28 mai 2021

pourquoi écrire tout ça, pourquoi écrire comme ça ?

Franchement, Stéphane, pourquoi tu écris tout ça ? Comment ça, pourquoi j’écris tout ça ? C’est vrai, quoi, parfois, on se demande si ce que tu racontes est vrai ou si c’est inventé. Alors, si c’est vrai, c’est un peu personnel, non ? Et si c’est inventé ? Et si c’est inventé, à quoi ça te sert ? À quoi ça me sert ? Pourquoi écrire et surtout, pourquoi écrire tout ça ? Je crois que ce qui est important, c’est ce qui est écrit et non pas de savoir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Je crois à la... [Lire la suite]

27 avril 2021

serai-je capable, un jour, de te faire aimer la poésie ?

C’est une vraie question que je me pose, parfois : serai-je capable, un jour, de te faire aimer la poésie. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aimerais beaucoup y parvenir. Non pas que je me lance un défi qui serait aussi bizarre qu’improbable (Improbable ! J’ai dit improbable ? Comme c’est improbable !...) mais tout simplement parce que bien souvent, dans ma vie, que ce soit en lisant des vers ou en composant moi-même mes propres strophes, le cinquième des Arts (avec la dramaturgie) m’a beaucoup accompagné dans ma vie... [Lire la suite]
18 avril 2021

pendant un mois ?

Ben dis-moi, Stéphane, tu as des pensées plutôt grises, depuis quelques temps, non ? Salut, Jean-Michel. Mais non, tu te fais des idées. Je n’ai jamais été linéaire dans l’optimisme et de toute façon, je n’ai jamais vraiment été particulièrement doué pour l’hédonisme. S’il te plaît, Stéphane, si tu pouvais utiliser des mots moins difficiles pour moi, je te rappelle que je ne suis que prof de sports rectangulaire (le prof, pas les sports) et donc… Je voulais juste éviter une répétition : je n’ai jamais été très doué pour... [Lire la suite]
21 février 2021

maniaque et dépressif ?

Stéphane, ça faisait quand même 40 ans que nous ne nous étions pas vus et j’avoue que si j’ai eu du mal à te comprendre, quand nous nous sommes retrouvés, là, maintenant, je commence à mieux te cerner. Et même à te connaître. Et tu sais, ce n’est pas parce que je suis prof de sports rectangulaire (c’est moi qui suis rectangulaire, pas les sports, hein, on est d’accord, hein ?) que je peux passer à côté de tout. Et à côté de toi. Et tu vois, là, je trouve que tu n’es pas comme d’habitude. Tu sembles plus fatigué et même un peu... [Lire la suite]
07 janvier 2021

un silence

La parole est d’argent mais le silence est d’or, disait-on dans les bonnes chaumières. Et je crois même qu’on continue à le dire mais ça se perd, c’est dommage. Et c’est moi qui dis ça, que c’est dommage, moi, le bavard invétéré, le clavardeur compulsif, l’addict aux mots et celui qui a toujours été plus à l’aise à l’écrit que dans le mutisme même si mon côté sauvage me fait souvent plus observer que parler. Mais écrire ne revient-il pas au même que parler ? Parce que parfois, je sais que je ferais mieux de me taire mais je n’y... [Lire la suite]
14 septembre 2020

reviens, je t'aime

En ce temps-là, nous n’avions pas grand-chose mais nous aimions, ici, nous retrouver. Ce soir sans toi, je me sens l’âme triste, ta place est vide et le monde a changé. L’éternel retour ? En tout cas, le retour du printemps à quelques jours de l’automne. L’annulation d’une certaine absence, d’une absence d’une certaine longueur, d’une certaine lenteur. Un monde sans toi, c’est un monde où le temps dure excessivement plus longtemps, un monde dans lequel chaque heure est démultipliée comme si elle allait tutoyer les infinis. Mais,... [Lire la suite]

05 mars 2020

à ne pas confondre avec la nasocoprophagie

Il faut distinguer les crottes propres et les cacas sales. J’en veux pour preuve qu’on trouve des crottes en chocolat et que ça ne choque personne à part, quand on est comme moi, si on n’aime pas le chocolat qu’on trouve d’une couleur, entre autres, un peu douteuse. On trouve aussi le gentil juron « crotte de bique », beaucoup moins usité de nos jours mais que je trouve charmant à un point que c’est dommage de le voir être tombé dans une telle désuétude. L’obsolescence de certains mots ou groupes de mots est une chose... [Lire la suite]
22 janvier 2020

avouer des choses un peu honteuses

Parfois, quand on a des choses à avouer à des gens très proches, comme son meilleur ami ou sa mère, comme c’est mon cas, aujourd’hui, la façon la plus simple, toujours pour moi, c’est de le faire par écrit. Parce que j’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Parce que, sous le coup d’une émotion, je peux bafouiller, quand je parle. Parce que je rougis facilement. Parce que je peux perdre mes mots face à quelqu’un qui va me regarder et qui va peut-être me juger. Et là, comme j’ai quelque chose à lui annoncer, à ma mère,... [Lire la suite]
17 décembre 2019

elle est bien ton auxiliaire de vie, je peux avoir la même ?

Bon, quand même, je suis content de savoir que tu as trouvé une auxiliaire de vie pour Claude car ça commençait à devenir vraiment difficile, beaucoup plus que n’importe qui pouvait l’imaginer. C’est tellement compliqué de se mettre à la place des aidants. Du verbe dézéder. Dézédants. Encore un néologisme. J’aime bien inventer des mots et jouer avec les autres. Les autres mots. Et même les nouveaux. Je n’y peux rien, mes parents m’ont fabriqué ainsi. Ils ne le savaient même pas, eux, que je serai comme je suis, sinon, certainement... [Lire la suite]
07 octobre 2019

je dis... je dis... je dis

Je n’ai pas l’habitude de dire les choses tout de go, j’aime bien prendre des chemins de traverse, j’aime bien les circonvolutions et les circonlocutions. Ça me permet de m’amuser avec les mots, avec les lettres, avec les phrases. Et j’aime bien la Grèce. Et pour y aller, là aussi, je préfère y aller par quatre chemins. Du cop à l’âne. C’est toujours comme ça, quand je dis Grèce. J’aime beaucoup l’océan, plus que la mer. Je suis un enfant de l’Atlantique, moi, pas de la Méditerranée. J’ai passé toutes les vacances de mon enfance à... [Lire la suite]