03 novembre 2019

je suis là, bêtement, devant l’écran de mon ordinateur

Dimanche matin, il pleut. Je ne le vois pas mais je le sais. Il fait encore nuit mais comme il est très tôt, la ville est silencieuse et je peux entendre la pluie qui continue de tomber et le vent qui continue de souffler. On ne lui a pas dit que souffler n’est pas jouer et donc, il fait le malin, là. Il joue un peu au kéké avec ses gros bras et ses grosses joues joufflues car il sait que tout le monde a peur de lui mais en réalité, c’est du vent, tout ça, ce n’est que du vent et si on y regarde de plus près, ça ne tient pas la route.... [Lire la suite]

06 septembre 2019

on peut se convaincre qu’il fait jour

On peut se convaincre qu’il fait jour, on peut se dire qu’il fait jour et on peut jouer à s’il faisait jour. On dirait qu’il ferait jour et que ça serait le ciel bleu et le soleil qui seraient au-dessus de nous et que ça serait vachement bien. Mais non, en réalité, il fait encore nuit et bel et bien nuit, même. Je sais que je ne me trompe pas car j’écris ce billet à tâtons. Je n’ai pas allumé la lampe de la coiffeuse qui me sert de bureau (quel comble d’avoir une coiffeuse comme bureau pour quelqu’un comme moi qui ne se coiffe jamais... [Lire la suite]
05 août 2019

nous sommes sur le pont, en attendant de davigner

Nous sommes sur le pont, moi et mon égo, en attendant qu’on nous autorise à davigner. Je suis rentré hier soir, de Biscarrosse et là, je retrouve mes habitudes de bordelais, sans piscine au pied de la terrasse quand je suis dans le séjour et sans chiens pour me permettre de retrouver mes treize ans, comme à chaque fois que je joue avec eux. Je retrouve les corvées inhérentes à mes us et coutumes quotidiens dont les courses du lundi matin. Et tout à l’heure, je retrouverai mon fauteuil relax sur la terrasse pour un moment de... [Lire la suite]
10 juillet 2019

ça m’a fait du bien de repartir encore deux jours

Ça m’a fait (beaucoup) de bien de repartir (encore une fois) deux jours. D’abord, parce que personne ne s’en est rendu compte si ce ne sont le patron, Claude et les deux chiens qui eux, m’ont vu puisque je suis retourné les voir à Biscarrosse, dans leurs quartiers d’été. Et pendant ces « un peu moins de » deux jours, j’ai cuisiné, mangé avec mes amis, joué avec les chiens, caressé les mêmes chiens, dormi au premier étage, dans une chambre qui donne sur la piscine et sur le golf et la forêt, bien au calme et j’ai même fait la... [Lire la suite]
13 septembre 2018

faire semblant d'attendre

Il y a pile une semaine, déjà, j’étais au boulot et j’attendais. J’attendais que mes deux collègues en charge de ça viennent m’aider pour résoudre les écarts de stocks de la nuit qui venait de passer. Et je passais mon temps à attendre car ils ont naturellement donné la priorité aux clients qui appelaient. Et moi, pendant un peu plus de deux heures, je n’ai rien eu d’autre à faire qu’attendre. Non pas que ça me fasse plaisir, de rester ainsi, sans rien faire ou presque mais bon… Non, dans ces cas-là, je ne reste jamais à rien faire.... [Lire la suite]
25 juin 2016

un peu en vrac

Déjà la fin de la semaine. Seulement la fin de la semaine ? Encore une fin de semaine. Normalement, si nous avions pu signer l’acte authentique chez le notaire, normalement, j’aurais été en vacances pour quinze jours et là, je serai tranquillement à faire des cartons. Quoique… tranquillement ? À faire des cartons ? Je me mets le doigt dans l’œil sans toucher l’autre. Ou un truc comme ça. Des fois, je confonds les expressions. Je me mélange les pinceaux pour retirer l’échelle. Bref, j’aurais pu être en vacances et comme... [Lire la suite]
15 janvier 2014

y'a des matins

Y a des matins tous les matins. Certains sont simples comme bonjour et d'autres sont lourds comme des mauvaises blagues. Et dans tous les cas, on n'a pas le choix, enfin si, mais on n'a que ce choix-là, embarrassant : c'est oui ou c'est non mais ce n'est jamais peut-être. Et on ne peut jamais reporter la décision, celle du matin. Celle de presque tous les matins. Y a des matins gras. Absolument pas faits pour les régimes. On se vautre dans l'égoïsme du dessous de la couette et tant pis pour le monde, il peut bien tourner sans nous.... [Lire la suite]