22 juin 2019

Caleçons ? Tessons ? Calissons ?

Ce qui me dérange, entre autres, chaque lendemain comme aujourd’hui vis-à-vis d’hier, c’est quand on est envahis de caleçons. Non pas que je n’aime pas les caleçons mais ça dépend du caleçon en lui-même et de la personne qui le porte car bien souvent, surtout quand c’est très moulant, ce n’est pas si avantageux que ça. Mais attention, ça ne veut pas dire que ce n’est réservé qu’aux gens bien foutus sinon, l’industrie du caleçon aurait fait faillite depuis longtemps. Eh bien voilà, chaque année, c’est entre autres ce que je déplore,... [Lire la suite]

09 février 2019

Gilles et John (acte 5)

Bonjour Gilles et John, puis-je vous poser quelques questions au sujet du grand débat national ? Bonjour, uniquement si vous n’êtes pas journaliste et si ça vous fait plaisir de nous revoir. Sinon, non. Oui, je confirme que je ne suis pas journaliste, juste un sociologue qui s’intéresse de près à votre mouvement et à la pertinence qu’il a. Dis-moi, Gilles, c’est bien pour nous, un sociologue ? Je pense, John, sinon, on le fout dehors. On n’a qu’à dire que oui. On va bien voir en fonction des questions. Oui, donc, on va... [Lire la suite]
05 février 2019

service après-ventes des manifestations bonjour que puis-je pour vous ?

Service après-ventes des manifestations des agiles et jeunes et cas soc’ réunis, un instant je vous prie… Ne quittez pas, le S.A.V. de manifestations des agiles et jeunes et cas soc’ réunis va prendre votre app…  Oui, merci d’avoir attendu, bonjour, que puis-je pour vous ? Bonjour, voilà, je suis agile et jeune et ça fait douze week-ends que je vais manifester un peu partout où on me dit d’aller et j’aimerais savoir comment ça va se passer pour le coup de pouce du président, celui qu’il a annoncé en décembre, qu’on a... [Lire la suite]
09 janvier 2019

pour la première fois de ma vie, j’ai de la peine pour les gilets jaunes

Pour la première fois (et sans doute pour la dernière fois) de ma vie, j’ai de la peine pour les gilets jaunes (sans majuscules, s’il vous plaît) et ce n’est pas un scoop car dès le premier jour de leur mobilisation, je me suis insurgé contre leur mouvement que je ne comprenais pas tout comme je n’ai jamais très bien compris l’intervention de Jacline Mouraud avec sa vidéo que je n’ai vu que partiellement à la télévision et c’était très bien comme ça car sinon, je me serais étouffé d’indignation et à l’heure qu’il est, je serais mort... [Lire la suite]
04 juin 2015

on va se promener ?

Avant-hier, j’ai écrit un billet dans lequel je disais que je comprenais les chiens d’appartement qui tournaient un peu en rond chez eux, faisant sans cesse les mêmes pas, prenant tout le temps les mêmes chemins et allant tout le temps à la même fenêtre pour voir ailleurs s’il se passe quelque chose. Cet ailleurs qui est bien loin, vu d’un cinquième étage. Comme un film d’animation en projection privée mais autant vous dire que le scénario est assez médiocre et la distribution ne brille pas par sa pertinence. On a quand même affaire à... [Lire la suite]
24 octobre 2014

lueurs matutinales

Ce que j’aime le plus, au petit matin, c’est quand la ville dort mais plus moi. Quand la ville n’est plus polluée de rien. De si peu de véhicules à moteur… de si peu de piétons noctambules imbibés pour la plupart, fatigués pour tous… de si peu de singes hurleurs… de si peu de bruit et de fureur, de bruit et de mouvement, comme si tout avait été débranché. Sauf moi. Ou même si je l’avais été, moi-même, je serais le premier à être sorti de son état léthargique. Combien j’aimerais être et rester le seul, bien souvent. Combien cet état me... [Lire la suite]
28 juillet 2014

escale à tort (et à travers)

Je me souviens, quand j’étais petit, il n’y avait pas beaucoup d’escalators dans les magasins de là où j’habitais et même dans le métro, quand nous allions sur Paris, hormis dans les grands magasins, éventuellement, je n’ai pas souvenir que c’était une chose normale dans notre quotidien. Et de ce fait, quand il y en avait un, secrètement, j’espérais que nous allions le prendre et je souriais jusqu’à mes oreilles car c’était un peu comme une fête. C’était un temps où les enfants que nous étions étaient encore capables de s’émerveiller... [Lire la suite]