30 mai 2019

journal rétrospectif d’aller (1/2)

Lundi 27 mai, 8h48. Normalement, nous partons dans 7 minutes. C’est étrange, pour l’instant, je suis tout seul dans le wagon. Je n’ai pourtant réservé qu’une seule place… Ah non ! Un plus vieux que moi arrive et s’installe, juste derrière moi, dans mon dos, comme hasard ! Avec toute la place qui reste, il aurait pu aller s’asseoir ailleurs. Voir dans un autre wagon. En plus, il respire fort. Il a une tête à ronfler. Pourvu qu’il ne dorme pas pendant tout ou partie du trajet… 8h52. Départ dans trois minutes. Nous sommes... [Lire la suite]

13 mai 2018

un drôle de goût

Ce matin, en me levant, vers 6h37 et vingt-cinq secondes, je me suis dit que ce n’était pas gagné, la météo, encore une fois. Même si c’était peu ou prou conforme aux prévisions vues à la télévision avant le concours Eurovision, hier soir, j’ai trouvé le ciel étrange : une masse grisâtre de nuages, au premier plan et une bande de bleu, au loin, vers là-bas, non pas à l’horizon mais vers les Aubiers et ses immeubles. De toute façon, je n’avais pas envie d’horizon ce matin. Je me suis couché tard avec un goût amer dans la bouche et... [Lire la suite]
09 novembre 2017

quelques rognons ?

C’était vraiment sympa, ce dîner chez Bernard. Il sait recevoir, on ne peut pas lui reprocher ça. Bon, c’est vrai que je n’aime pas trop son appartement, je le trouve un peu chargé, un peu trop chargé. Comme le nôtre, avant qu’on déménage. Maintenant, moi, depuis que je vis dans un immeuble neuf (il a juste un peu plus de deux ans) et que je suis dans un appartement très lumineux, très clair, tout blanc et tout et tout, j’ai du mal avec ceux qui sont dans un environnement plein de couleurs, de meubles en bois et d’objets à qui... [Lire la suite]
19 octobre 2017

retourner pousser le wagon au fond de la mine

Le retour à la case départ. On va encore dire que je suis un Stéphane-couche-toi-là. Non, pardon, un Stéphane coach-toi-là. Oui, parce que là, dans un peu plus d’une heure, j’ai rendez-vous dans une salle de gym (qui fait partie de celles où je suis inscrit) et je vais discuter avec un dénommé Vincent, professeur de gym particulier. Je le connais déjà un peu mais je le redoute tout en le trouvant très sympa .Parce que je crains qu’il n’oublie que le patron et moi (nous y allons en duo), nous sommes des seniors et donc, il va falloir... [Lire la suite]
31 juillet 2017

tante Jeanne

Jeanne Moreau disparue, c’est un peu de la grande France qui s’en va. Un pays peau de chagrin. L’esprit de toute une époque, celle des 30 Glorieuses et des décennies qui ont suivi jusqu’à un certain changement de siècle même si ça a commencé à changer dès les années 80. Jeanne Moreau, c’est le visage de la France, une France élégante, pas forcément toujours belle mais terriblement séduisante et attachante. C’est la France en noir et blanc, la France de mon enfance et j’ai des chansons dans la tête et aujourd’hui, ma mémoire est loin... [Lire la suite]
12 décembre 2015

le premier jour du reste

Oui, à partir d’hier, j’ai commencé sérieusement à consommer les restes. Les restes de ma vie. Les reliefs, comme on dit pour ce qui est du domaine de la table. Parce que même si tous les jours, c’est un peu le premier jour du reste de ma vie, chaque année, à date fixe (un peu comme Noël, le jour de l’An et le 11 mars, journée mondiale de la plomberie…), toujours à la même période. Heureusement que je ne suis pas naïf à ce point-là car pour un peu, j’aurais pu croire que toutes ces guirlandes lumineuses, partout où je vais, à cette... [Lire la suite]
22 mars 2015

le bout du tunnel

Beau comme le jour. Clair comme le jour. Je suis de nouveau à jour. Lumineux. Je viens de connaître comme une renaissance. Une naissance. Mais comme les bébés qui viennent de naître, j'ai besoin de passer beaucoup de temps à dormir. Dormir. Dormir. J'accepte de vivre au grand jour loin de tous les secrets du monde. Toutes ces lourdeurs qui pèsent comme un âne mort, comme un Stéphane mort. Fi de tout Polichinelle, je veux n'être que dans le oui-dit. Et si je ne dois garder qu'un seul secret, qu'on me le laisse cultiver dans le jardin... [Lire la suite]