspect littéraire de la chose, si je dis : je suis mort. C’est donc une contre-vérité. Mais si, avant, j’ai pris le soin de préciser que je ne... [Lire la suite]
31 octobre 2016

à l'échelle de l'humanité

Je ne parcours pas que des grandes œuvres littéraires, loin de là mais j’aime lire. Et parfois, contre toute attente et contre toute habitude, je me mets à des ouvrages qui ne sont pas de la famille des romans. Malheureusement, depuis un peu plus d’un an, principalement parce que je ne prends plus le tram pour aller travailler (horaires incompatibles), j’ai perdu le temps de me plonger dans un bouquin, maintenant, ça reste de l’occasionnel. C’est dommage et ça me manque. On perd vite la routine de la lecture. Cependant, parfois, je... [Lire la suite]
24 mai 2016

la nature s'en remettra peut-être mais nous ?

Non, ce n’est pas grave de bloquer un pays qui rencontre déjà pas mal de difficultés. Ce n’est pas grave de paralyser un pays qui est en pleine crise. Un pays qui doute de lui tout en étant tellement arrogant. Le paradoxe est  un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre mais ce pays-là, oui. Ce pays-là, c’est le mien, c’est la France. C’est un pays en état d’urgence mais on n’a jamais autant manifesté qu’en ce moment (le « autant » reste à prouver mais on n’est plus à ça près, si ?) et chacun fait ce qui lui... [Lire la suite]

24 octobre 2015

on en revient toujours aux mêmes

On a beau dire, on a beau faire, on en revient toujours aux mêmes. Et là que nous sommes samedi à juste midi, c’est presque comme tous les samedis midis depuis que le monde est monde. C’est l’éternel retour des choses et du temps qui passe. La routine bien réglée comme les aiguilles d’une horloge. On n’y peut mais. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Oui, en tout cas, c’est ainsi que moi je vis, à peine un peu perdu dans cette immensité régulière. Un petit grain de sable dans une clepsydre de laquelle je ne pourrai sortir un... [Lire la suite]
25 août 2015

J moins quelque chose

Les paradoxes du temps conjugués à ceux de l’être humain. Difficile à gérer. Nos impatiences et notre envie que le temps ne passe pas trop vite. Tout dépend du contexte, en réalité. Quand ça nous arrange, on a envie d’être rapidement trois semaines plus tard parce que c’est vachement long d’attendre encore plus de vingt jours pour avoir ce qu’on désire. Mais en revanche, quand on est en vacances, on trouve que le temps passe bien plus vite que lorsqu’on est au boulot. Pour ne prendre que ces deux exemples. Tiens, moi, par exemple, je... [Lire la suite]
05 février 2015

de mauvaise grâce

Y a des jours, on préfèrerait qu'il fasse nuit. Déjà qu'il fait encore forcément nuit quand je me lève pour aller travailler et que non, ce n'est pas un mauvais rêve, c'est bien l'heure de se lever, de se préparer et d'y aller. T'as pas le choix, mon p'tit gars. C'est comme ça, la la la la la. Y a des jours où tout est pesant. Même le moindre vêtement qu'on enfile pèse une tonne et ça forme comme une chape de plomb sur les épaules. Oui, sur les épaules. Même le slip et même les chaussettes. Tout ça, parce qu'on préfèrerait rester... [Lire la suite]
27 novembre 2014

mes heures de sorgue

Mes heures de sorgue sont plus courtes que mes nuits. Plus courtes alors que ce sont les nuits les plus longues de l’année. Celles de novembre et de décembre. Même si celles de janvier devraient faire partie mais non, psychologiquement, celles de janvier, on a l’impression qu’elles tendent vers la lumière. Parce qu’on retourne aux beaux jours. Qui sont autant une expression qu’une réalité. Les beaux jours, ça peut aussi exister en hiver quand ils sont courts. Ce n’est pas parce qu’il fait nuit tôt que pendant qu’il fait jour, on ne... [Lire la suite]