02 novembre 2020

concéder mon calamar

Décidément, on a les lecteurs et trices qu’on mérite. Je suis quelqu’un qui se veut exigeant sur la langue française, sur l’orthographe, sur la rhétorique et j’en passe, et pas des moindres et j’ai la chance d’avoir un public tout aussi pointilleux voire intransigeant. Je ne compte plus les erreurs de frappe que je n’ai pas vues alors que j’étais en train de clavarder mon texte pour le publier. Je ne compte plus les lettres oubliées et les lettres en trop. À croire que mon lectorat et mon lectorate surveille avant tout les éventuelles... [Lire la suite]

03 octobre 2020

sans poivron

Oui, sur un an, je mange sans poivron. Parce que j’aime ça et parce que… Oh pardon, je me rends compte qu’il y a eu mécompréhension entre ma secrétaire et moi, quand je lui ai dicté le titre et la première phrase de ce billet, je lui ai bien dit « cent poivrons » mais elle, elle a compris « sans poivron », il faut dire qu’avec la langue française, à l’oral, ce n’est pas toujours chose aisée que se faire comprendre sans ambiguïté. Sans risque de quiproquo. Sans mauvaise interprétation comme ça vient d’être le cas.... [Lire la suite]
30 juin 2020

mon premier (vrai) haïku

Ce week-end, j’ai composé mon premier vrai haïku. Depuis le temps que j’en avais envie, je m’y suis enfin mis et si le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur de mes souhaits et de mes exigences, je dois reconnaître que ça aurait pu être bien pire. Le problème, ce sont les contraintes et même si j’aime ça (je suis un masochiste de la langue française), ça reste très difficile quand on veut respecter les règles de base. Composer un haïku, c’est déjà n’écrire que trois vers de respectivement 5, 7 et 5 syllabes, 17 en tout. Pas une... [Lire la suite]
14 juin 2020

pourquoi tant de « n »

Anticonstitutionnellement. On dit de ce mot que c’est le plus long de la langue française, ceux du vocabulaire technique mis à part. Je valide. Je ne dis pas non. Mais il y a d’autres mots qui sont longs et qui sont intéressants : inconditionnellement, manutentionnant et hannetonnant, pour n’en citer que trois autres. Parce que ces mots-ci chantent à mes oreilles. Et ils ont la particularité d’avoir beaucoup de « n » et il n’y en a pas tant que ça, des mots avec au moins 4 fois la lettre « n » et si on... [Lire la suite]
01 juin 2020

premier joint

Je me souviens de mon premier joint. En même temps, quand je dis « premier », ça n’était le premier que parce que je n’en avais jamais fumé mais ça n’a pas été le premier d’une très longue série non plus. En réalité, j’en ai fumé un second, quelques temps après mais ensuite, comme j’ai respecté la langue française, il n’y en a pas eu un troisième car sinon, j’aurais parlé du deuxième et pas du second. Bref, le premier joint que j’ai (partiellement) fumé, je me souviens parfaitement que c’était avec un mec qui... [Lire la suite]
25 avril 2019

y a des fois

Y a des fois, on a conscience qu’on ne doit pas dire qu’y a des fois. On devrait dire parfois mais y a des fois, ce n’est pas très joli, joli pour quelqu’un qui aime la langue française. Je ne cite personne. Je dis juste ça comme ça. Mais y a des fois où ça peut-être écrit volontairement, un peu comme une figure de style, un peu populaire, assez outrancière pour peu qu’on la répète. Y a des fois, quand on se lève, on se demande pourquoi on se lève, surtout si on n’a pas besoin d’aller travailler car après tout, qui s’en rendrait... [Lire la suite]

13 octobre 2017

une apparence calme

Tout semble calme et peut-être même que tout est calme. Une apparence calme. Ce qui n’a rien à voir avec un calme apparent. C’est ça qui est intéressant, dans la langue française, dans l’écriture et dans les mots, c’est que non seulement, chacun d’eux a un sens mais ce dernier peut varier selon la place du mot en question dans la phrase. C’est pourquoi, si j’écris que je suis entouré d’une apparence calme, ça ne veut pas du tout dire la même chose que si je parle d’un calme apparent. Un calme apparent, c’est en surface que ça se... [Lire la suite]
23 février 2017

et je me bouscule

Je me lève mais je n’ai bousculé personne. J’ai fait la sieste sur le canapé, depuis le temps que j’en rêvais, enfin une après-midi à moi, pas de sport, pas de courses en ville, pas de rendez-vous (ni médical, ni amoureux, ni d’affaires…) et donc, j’ai pu me laisser aller à me laisser aller. Cette répétition est volontaire, oui, j’en ai conscience (je dis ça pour les puristes de la langue française et de l’écriture) et là, il un peu plus de 16 heures et comme pour le matin, quand je viens de sortir du lit, je me lève et je suis un peu... [Lire la suite]
23 octobre 2016

des mots qui n’existent pas (encore)

J’aime beaucoup la langue française mais parfois, j’ai quand même l’impression qu’elle n’est pas complète. Elle me laisse même pantois, quand, alors que j’en ai besoin, je ne trouve pas de mot correspondant à ce que je veux dire. Et alors, je fais une Ségolèneroyalerie, c’est-à-dire que j’invente le mot dont j’ai besoin. Tout le monde a en mémoire la bravitude dont elle a parlé, sur la muraille de Chine. Tout  le monde s’est offusqué mais moi, ça ne m’a pas choqué. Et tant pis si le mot bravitude a des relents d’anglicisme, je le... [Lire la suite]
21 mars 2016

le calesson du masson

Vous ne savez pas ce qui m’arrive ? J’ai perdu ma cédille et du coup, je ne peux plus écrire correctement aucun mot qui en comporte une. Alors, je suis obligé de biaiser (on dit que je suis un bon biaiseur mais il n’y a pas pire juge que soi-même) et d’écrire les mots concernés comme je peux, c’est-à-dire à la va-comme-je-te-pousse. Tu parles d’une épreuve pour un mec comme moi, plutôt attaché à la langue française et plutôt sensible à l’orthographe. Ça me fait mal aux tripes mais de toute fasson, je n’ai aucun moyen de faire... [Lire la suite]