30 décembre 2014

contorsions et reflets

Oui, nous sommes à J moins 1 de la fin de cette année 2014. Fut-elle une annus horribili (non, ce n’est pas sale) ? Ou fut-elle annus tout court ? Restera-t-elle dans les annales ? Ce n’est pas encore vraiment l’heure des bilans ni même celle des résolutions mais je peux d’ores et déjà dire que moi qui aimais bien le nombre 14, je suis en train de revoir mes notes et mon jugement. Si je regarde un peu en arrière, que vois-je ? Une année forte en problèmes ORL. Heureusement, moins de migraines. Mais quand j’en... [Lire la suite]

07 décembre 2014

pour oublier

Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit dans les journaux ni même dans les blogs et encore moins dans le mien même si celui-ci est quand même le moins perverti de tous ceux qui existent, dans le genre. Et ce n’est pas parce que son auteur est lui-même un pervers, toujours dans son genre, que le contenu de ce qu’il écrit peut l’être. Et en plus, suis-je entièrement responsable de mes paroles ? De mes actes, oui, mais de mes propos ? Quoiqu’il en soit, hier, je parlais comme si j’avais vraiment bu trop de vin, comme si ma... [Lire la suite]
27 septembre 2014

Mathilde va et vient

J’ai passé ma nuit avec Mathilde, j’ai réussi à dormir mais elle m’a pris de court surtout qu’elle s’est largement installée, dans les grandes longueurs, presque du genre à prendre toute la place. Heureusement, comme je me levais à 3h du matin pour aller travailler, elle a été obligée de se lever en même temps que moi. Elle a voulu revenir, la Mathilde, eh bien, elle ne va pas faire tout ce qu’elle a décidé et même s’il m’en coûte à moi aussi, je lui ai fait un joli doigt d’honneur quand elle a vu l’heure qu’il était. Elle m’a répondu... [Lire la suite]
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26 septembre 2014

Mathilde est revenue

Puisque pour moi, c’est une fille, je vais l’appeler Mathilde. Mais que personne n’y voit la marque d’un quelconque sexisme, quand je parle d’elle, je parle toujours d’elle, au féminin. Alors comme elle était partie se faire voir ailleurs, j’étais en train de m’habituer à ne plus entendre parler d’elle, à ne plus la voir venir m’envahir et à ce qu’elle me laisse enfin en paix. Mais non, Mathilde est revenue. Et tu vois, maman, quand je la vois, revenue, je me dis qu’il est temps d’aller prier pour mon salut. Mais en y réfléchissant... [Lire la suite]
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31 mai 2014

loin des yeux

Non seulement  j’ai mal à la tête, comme si j’avais celle de bois, la gueule des mauvais jours, alors que je n’ai bu qu’un fond de porto, hier soir et encore, bien avant de dîner et comme après le dîner, nous sommes allés assister à un spectacle, j’ai largement eu le temps de le digérer, ce fond de porto. Et en plus, je me suis retenu de ne pas faire comme d’habitude : mettre un fond de rien dans le verre et beaucoup plus de porto au-dessus. Non, hier, j’ai été raisonnable. Parce que je ne suis pas comme ça avec le porto.... [Lire la suite]
25 mars 2014

à découper selon

C’est bon d’aller se coucher et de se laisser aller nonchalamment dans un lit pas encore tout à fait chaud (je parle d’hier soir) mais très vite confortable et se dire qu’on n’a peut-être pas beaucoup de temps de sommeil devant soi mais que c’est toujours bon à prendre. Et advienne que pourra. Chaque soir, je suis un peu Scarlett O’Hara car pour moi, pour chaque soir, demain est un autre jour. Et je me laisse bercer par les non-événements qui ne m’arrivent pas dès que je suis en position horizontale. Je bouquine, jamais longtemps car... [Lire la suite]

18 février 2014

de la butte aux lauriers

Il s’en est fallu d’un cheveu mais j’ai réussi à l’attraper au vol et à me retrouver en haut de la butte. Comme si j’avais eu des ailes et que je m’étais envolé par-delà, par-dessus les montagnes. Mais non, je n’avais rien d’un ange et j’espère que personne, parmi les rares humains qui ont pu me croiser, alors, j’espère que personne ne s’est mépris car je n’ai vraiment rien d’ange heureux. Je ne suis le gardien de personne. Juste celui de mon âme en peine. L’âme en peine ? Lamentable. Juste après la butte, j’ai rejoint les iris,... [Lire la suite]
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07 février 2014

les voies naturelles

Je suis un peu à côté de moi-même, ce soir. Je rentre seulement à la maison (qui est un appartement) après une longue matinée de travail, des courses au supermarché et deux heures de soins intensifs dans les mains de Vincent, un ostéopathe d’une douceur qui n’a d’égales que les chansons de Tino Rossi et de Dean Martin réunis. O Catarinetta bella, tchi tchi… plus tard quand tu seras vieille, tchi tchi…  « C’est normal à votre âge, qu’il m’a dit. Il ne faut pas s’affoler. » Moi, j’ai préféré le laisser parler et le laisser... [Lire la suite]
21 janvier 2014

et vogue, ma galère

Sur des flots loin d’être bleu, je dérive et j’attends la quille. Je touche parfois le fond comme la petite au pull marine, dans la piscine, avant de rebondir et de me cogner le front à la coque d’autres bateaux ivres et sous-marins verts. Quand je ferme les yeux, je ne vois que des méduses noires dont les filaments m’effraient de peur d’être encore plus contaminé par ce mal qui m’enfonce encore un peu plus profond. Et je me dis que je vais attendre une mer plus calmée-eu ou un Pinkerton viendra peut-être me secourir avant que je ne... [Lire la suite]
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07 janvier 2014

ma moins bonne amie

Oh, ça fait bien 40 ans que nous nous connaissons et c’est forcément l’habitude qui fait que nous sommes toujours en contact. S’il ne tenait qu’à moi, il y a belle lurette que nous ne serions plus en contact. Parce qu’il y a des fois où il vaut mieux faire confiance à sa raison qu’à son cœur surtout quand ce dernier n’y croit plus. Une mauvaise amie, c’est comme le Père Noël quand on est grand, on y croit plus. C’est comme les illusions, plus on avance dans la vie, plus on avance vers la mort, plus on est face à son destin (si tant... [Lire la suite]