21 mai 2018

plus mou, tu meurs

Pour pouvoir partir en vacances quelques jours, il a fallu trouver quelqu’un pour accompagner Claude tous les jours et toutes les nuits. Malheureusement, il ne peut plus rester seul à cause de ses difficultés pour marcher. Et quand on est obligé de se servir d’une voiture de fonction pour se déplacer (déambulateur et/ou fauteuil roulant) et que sa chambre est en étage, mieux vaut avoir quelqu’un qui vient au cas où. Et là, nous avions trouvé la solution de faire venir son plus jeune frère, jeune sexagénaire frais émoulu. Non, plus... [Lire la suite]

27 février 2016

l'aigle noir

Un beau jour, car ce n’était pas une nuit, j’en suis sûr, puisque c’était tout à l’heure, vers 14h15, dans le tram, je ne m’étais pas endormi car soudain, j’ai vu l’aigle noir. Je vous jure que c’est vrai. J’ai vu l’aigle noir. Évidemment pas celui de la chanson, il était bien trop jeune. J’aurais même dû écrire l’aiglon noir pour être plus proche de la vérité. Mais non, j’avais envie de parler de lui comme de l’aigle noir. Comme le successeur du grand aigle noir. Celui-là n’a pas crevé le ciel et à peine venait-il peut-être de... [Lire la suite]
07 avril 2015

une reprise plutôt molle

Un de mes problèmes, là où je travaille, c’est que comme je bosse du mardi au samedi, à chaque fois que le lundi est férié, je ne peux pas le récupérer. Oui, mais vous allez peut-être me rétorquer que quand le samedi est férié, mes collègues, ceux qui bossent du lundi au samedi, soient 97% des employés de l’entreprise, eux, ils ne le récupèrent pas non plus. Ce qui est vrai. Sauf que moi, si le samedi est férié, je travaille quand même (sauf si ça tombe le 1er mai, le jour de Noël ou le 1er janvier sinon, les autres jours fériés, je... [Lire la suite]
05 décembre 2014

si lent silence

Parfois, on se lève du contre-pied gauche, à contrecœur et contraint et forcé et rien ne semble trouver grâce pour soi-même. On doit y aller. Il faut le faire. On a beau ne pas y croire, on se doit d’y adhérer. Et ce matin, c’est exactement ce que j’ai vécu, comme un prisonnier qu’on aurait forcé de se mettre debout avant que l’aube. Et dans ma tête et dans mon corps, j’étais si lent, si lent, silencieux. Une envie de silence pour oublier le reste du monde. Et ses misères. Et les miennes. Bon gré, mal gré et contre mauvaise fortune,... [Lire la suite]